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Internet et les réseaux citoyens
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2 pages |
par Valérie Peugeot
vpeugeot@vecam.org |
02/10/2000 |
Beaucoup de gens s'interrogent sur ce que sont exactement les réseaux-citoyens, Internet par et pour les citoyens. Le Monde interactif du 27 septembre 2000 a consacré un article bien documenté (sur lequel je reviendrai plus tard), au "Web des antimondialistes" montrant comment, grâce à Internet, l'antimondialisme se mondialise lui-même http://interactif.lemonde.fr/article/0,3649,2850--98373-0,FF.html . S'agit-il de la même chose?Pour le savoir, il nous a paru utile de publier l'appel à participation au colloque de Barcelone organisé par l'Association Européenne des Réseaux-citoyens, transmis à certains d'entre nous par Valérie Peugeot, de Vécam. Ceux qui n'auront pas le loisir d'aller dans la capitale de la Catalogne pourront au moins se rendre compte des thèmes et des acteurs faisant partie, si l'on peut dire, de l'establishment citoyen mondial. Baquiast*
Vecam est partie prenante dans la rencontre qui se tiendra les 2, 3 et 4 Novembre prochain à Barcelone "Internet par et pour les citoyens", portée par EACN, Association européenne des réseaux citoyens.
Sont conviés à cette rencontre, des acteurs des differents continents qui utilisent les technologies de l'information au service de dynamiques solidaires et citoyennes.
Vous en trouverez le programme sur le site Web suivant : http://www.cnglobal2000.org
Si vous souhaitez participer à la rencontre, n'hésitez pas a vous y inscrire directement sur le site.
Nous soulignons que l'inscription est sans frais pour tous ceux qui viennent de l'exterieur de l'Espagne. Par ailleurs Vecam peut aider certains d'entre vous à financer partiellement leur voyage. Dans ce cas n'hésitez pas a me contacter (vpeugeot@vecam.org)
* A toutes fins utiles, j'extrais du programme publié sur le site du colloque http://www.cnglobal2000.org les lignes suivantes:
Construire Internet pour les Citoyens
L'expression « Réseaux Citoyens » est un terme générique pour définir les différentes formes d'utilisation d'Internet et des technologies de l'information au service de la transformation de nos sociétés et communautés. Dans certains pays, ils sont appelés freenets, dans d'autres télécentres et dans d'autres encore ils englobent les « villes numériques ». Dans tous les cas, les réseaux citoyens regroupent des gens voulant participer au renouveau de leur propre société à l'ère numérique. Il s'agit bien plus que de simples portails ou pages web. Ce sont de nouvelles formes de société, de nouvelles manières de vivre ensemble et de se relier les uns aux autres. Nous pourrions définir les réseaux citoyens comme des acteurs le plus souvent mais pas exclusivement locaux (associations, villes, quartiers, bibliothèques, organisations de jeunes, mouvements féministes, etc.) utilisation les technologies de l'information au service d'un projet de transformation sociétale (développement local, renouveau de la démocratie, inclusion sociale, etc.)
. Aux quatre coins du monde, des membres des réseaux citoyens travaillent ensemble afin de développer des stratégies, des ressources et des associations pour promouvoir le développement local et pour lutter contre ce qu'on a coutume d'appeller la « fracture numérique » ou la division des sociétés entre « inforiches » et « infopauvres ».
En février de cette année s'est tenue, en Afrique occidentale, une conférence décisive sur "Internet et le développement" qui a débouché sur la Déclaration de Bamako et sur la rencontre de membres de réseaux citoyens provenant de trois continents - Afrique, Europe et Amérique du Sud - qui a initié la dynamique "Global CN 2000". En Mars, les membres de réseaux citoyens venant d'Amérique Centrale, du Sénégal, d'Inde, du Canada, de l'Australie, du Japon et d'Europe se sont rencontrés à Bruxelles afin de poursuivre le débat sur les thèmes soulevés à Bamako. Les membres de réseaux citoyens du Canada ont poursuivi le dialogue en avril, alors que ceux de Nouvelle-Zélande, soutenus par la communauté Maori, ont tenu leur première conférence nationale. Les membres de réseaux citoyens japonais se sont également réunis en septembre afin de débattre des thèmes de Global 2000.
Par ailleurs, en juin, une conférence plus importante sur les réseaux citoyens s'est tenue à Buenos Aires qui a débouché sur la création d'un groupe régional actif en Amérique Latine. Cet été, l'Europe a été le témoin de la consolidation des activités de la communauté de réseaux citoyens européenne avec la création des regroupements des réseaux citoyens catalan et espagnol. Au Royaume Uni, Communities Online a travaillé avec le réseau Telecities UK afin d'aborder les principaux intérêts communs.
Toutes ces initiatives cherchent à favoriser bien entendu l'accès du plus grand nombre à Internet, mais plus généralement à éviter l'exclusion de milliards de personnes de la société de la connaissance. Simultanément de nouvelles opportunités et des nouvelles sources d'inquiétude se développent. Ce qui explique la multiplication cette année des initiatives publiques autour de ces thèmes. En Europe, la Commission Européenne a lancé le programme "eEurop" : une société de l'information pour tout le monde. En juillet, les pays du G8 ont rédigé la Charte d'Okinawa sur la société de l'information globale et annoncé leur intention de créer un Groupe de Travail sur l'accès aux nouvelles technologies ou « dot force ». L' Internet Society a créé de son côté il y a déjà un an un groupe de travail pour s'occuper des affaires sociales.
Dans toutes ces initiatives, le rôle des réseaux citoyens, leur capacité à répondre aux défis de l'ère numérique, en partenariat avec les secteur public et privé, n'ont pas été suffisemment pris en compte. Les réseaux citoyens de base du monde entier mettent au point de nouvelles formes de travail et de nouveaux modèles pour appuyer la création d'emploi, l'insertion sociale, le développement viable de l'économie locale, la démocratie participative, etc. Ces solutions doivent être prises en compte et intégrées dans les programmes d'actions globaux sur l'avenir de nos sociétés.
Global CN 2000 a été organisé afin de promouvoir et de faciliter ce travail. Il s'agit d'une initiative portée à l'origine par l'association européenne des réseaux citoyens (e@cn), en collaboration avec des associations nationales et des individus d'Amérique du Nord, Centrale et du Sud, d'Afrique, d'Asie, d'Inde, d'Australie et de la ceinture du Pacifique. Ce Congrès - soutenu essentiellement par l'entreprise de communications mobiles Airtel, par la Diputació de Barcelona et par l'Universitat Politècnica de Catalunya - compte également sur le partenariat de Communities Online, Telecities UK, la Mairie de Manchester, Sheffield First Partnership et Poptel de la Grande-Bretagne, Vecam et la Fondation Charles Leopold Mayer en France et la Mairie de Bologne en Italie et Industry Canada.
Cette initiative constitue une opportunité de rassembler les réseaux citoyens du monde entier, d'échanger des expériences, d'identifier les thèmes clés et les zones d'action, de s'engager dans un dialogue avec d'autres acteurs provenant de la société civile ainsi que du secteur public et privé... et de mettre en marche des mécanismes pour permettre la participation des ces acteurs aux débats internationaux sur la société de l'information.
http://www.admiroutes.asso.fr/action/theme/democratie/barcelone.htm