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No 18
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Actualité

Réalisation du premier neurocircuit électrique complet : une micropuce reliée à deux neurones d'escargot
CJ 28/08/2001

Fixation d'un des neurones à la micropuce © Max Planck Institute
Vue de la fixation d'un des neurones
aux différents contacts, après trois
jours de culture
.
La barre blanche en bas à droite représente 20 micromètres,soit 20 millièmes de millimètres

Une véritable première : Günther Zeck et Peter Fromherz, biochimistes au Max Planck Institute de Munich, ont réussi à construire un neurocircuit électrique complet, alliant une micropuce électronique à deux neurones d'escargot (Lymnaea stagnalis). Le tour de force consiste à avoir obtenu un réseau  hybride véritablement bouclé : un signal électrique partant de la puce a été transmis au premier neurone, qui l'a transmis au second neurone, ce dernier le renvoyant à la puce, qui a pu elle même l'enregistrer.
Publiés dans les Proceedings of the National Academy of Science du 28 août 2001, ces travaux démontrent qu'un réseau neuronal peut être surveillé par une micropuce.
Pour les deux scientifiques allemands, cette avancée laisse préfigurer le développement de systèmes neuroélectroniques utilisés dans les recherches sur le traitement des signaux neuronaux, la neurocomputation et la réalisation de neuroprothèses.
Les deux chercheurs souhaitent désormais perfectionner le système en essayant d'ajouter quelques neurones supplémentaires afin d'obtenir un réseau fonctionnel. Objectif : comprendre comment se forme la mémoire dans un réseau de neurones.

Pour en savoir plus :
Proceedings of the National Academy of Science, Vol. 98, n°18 du 28 août 2001, pages 10457 à 10462 : "Noninvasive neuroelectronic interfacing with synaptically connected snail neurons immobilized on a semiconductor chip", par Günther Zeck & Peter Fromherz (dont on pourra consulter l'abstract sur http://www.biochem.mpg.de/mnphys/projects/abstracts/01zecfro/abstract.html)
Département "Membran and neurophysics" de l'Institut Max Planck pour la biochimie: http://www.biochem.mpg.de/mnphys/f_1_index.html

Contact :
Peter Fromherz : fromherz@biochem.mpg.de


Des nouvelles d'Hugo de Garis
CJ 27/08/2001

Hugo de GarisQue devient Hugo de Garis ?
Suite à la banqueroute de Starlab, le chercheur doit rejoindre à partir du 10 septembre prochain le département d'informatique de l'Utah State University (USU) aux Etats-Unis, en tant que professeur associé. 
Il souhaite y  travailler au développement d'un nouveau cerveau artificiel, doté de puces FPGA (Field Programmable Gate Array) de dernière génération.
Constituant aujourd'hui sa nouvelle équipe, de Garis est à la recherche de scientifiques talentueux dans les domaines de l'ingénierie électronique, l'ingénierie logicielle, les neurosciences et la robotique.

Pour en savoir plus :
Site d'Hugo de Garis : http://www.cs.usu.edu/~degaris
Contact :
degaris@cs.usu.edu (à partir du 10 septembre).


IBM annonce la réalisation de la première nanopuce
CJ 26/08/2001

Porte logique intramoléculaire © http://researchweb.watson.ibm.com/resources/press/logiccircuit/Dans un communiqué daté du 26 août, IBM annonce avoir fabriqué le plus petit circuit intégré au monde. Les chercheurs basé au T. J. Watson Research Center on en effet réalisé un inverseur de voltage* constitué d'une seule molécule, à partir d'un nanotube de carbone (100000 fois plus fin qu'un cheveu). Une avancée qui préfigure l'avènement de l'électronique moléculaire. Rappelons qu'IBM s'est aussi illustré en avril dernier par la fabrication d'un transistor, réalisé aussi à l'aide de nanotubes de carbone.
Un matériau qui désormais semble être le candidat de choix pour remplacer, à terme, notre bon vieux silicium.

*L'un des trois circuits logiques fondamentaux à la base de tous les ordinateurs (l'inverseur permet de changer un 0 en 1 et réciproquement).

Pour en savoir plus :
"Carbon Nanotube Inter-and Intramolecular Logic Gates", par V. Derycke, R. Martel, J. Appenzeller, & Ph. Avouris, travaux parus dans Nano letters du 26/08 : http://pubs.acs.org/cgi-bin/jtextd?nalefd/asap/html/nl015606f.html
Communiqué de presse d'IBM : http://www.ibm.com/news/us/2001/08/27.html


A new kind of science
CJ 25/08/01

Stephen Wolfram © Paul Elledge Vous rappelez-vous de Stephen Wolfram ? Ce scientifique anglais  prolifique* est notamment le génial créateur de"Mathematica", logiciel général pour le calcul scientifique et technique. Commercialisé depuis 1988 par Wolfram Reaserch Inc -société dont il est le président -, Mathematica, est utilisé par des milliers de scientifiques à travers le monde. Un succès commercial jamais démenti (la version 3 date de 1996) qui a fait de ce chercheur un multimillionnaire.
N'ayant rien publié de très récent**, il s'en explique dans une interview parue dans le New Scientist du 25 août 2001, révélant qu'il travaille depuis 1980 à la rédaction du livre "A new kind of science", qui devrait paraître en janvier 2002.
Pour le scientifique, les équations mathématiques, invention de l'homme, ne peuvent modéliser la nature qui, selon lui, obéit en fait à de simples programmes (automates cellulaires) générateurs de complexité. "Avec ce que j'ai découvert, j'ai de quoi écrire des centaines, peut-être des milliers- d'articles scientifiques", explique Stephen Wolfram qui désormais "sait par exemple expliquer pourquoi la seconde loi de la thermodynamique fonctionne".

De quoi nous mettre l'eau à la bouche !
Renseignements pris, le livre -sorte de catalogue de ces programmes simples- devrait comporter 12 chapitres***, soit quelque 1200 pages (incluant notamment  près de 1300 illustrations, principalement générées sur ordinateur). Une somme qui devrait faire l'effet d'une bombe car outre présenter de nouvelles perspectives, l'ouvrage remet en question nombre de vues pourtant largement admises par les scientifiques.

Nous attendons impatiemment la sortie du livre pour juger sur pièce.

* Ayant publié son premier papier à l'âge de 15 ans, il a notamment travaillé sur la physique des hautes énergies, la théorie quantique des champ, la cosmologie. Il est aussi  l'un des premiers à avoir utilisé les automates cellulaires pour étudier les origines de la complexité dans des systèmes dont les composantes sont simples. Il est également  le créateur d'un procédé de cryptographie utilisant les automates cellulaires, ainsi que le co-inventeur une nouvelle approche de calcul en dynamique des Fluides.
**Signalons toutefois, outre quelques articles,  le livre "Cellular Automata and Complexity : Collected Papers paru en 1994 .
***The Need for a New Kind of Science ; The Crucial Experiment ; The World of Simple Programs ; Systems Based on Numbers  ; Two Dimensions and Beyond ; Starting from Randomness ; Mechanisms in Programs and Nature ; Implications for Everyday Systems ; Fundamental Physics ; Processes of Perception and Analysis ; The Notion of Computation ; The Principle of Computational Equivalence.

Pour en savoir plus :
Interview parue dans le New Scientist du 25 août 2001 : http://www.newscientist.com/opinion/opinterview.jsp?id=ns230516
Site de Stephen Wolfram : http://www.stephenwolfram.com/
Logiciel Mathematica : voir le Site Wolfram Research Inc : http://www.wri.com/
Voir aussi notre page www.admiroutes.asso.fr/larevue/2000/3/jeuvie/jeuvie.htm illustrant le concept d'émergence (complexité obtenue à partir d'un automate cellulaire suivant des règles simples)
Voir également notre billet Les mathématiques, inutiles au mouillage, dangereuses à la mer.


Premier match homme/machine de l'histoire du jeu de dames: encore des progrès à faire pour le logiciel Buggy
CJ 19/08/01

Buggy : numéro un mondial du logiciel de jeu de damesLe premier match homme-machine de l'histoire du jeu de dames - qui s'est déroulé du 13 au 18 août dernier à la Roche-sur-Yon - s'est soldé sur la victoire en 2 sets (4-2, 11-9) du joueur humain, N'Diaga Samb, 11ème joueur mondial.
Meilleur des logiciels actuel, de conception française*, Buggy à dû s'incliner de peu après avoir menacé très sérieusement à plusieurs reprises le grand-maître.
Cette victoire de l'homme sur la machine prouve, si l'on en doutait encore, la richesse stratégique du jeu de dames.
Le logiciel s'est retrouvé plusieurs fois confronté à des situations subtiles, inconnues, où le 11ème joueur mondial a mieux réussi à évaluer la position et prendre ainsi l'avantage. Néanmoins, l'équipe de développement du logiciel -Nicolas Guibert et Maxime Kouamé- a une double fierté : la première est celle d'avoir prouvé aux joueurs de dames, et contrairement à leurs attentes, que Buggy pouvait inquiéter l’un des meilleurs joueurs mondiaux ; la seconde est d'avoir vu, dans certaines parties, Buggy dominer son adversaire sur le terrain de la compréhension de la stratégie.
Des améliorations doivent être apportées au logiciel dans les mois qui viennent.

*Le logiciel tourne sur un simple ordinateur du commerce et analyse quelque 250 000 coups par secondes.

Pour en savoir plus :
Les parties du match Samb/buggy : http://www.buggy-online.com/francais/match_samb_buggy/parties_f.htm
A noter :
Pour ce qui concerne les échecs, un match opposera en octobre prochain à Barhain l'actuel champion du monde, le Russe Vladimir Kramnik, au programme Deep Fritz.


Multi-Agent Systems and Applications
CJ 17/08/01

Couverture du livre "Multi-Agent Systems and Applications"A signaler, la parution chez l'éditeur Springer Verlag de Multi-Agent Systems and Applications, sélection de cours donnés lors de l'université d'été sur les systèmes multi-agents (SMA) et leurs applications, organisée à Prague du 2 au 13 juillet dernier par Agent Link et le Comité de Coordination Européen d'Intelligence Artificielle (ECCAI).
Les 20 interventions des meilleurs chercheurs du domaine permettent au lecteur de se faire une bonne idée de l'état de l'art actuel en matière de recherche sur les SMA.
* Ouvrage dirigé par M.Luck, (Université de Southampton), V. Marik & O.Stepankova (Université de Prague) et R Trappl, (Université de Vienne).

Pour en savoir plus :
Site de Springer Verlag : http://www.springer.de/cgi-bin/search_book.pl?isbn=3-540-42312-5


Des micromachines réparatrices bientôt à l'intérieur de notre corps ?
CJ 16/08/01

Taureau de taille micrométrique (taille : 10 micromètres sur 7) © http://lasie.ap.eng.osaka-u.ac.jp/research.html10 micromètres* de long sur 7 de haut, soit  à peu près la taille d'une cellule de sang, voici la plus petit sculpture jamais réalisée au monde.
Ces travaux publiés dans la revue Nature du 16 août 2001 sont l'aboutissement de plus de quatre années de recherches effectuées par l'équipe du professeur Satoshi Kawata (laboratoire d'instrumentation et ingénierie scientifique de l'Université d'Osaka).Utilisant deux lasers, les chercheurs ont reproduit en trois Vue d'artiste : micromachines voyageant à l'intérieur de notre corps ©  James Garydimensions -sur un minuscule bloc de résine- l'image d'un taureau, choisie en raison de sa complexité.
"En utilisant cette technique (photopolymérisation par absorption de deux photons (TPA)), nous pouvons produire un très petit appareil, sur n'importe quel type de support", explique Hong-Bo Sun, l'un des scientifiques du laboratoire, dont l'objectif à plus long terme est de réaliser des micro-machines capables d'explorer le corps humain, voire de le réparer après avoir atteint un endroit précis en ayant voyagé dans les vaisseaux sanguins.

* Un micromètre = un millième de millimètre

Pour en savoir plus :
Nature du 16 août 2001, vol 412, n° 6848, page 697 : "Finer features for functional microdevices - Micromachines can be created with higher resolution using two-photon absorption", par Satoshi Kawata, Hong-Bo Sun, Tomokazu Tanaka & Kenji Takada http://www.nature.com/nature/journal/v412/n6848/full/412697a0_r.html
Laboratoire d´instrumentation et d´ingénierie scientifique de l´Université d´Osaka : http://lasie.ap.eng.osaka-u.ac.jp/ (voir notamment http://lasie.ap.eng.osaka-u.ac.jp/research.html)


Concours "Learning Machine Challenge" : un défi pour les machines apprenantes
CJ 15/08/01

Logo : the learning machine challenge © http://www.a-i.com/ La firme israélienne Artificial Intelligence NV (A-I) lance le concours "Learning Machine Challenge", défi, qui s'adresse à l'ensemble des chercheurs mondiaux en intelligences artificielle et en informatique. Celui-ci consiste à réaliser un logiciel capable de battre un adversaire (logiciel d'un autre concurrent) à des jeux, sans en connaître préalablement les règles. L'identité de l'adversaire est également inconnue*.
Le seul renseignement dont disposera votre programme au long de la partie - après avoir pris connaissance du coup précédent de l'adversaire - sera  la notification obtenue à l'issue du coup joué. Le but est de maximiser ses scores, le jeu pouvant consister en plusieurs milliers de coups. En d'autres termes, avec un ensemble de symboles représentant les choix possibles, le logiciel doit pouvoir apprendre de manière autonome les règles du jeu en jouant, et identifier des stratégies pour vaincre ses opposants.
Le concepteur du programme vainqueur se verra remettre 2000 $, puis 25 000 $ si A-I décide de commercialiser le logiciel.
La date limite d'inscription (gratuite) des concurrents (simple individu, groupe de recherche universitaire, entreprise privée...) est fixée au 30 octobre 2001.

Le concours (qui  espérons-le réunira le plus grand nombre de chercheurs) se terminera le 1er janvier 2002. L'occasion pour A-I d'avoir alors une très bonne idée de l'état de l'art mondial en matière de systèmes d'apprentissage des machines... et, sûrement ainsi, de bénéficier de nouvelles approches transposables à l'apprentissage du langage, son domaine de prédilection.  Rappelons en effet qu'A-I est  aujourd'hui engagé dans le développement d'une machine, Hal, qui tel un enfant, apprend jour après jour à parler anglais en tenant des conversations avec des humains. La machine s'exprime actuellement comme le ferait un enfant de 18 mois. L'objectif, à terme, est de lui faire passer avec succès le test de Turing. Selon A-I, ceci pourrait intervenir d'ici 10 ans... mais peut-être moins grâce aux recherches originales révélées grâce à ce concours.

*Avec cette règle, un inventeur dont c'est le hobby pourrait se voir ainsi confronté à un chercheur du MIT... Ceci conduira aussi à des confrontations entre écoles différentes. Selon Jason Hutchens, directeur scientifique de A-I, ce brassage va être des plus intéressants. A sa connaissance, "on n'a encore jamais fait jouer un algorithme génétique contre un réseau de neurones..".

Pour en savoir plus :
Communiqué de presse d'A-I du 5 août 2001 : http://www.a-i.com/show_tree.asp?id=36&level=4&root=33&item_num=170&item_name=Ai+Announces+the+Learning+Machine++%2E%2E%2E
Tout savoir sur ce challenge : http://www.a-i.com/show_tree.asp?id=75&level=1&root=75
Voir aussi "Hal : une machine qui apprend le langage humain" (actualité du 3 mars 2001) : http://www.automatesintelligents.com/actu/010308_actu.html#actu0


Une micromachine qui manipule les cellules
CJ 15/08/01

Capture d'une cellule de sang, entre des microdents, dans un canal de 20 microns d'épaisseur  © http://www.sandia.gov/media/NewsRel/NR2001/gobbler.htm
Capture d'un globule rouge.
Largeur du canal = 20 millionièmes de mètre
Les chercheurs du Sandia  National Laboratories ont réalisé une micromachine capable d'intéragir au niveau cellulaire.
Conçu par Murat Okandan, Paul Galambos, Sita Mani et Jay Jakubszak, le système se présente comme une micromachoire qui en une fraction de seconde peut emprisonner une cellule entre deux de ses dents en silicone, puis la relâcher. La cellule, déformée lors de la capture, reprend ensuite sa forme initiale sans dommage.
A terme, l'objectif est de remplacer les microdents par des microaiguilles de silicone capables de perforer la cellule et d'y injecter, à un endroit très précis, du matériel génétique, des protéines ou des produits pharmacologiques.
Secteurs visés : agriculture et ingénierie génétique.

Pour en savoir plus
Communiqué du Sandia National Laboratories (15/08/2001) : http://www.sandia.gov/media/NewsRel/NR2001/gobbler.htm
Voir aussi la rubrique "Intelligent Micromachine Initiative" consacrée aux MEM's (MicroElectroMechanical Systems) - Sandia National Laboratories : http://mems.sandia.gov/scripts/index.asp

Contact :
Murat Okandan : okanda@sandia.gov


2,5 millions de dollars consacrés par Hewlett-Packard et le MIT aux recherche sur l'ordinateur quantique et l'électronique moléculaire
CJ 15/08/01

Hewlett Packard et le Massachusetts Institute of Technology ont annoncé le 8 août dernier le lancement d'un projet conjoint de recherche sur les ordinateurs quantiques et l'électronique moléculaire.
Doté de 2,5 millions de dollars sur quatre années et demi, ce "research quantum computing project" s'intègre au sein d'un programme plus large de collaboration entre les deux organisations, programme lancé en juin 2000, abondé d'une enveloppe de 25 millions de dollars, consacré à la recherche dans des domaines de pointe

Pour en savoir plus
Communiqué de presse : http://www.hp.com/hpinfo/newsroom/press/08aug01a.htm
Rappel : un petit pas vers l'ordinateur quantique (actualité du 19/06/2001)


Helios bat le record du monde d'altitude
JPB 15/08/01

Aile volante Helios © http://www.aerovironment.com/L'aile volante Hélios, produite pour la NASA par la firme Aero-Vironment, vient de battre un record envié, celui de l'altitude pour un plus lourd que l'air (96.500 pieds, soit près de 30 kilomètres, mieux que son prédécesseur Pathfinder à 80.000 pieds). D'une envergure de 82 mètres, propulsée par 14 hélices actionnées à l'énergie solaire, l'engin sans pilote (drone) vise les 100.000 pieds, afin d'accomplir des missions de plusieurs jours équivalentes mais moins coûteuses, à celles de certains satellites d'observation et d'écoute. La densité de l'air à cette altitude serait équivalente à celle rêgnant sur Mars au niveau du sol.
Voici une bien belle plate-forme, et pas vraiment chère (de l'ordre d'un million de dollars) pour de futurs robots spationautes.

Pour en savoir plus
Le site Aero Vironment : http://www.aerovironment.com/
Helios Prototype : http://www.dfrc.nasa.gov/PAO/PAIS/HTML/FS-068-DFRC.html
Helios, avion à hélice, sans pilote, capable de rester plusieurs mois dans les airs (chronique scientifique admiroutes du 12 avril 2000) : http://www.admiroutes.asso.fr/action/theme/science/actu/2000/avril.htm#helios


Préférez-vous Aki Ross ou une actrice réelle?
JPB 15/08/01

Aki Ross - Final fantasy © http://www.upcomingmovies.com/finalfantasy.htmlLe film Final Fantasy marque, après celle des dinosaures virtuels, l'invasion des écrans par des personnages humains virtuels. Ce film entièrement en images animés, a coûté plus de 100 millions de dollars et demandé quatre ans de travail aux studios Diamond Head d'Honolulu. Les commentaires vont bon train:
-  intérêt de cette technologie dans le cinéma après qu'elle a fait la fortune des concepteurs de jeux virtuels?
- les techniques vont-elles s'améliorer encore et les coûts diminuer, afin que de tels produits se généralisent?
- les scénarios vont-ils se sophistiquer au même rythme que les images?
- pourquoi ce sont toujours les américano-japonais qui tiennent la tête dans la course au virtuel et à sa rentabilisation?
- des studios européens auraient-ils pu faire aussi bien que Diamond Head Studios et, si non, que va-t-il rester de notre chère exception culturelle?
- la somme dépensée n'aurait-elle pas été mieux utilisée, par exemple, à réaliser des robots chirurgiens pour la télé-médecine dans le tiers-monde?
- etc., etc..

Ajoutons-en une autre: préférez-vous, pour l'avenir, voir se multiplier les Aki Ross et ses congénères virtuels, de plus en plus perfectionnés, de plus en plus immergés dans des univers et des aventures extraordinaires, que perdurer certains de nos acteurs aux trucs archi-usés, aux rôles téléphonés et aux cachets néanmoins exorbitants?
Il paraît que Tom Hanks envisagerait de s'inscrire au chômage.

Pour en savoir plus
Final Fantasy Columbia Pictures : http://www.finalfantasy.com/
Final Fantasy the Spirits within : http://www.upcomingmovies.com/finalfantasy.html
Hironobu Sakaguchi. Interview : http://members.tripod.com/PlayStationJapan/Sakaguchi.html


ASCI White, supercalculateur le plus puissant de la planète, pour la modélisation 3D des essais nucléaires américains
CJ 15/08/01

Le supercalculateur ASCI WhiteASCI White (Accelerated Strategic Computing Initiative), le supercalculateur  mis au point par IBM pour le département de l'énergie américain, a été mis en marche ce 15 août.
Installé au Lawrence Livermore National Laboratory (Californie du nord) et destiné à la modélisation 3D des essais d'armes nucléaires*, il peut effectuer 12 300 milliards d'opérations à la seconde (12,3 teraflops), ce qui en fait l'ordinateur le plus puissant de la planète. Mille fois plus puissant que l'obsolète Deep Blue (ordinateur ayant battu Kasparov aux échecs, en 1997)**, ASCI White pèse 106 tonnes et occupe un espace grand comme deux terrains de basket. Un monstre doté de 8 192 processeurs Power3***, 6 200 000 Mo de mémoire vive, 160 millions de Mo de mémoire morte (capacité de stockage).
Estimation du coût de cette petite merveille : quelque 110 millions de dollars. Et ce n'est pas fini : selon IBM, ASCI White doit encore bénéficier d'améliorations successives, et devrait atteindre les 100 téraflops en 2005.
Un objectif également visé chez-nous par le CEA (doté aujourd'hui d'un supercalculateur d'une puissance de 5 téraflops ), mais pour 2010.

* Bons princes, les militaires devraient cependant mettre ASCI White à la disposition des chercheurs en astrophysique...deux semaines par année.
** La capacité d'ASCI White pourrait lui permettre de calculer 200 milliards de mouvements de pièces sur un jeu d'échecs, en une seule seconde.

***ASCI White est en fait un vaste réseau de 512 serveurs IBM RS 6000, utilisant chacun 16 processeurs

Pour en savoir plus
Communiqué de presse IBM (15/08/2001): http://www.ibm.com/Press/prnews.nsf/jan/0205904CC378160985256AA90071A94D
Voir aussi : http://www.rs6000.ibm.com/hardware/largescale/supercomputers/asciwhite/
Communiqué de presse du Lawrence Livermore National Laboratory (9/08/2001) - fiche technique : http://www.llnl.gov/llnl/06news/NewsReleases/2001/NR-01-08-03b.html


Jared Diamond: l'inévitabilité de la guerre?
JPB 15/08/01

Jared DiamondJared Diamond est un anthropologue évolutionniste connu pour ses thèses allant parfois à l'encontre du politiquement correct. Un de ses livres, Why Sex Is Fun? : The Evolution of Human Sexuality, 1998, que nous ne résumerons pas ici, a fait couler beaucoup d'encre. Nous pourrons y revenir. Guns, Germs and Steel (publié en français sous le titre De l'inégalité parmi les sociétés, Gallimard, 2000) présente les compétitions guerrières entre groupes humains comme consubstantielles aux sociétés humaines. La société globale, en extrapolant, ne reposerait que sur des affrontements destructeurs entre groupes plus ou moins grands. Ceci contredit la vision lénifiante de ce que Kenan Malik appelle "la culture de l'homme de l'Unesco", et semble assez bien correspondre à ce qui s'est passé ne fut-ce qu'au 20e siècle. Mais, comme toujours, se pose la question de savoir si des déterminants génétiques peuvent céder à d'autres déterminants, culturels ceux-ci, privilégiant par exemple la coopération raisonnée. Vaste question, plus que jamais à l'ordre du jour..

Pour en savoir plus

CV de Jared Diamond : http://www.medsch.ucla.edu/som/physio/faculty/jd.htm
Conférence : Why Did Human History Unfold Differently on Different Continents for the Last 13,000 Years?, Jared Diamond: (à lire absolument )http://www.medsch.ucla.edu/som/physio/faculty/jd.htm
Guns, Germs and Steel Norton 1997 et autres ouvrages http://books.search.shopping.yahoo.com/search/books?p=Jared+Diamond&f=author&clink=dmiy/iy-book/Jared_Diamond
Discussion de Guns, Germs and Steel : http://econ161.berkeley.edu/Teaching_Folder/Econ_210b/Mokyr_on_Diamond.html
Signalons qu'un ouvrage de Jared Diamond a été présenté par André Langaney comme "un mélange constant de spéculations personnelles et de données mal établies" dans la revue des livres du numéro de septembre 2001 de La Recherche, p. 80. ( Le troisième chimpanzé, Gallimard 2000). Peut-être vaut-il mieux cependant un peu de divagation que pas du tout d'hypothèses. Mais faisons crédit à cet éminent spécialiste qu'est André Langaney.


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