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No 22
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Actualité


Une pétition demandant l'autorisation des recherches françaises sur les cellules souches embryonnaires
CJ 13/11/01
Une pétition a été lancée en France par de nombreux scientifiques, cliniciens et entreprises de biotechnologie pour demander l'autorisation de faire des recherches sur les cellules souches embryonnaires, droit déjà acquis aux USA, Angleterre, Australie, Israël....
Le projet de loi révisant les lois bioéthiques de 1994, qui a été adopté en Conseil des ministres en juin 2001, devrait être inscrit à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale pour le 15 janvier 2002 (avec des décrets d'application qui devraient vraisemblablement sortir en 2003).
Signée par de nombreuses sommités scientifiques (notamment 4 prix Nobel), la pétition réclame une décision transitoire sans attendre. Le texte précise que les scientifiques signataires condamnent le clonage reproductif.
Dans un communiqué, Roger-Gérard Schwartzenberg, ministre de la Recherche, a notamment déclaré "comprendre pleinement l'appel des chercheurs français".

Pour en savoir plus :
La pétition : http://www.geocities.com/es_cell_opinion/es_cell_petition.htm
Le communiqué de presse du ministre de la Recherche : http://www.recherche.gouv.fr/discours/2001/celsouch.htm
Dossier sur les cellules souches : http://www.infoscience.fr/dossier/souches/souches_som.htm


ERS-220 : un nouvel AIBO au regard clignotant
CJ 8/11/01

Aibo ERS-220 © SonySony a présenté la dernière version de son robot Aïbo, le 8 novembre à Tokyo, lors d'une conférence de presse
A la différence des modèles précédents*, le look d'Aibo ERS-220 est beaucoup plus "Science fiction".
Doté d'un regard coloré (lumières bleues et rouges clignotantes), il présente également une antenne sur la tête qui, lorsqu'on la touche, rend le rend heureux ou  bien le fâche.
Sony a également développé de nouveaux logiciels : on peut ainsi, par exemple augmenter son vocabulaire, contrôler les mouvements du chien via un PC, voir ce qu'il voit grâce aux photos en format jpeg obtenues par l'intermédiaire d'une caméra digitale placée dans son nez...
L'ERS 220 sera en vente au Japon à partir du 23 novembre prochain. La pré-vente pour les Etats-Unis est déjà opérationnelle sur le net (au prix annoncé de 1500 $) : elle débutera le 12 novembre pour l'Europe.

*Sony a vendu plus de 100 000 Aibo depuis son apparition en 1999.

Pour en savoir plus :
Site Aibo ERS-220 : http://www.aibo.com/ers_220/


A quoi sert la reprise des vols Concorde?
JPB 07/11/01

Le ConcordeUn grand bravo à Air France, British Airways, aux équipages et aux équipes terrestres Concorde, qui ont assuré la reprise avec succès, ce jour, de l'exploitation du supersonique. Mais donnons à cette occasion notre sentiment en réponse à la question: pourquoi tout ceci? On dit souvent que l'appareil est dépassé sous bien des aspects, bruyant et polluant. Il n'aurait pas de suite prévisible (à ce jour). Enfin, transporter des milliardaires et VIP ne présente aucun intérêt ni financier ni social. Pour ma part, je vois une seule et unique réponse qui devrait balayer tous les contre-arguments, si nous étions en Europe un peu plus ambitieux. La technologie et l'expérience Concorde, l'enthousiasme et le savoir-faire des équipes, l'intérêt soutenu du grand public, sont des atouts essentiels pour affronter ce qui comptera demain, les vols interplanétaires. Certes, lesdits vols font et feront appel à des solutions bien différentes de celles mises en oeuvre dans le Concorde. Ces solutions sont d'ailleurs depuis longtemps essentiellement développées par les USA et la Russie. Mais si nous abandons en attendant nos compétences dans l'aviation civile, nous serons encore plus nus demain que nous ne le sommes aujourd'hui, encore plus dépendants des USA, y compris dans le domaine de cette énergie gratuite qu'est le rêve. L'A380 est un excellent projet, mais il ne suffira pas. Quant à l'aviation militaire, n'y comptons pas trop...(voir ci-dessous notre article concernant le JSF). Ajoutons ce à quoi tout le monde pense: si les terroristes en détruisent un, il restera les autres.

Donc bravo encore Concorde, et vivement une suite pour les 30 prochaines années...


Could Internet Be Used as a Weapon Against Bioterrorism? (suite du feuilleton)
Source:  Liste Edupage de l'association Educause 07/11/01

University of Pittsburgh public health professor Ron LaPorte now has the ear of government intelligence officials for his concept of an Internet-based, citizen-run bioterrorism defense network. The idea comes from the neighborhood captain system set up during the Cold War in case of nuclear attack. Basically, trusted leaders in virtual communities would disseminate the latest information about bioterrorism to their members as well as watch emerging incidents and report them to authorities. LaPorte compares the network to the antivirus segment of the tech community that speedily identifies new software viruses, traces their origin, and works on solutions--all the while using the Internet to coordinate their efforts. (USA Today, 24 October 2001)

Le petit ennui avec ces systèmes est que les terroristes peuvent s'y introduire facilement

Pour en savoir plus
Le site de l'association non profit Educause : http://www.educause.edu/


L'IA au service de la lutte contre le terrorisme (suite du feuilleton)
Source: Chroniques de Cybérie: 07/11/01

Un nouveau genre de conflit, disait George W. Bush peu après les attaques du 11 septembre. Et à nouveau conflit, nouveaux moyens, dirions-nous en examinant certaines décisions qui ouvrent toute grande la porte à la participation du secteur privé dans la constitution d'un nouvel arsenal, voire à la conduite d'opérations militaires clandestines.

Jeudi dernier, le ministère de la Défense des États-Unis lançait un appel d'offres visant la fourniture de produits et services pouvant l'aider dans sa lutte au terrorisme. Dans son communiqué, le ministère dit chercher des méthodes ou des moyens d'atteindre des cibles difficiles, de mener des opérations dans des régions éloignées, et de mettre au point des contre mesures aux armes de destruction massive. Habituellement, la recherche ret le développement de tels outils sont menés discrètement par le ministère avec le concours de certaines entreprises spécialisées, et le processus peut s'avérer assez long. Mais cette fois, on veut des résultats rapides, des solutions à mettre en oeuvre d'ici 12 à 18 mois.

La lecture de l'appel d'offres BAA No. 02-Q-4655 (24 pages, disponible en format PDF sur le site du groupe de soutien technique du ministère de la Défense) nous révèle la liste d'approvisionnement des militaires. Par exemple, on souhaite disposer d'un système de reconnaissance vocale qui pourrait détecter les conversations en pashtou, urdu, farsi et dialectes arabes et s'intégrer à des outils actuels de surveillance des communications (produit R-101). On cherche un système informatique pouvant analyser des renseignements sur de présumés terroristes et, à partir de ces données, prévoir leurs prochains gestes (produit R-108). On veut également ouvrir la porte au secteur privé dans la conduite d'opérations psychologiques (psy ops) visant à miner l'appui populaire aux groupes terroristes et à s'attaquer à leur crédibilité (produit R-210), et même dans le lancement d'opérations militaires clandestines (R-300).

Les entreprises intéressées doivent fournir un résumé en une page de leur proposition d'ici le 23 décembre. Après examen, on demandera aux auteurs des propositions retenues de préciser leurs objectifs dans un document de 12 pages. Dans une troisième étape, le ministère de la Défense passera des marchés aux entreprises dont les propositions auront répondu aux conditions d'admissibilité.

Pour en savoir plus
United States Department of Defense : Pentagon seeks ideas on combatting terrorism : http://www.defenselink.mil/news/Oct2001/b10252001_bt540-01.html
Technical Support Working Group : https://www.bids.tswg.gov/


Le Joint Strike Fighter JSF
JPB 07/11/01

joint strike fighter F 35Le grand public en France n'a sans doute pas noté la décision du Pentagone, en date du 26 octobre 2001, visant à attribuer le méga-contrat du siècle pour l'avion polyvalent de demain, dit Joint Strike Fighter, au F 35 de Lockheed-Martin, après une mise en compétition avec Boeing, dont le X 32 semble provisoirement écarté. Cet avion très avancé constituera le tronc commun à partir duquel seront développées différentes formules applicables aux divers usages de la défense aérienne, terrestre et navale. La décision, certainement hâtée par les évènements du 11 septembre, jette comme on le devine un trouble profond dans le monde de l'aviation militaire, notamment en Europe. Déjà les principaux avionneurs européens ont entrepris des manoeuvres pour bénéficier du programme, en contrepartie de l'engagement d'achat des armées européennes. Dassault et dans la mesure où il sera concerné EADS risquent de se retrouver isolés industriellement et déclassés techniquement. Il sera toujours possible après cela d'envisager une politique européenne de défense qui ne soit pas à la remorque de celle des Etats-Unis.

Pour en savoir plus (en attendant que les sites soient fermés par l'administration américaine pour raisons de sécurité!)
Le JSF par le Military  Analysis Network de la Federation of American scientists : http://www.fas.org/man/dod-101/sys/ac/jsf.htm
Le F 35, même source : http://www.fas.org/man/dod-101/sys/ac/f-35.htm
La Federation of American scientists (site très intéressant, à consulter fréquemment!) : http://www.fas.org/


Conférence sur la sécurité à l'Université de Haute Alsace
JPB 06/11/01

L'équipe du Cerdacc nous informe de la conférence organisée par le Laboratoire Gestion des Risques et Environnement sur le thème :
"La vulnérabilité de notre société du point de vue de la science de la sécurité",

Elle sera donnée par le Professeur Dr. S. HARTWIG de la Bergische Universität Gesamthochschule Wuppertal et aura lieu le jeudi 15 novembre 2001 à 10 heures, à la Maison de l'Université de Haute Alsace (Salle du Conseil) 2 rue des Frères Lumière à Mulhouse.

Renseignements et inscription auprès de M. Pierre EHRBURGER
TEL. 03 89 32 76 55
E-MAIL : p.ehrburger@uha.fr

Pour en savoir plus :
Le Centre Européen de Recherche sur le Droit des Accidents Collectifs et des Catastrophes : http://www.iutcolmar.uha.fr/cerdacc/
Bergische Universität Gesamthochschule Wuppertal : http://www.uni-wuppertal.de/index-js.shtml


La vue trop courte de Régis Debray
JPB 06/11/01

Couverture du livre : Dieu, un itinéraireLe "médiologue" Régis Debray propose une étude anthropologique et sociologique de la divinité dans l'histoire des hommes: Dieu, un itinéraire, Editions Odile Jacob, 2001. Ce livre ne manque pas de constatations ou propositions intéressantes, notamment aujourd'hui où l'on peut légitimement s'interroger sur le rôle de l'idée de dieu comme moteur des comportements - y compris les plus dangereux et suicidaires d'entre eux. Mais à notre avis il passe à côté des vraies questions, ou plutôt des approches permettant de faire avancer un peu la question sans répéter ad indefinitum des considérations philosophico-religieuses rebattues sur les religions. Ceci, selon nous, parce que l'auteur n'a pas fait l'effort de - ou n'a pas su - traiter le problème d'une façon suffisamment évolutionniste et osons le mot - génético-mémétique -.

Rappelons que pour les défenseurs d'une telle hypothèse, un certain nombre de comportements, prenant la forme de mèmes (nous ne reviendrons pas sur ce concept ici) se sont co-développés dès l'aube de l'hominisation en liaison avec les évolutions génétiques ayant permis leur naissance, leur conservation et leur complexification au niveau des organismes biologiques des hominiens. Le co-développement symbiotique entre des contenus cognitifs et les structures sociales en découlant d'une part, et l'organisation anatomique et physiologique des individus d'autre part, ont donné naissance à d'innombrables phénomènes historiques sur l'origine et l'intérêt desquels on risque de s'interroger indéfiniment en termes métaphysiques, dès que l'on oublie d'étudier leurs origines évolutionnaires. C'est vrai de l'idée de Dieu, mais c'est vrai aussi par exemple de l'étrange affinité qu'ont les hommes pour les hallucinogènes et excitants, comme d'ailleurs pour des formes ritualisées de violence et de territorialité qui paraissent a priori (peut-être à tort) comme de véritables handicaps dans la construction d'une civilisation humaine plus harmonieuse. Si tout ceci a persisté jusqu'à ce jour, c'est que l'humanité y a trouvé un bénéfice adaptatif. En sera-t-il toujours ainsi? Nul ne peut le prévoir.

A quoi bon, diront les lecteurs de Régis Debray, associer les gènes et les mèmes pour comprendre l'idée de Dieu, et son rôle dans l'évolution des sociétés? Parce que cela nous paraît la seule approche suffisamment scientifique aujourd'hui pour être crédible de cette infime partie de l'humanité qui s'inscrit dans la rationalité du siècle des lumières. Mais il ne s'agit pas de dénier à ceux qui, au delà de cette perspective rationnelle, ou par dessus elle, veulent aussi croire en quelque chose dont ils ressentent l'immanente nécessité. Ce n'est pas notre cas en ce qui nous concerne, de même que nous n'éprouvons pas le besoin de nous hallucinogéner sans modération, mais chacun choisit sa vie comme il peut.

Voir aussi notre billet: Ménétique, génétique et SMA


Intelligence et adaptativité chez l'oiseau
JPB 06/11/01

Revue La Recherche, novembre 2001La revue La Recherche (novembre 2001, p. 42) présente un article de Louis Lefebvre, Professeur associé à l'université Mc Gill de Montréal, intitulé "L'intelligente cervelle des oiseaux". Nous y trouvons de nombreuses observations qui ne devraient pas laisser indifférents les chercheurs intéressés par la vie artificielle et plus généralement par les comportements adaptatifs.
La première est que les oiseaux présentent sans doute une forme d'intelligence, associée peut-être à des langages, différente de la nôtre comme de celle des singes anthropoïdes (ou autres mammifères) qui nous servent généralement de modèle en ce qui concerne l'intelligence animale. Cela tient à ce qu'ils auraient hérité des reptiliens préhistoriques un cerveau sans cortex associatif. Le rôle de celui-ci serait joué par deux structures situées au centre du cerveau, le néostriatum et l'hyperstriatum ventral, dont les fonctionnalités sont peut-être différentes de celles du cortex. Plus grandes sont ces structures relativement au cerveau, plus les comportements des espèces bénéficiant de ce trait sont inventifs.

Une deuxième observation est intéressante. Elle concerne le fait, admis en principe mais souvent oublié, que pour connaître et comprendre les mœurs d'une espèce, il faut commencer par l'étudier dans son environnement naturel. Sinon, l'anthropomorphisme, à la fois dans notre regard et dans les comportements que notre fréquentation impose aux animaux, nous empêche de voir ce qui dans la nature diffère de nous à l'origine. L'auteur montre divers exemples, sans doute encore peu nombreux par rapport à ce qui se passe dans la réalité naturelle, où de véritables langages différents du nôtre, ainsi que des utilisations d'outils, peuvent être soupçonnés. Il s'agirait de formes d'intelligence et d'invention originales, qu'il faudra bien un jour comprendre, notamment dans la perspective de l'intelligence artificielle.

La conclusion qui s'impose d'elle-même à la lecture de cet article est qu'il faudrait absolument, tant du point de vue du biologiste que de celui du roboticien "animaticien", étudier plus sérieusement les oiseaux. Les difficultés de telles études seront considérables, notamment au plan neurologique (comment utiliser l'imagerie cérébrale chez un oiseau maintenu, autant que faire se peut, dans un environnement naturel ?). Mais l'enjeu en vaudrait la peine.

Pour en savoir plus :
Louis Lefebvre. Page personnelle : http://ww2.mcgill.ca/Biology/faculty/lefebvre/
British Birds Council : http://www.britishbirdcouncil.com/
Animal Behavior society : http://www.animalbehavior.org/


Un Cryobot prévu sur Mars
CJ 05/11/2001

Vue d'artiste d'un Cryobot sur Mars © NASAUn robot de la Nasa s'entraîne depuis la mi-octobre sur le glacier de Longyearbyen (île du Spitsberg, archipel du Svalbard), qui sert de zone de test à la préparation de futures missions sur Mars et Europe, le satellite de Jupiter.
Les récentes observations menées a l'aide de sondes spatiales ont démontré que la surface de la planète Mars et d'Europe sont couvertes de glace. Sous la surface glacée d'Europe se trouverait également de grandes quantités d'eau, peut-être même un océan. La question est de savoir si des micro-organismes ou toute autre forme de vie peuvent (ou ont pu également ) s'y trouver. C'est dans cette optique que sont aujourd'hui testés des équipements qui devraient être capable de traverser la couche de glace pour analyser l'eau dont on suppose la présence sur Europe et sur Mars. Pour transpercer la glace, les scientifiques utiliseront un robot perforateur en forme de torpille, dénommé "Cryobot", relié à une source de chaleur et instrumenté afin de permettre des prises de vue lors du forage et l'analyse en continu des éléments rencontrés. L'appareil devrait pouvoir forer jusqu'à près de 30 mètres de profondeur.

Pour en savoir plus :
Sur les Cryobot : http://fuego.jpl.nasa.gov/


Le robot-mouche prend son envol
CJ 04/11/2001
 
Robot mouche Technology ReviewSelon le magazine américain Technology Review du mois de novembre, le robot-mouche du laboratoire d’électronique de l’université de Berkeley a donné ses premiers coups d’aile, réalisant un vol de 30 centimètres.
Ce prototype, qui  ne pèse que trois dixièmes de grammes (poids d'un pétale de rose), mesure trois centimètres d’envergure et agite ses ailes de haut en bas tout en les faisant pivoter sur elles-même. Pour son premier décollage, le robot mouche était captif et ne pouvait bouger qu'une seule de ses ailes en polymère, activéepar de petits cristaux piezzo-électriques se contractant au passage électrique.

Le robot mouche a le vent en poupe : une de ses applications pourraient concerner à terme le domaine de l'espionnage (voir http://www.automatesintelligents.com/labo/2000/mar/mouche.html).

Pour en savoir plus : 
Technology Review : http://www.techreview.com/magazine/nov01/innovation5.asp
Sur les robots-mouches :
http://socrates.berkeley.edu/~flymanmd/
http://robotics.eecs.berkeley.edu/~ronf/mfi.html


Forte croissance du nombre de robots sur la planète
CJ 30/10/2001

Couverture du rapport : "World Robotics 2001 - Statistics, Market Analysis, Forecasts, Case Studies and Profitability of Robot"Selon Jan Karlsson, auteur de l'étude "Wordd 2001 Robotics" publiée par la Commission économique des Nations Unies pour l'Europe et la Fédération internationale de robotique,  la vente de robots industriels a enregistré une progression sans précédent. Plus de 100000 nouveaux robots industriels ont été installés sur la planète durant l'année 2000, portant leur nombre à 7500000 : la moitié de ces nouvelles unités ont été achetés par les Japonais, 32000 par les pays européens, 13000 par les Etats-Unis. Cet ensemble a représenté un marché de l'ordre de 6 milliards de dollars. Selon les projections, on devrait compter 975,600 robots sur la planète en 2004.
Si la majorité des robots sont utilisés par l'industrie manufacturière* (chaînes de montage), on comptait aussi l'année dernière quelque 1600 robots dans les services médicaux, 3000 robots intervenant en milieu sous-marin,  2300 robots pour les tâches de démolition, 1000 pour le tri des colis, 50 robots (en majorité israéliens) pour la lutte contre l'incendie, la détection, le déminage ou la mise à feu des explosifs... 
Le rapport prévoit par ailleurs un bel avenir aux robots domestiques comme les aspirateurs ou les tondeuses - qui passeraient d'un de 12500 en 2000 à 425000 fin 2004, et aux robots ludiques qui devrait atteindre les 200000 ventes en 2004.

*Pour 10000 employés, on compte de l'ordre de 300 robots au Japon, 120 en Allemagne, 95 en Italie, 80 in Suède, 60 en France, 50 en Espagne, Amérique du Nord, Suisse et Benelux...

Pour en savoir plus :
Communiqué du  30 octobre 2001 de l'UNECE (United Nations Economic Commission for Europe) : http://www.unece.org/press/pr2001/01stat10e.htm
Contact :
Jan Karlsson : jan.karlsson@unece.org
Federation internationale de robotique (IFR): ifr@vi.se


La NASA planche sur le bulldozer de l'espace
CJ 29/10/01

Vue d'artiste du robot bulldozer © JPL/NASALe Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la Nasa planche sur le bulldozer martien. Mais à la différence de l'énorme bulldozer que l'on connaît sur Terre, celui-ci - pour un résultat semblable - se composerait d'une multitude de petits robots autonomes ne pesant chacun que 3,6 kg, armé d'une pelle et d'un cerveau permet tant de travailler intelligemment en groupe, sans ingénieur aux basques.
Avec ces systèmes, il s'agit pour les roboticiens d'envisager de futures missions de recherche de vie sur les planètes lointaines, ou encore d'aider à la préparation de bases habitées.
Quatre prototypes de rover-bulldozer fonctionnent aujourd'hui au laboratoire. Les ingénieurs travaillent actuellement à la détermination de leur taille optimale .

Pour en savoir plus :
Communiqué du  29/10 du JPL : http://www.jpl.nasa.gov/releases/2001/release_2001_210.html
Vidéos de présentation : http://www.jpl.nasa.gov/videos/technology/mars_rovers.html


Difficulté, voire incapacité, d'avoir un regard neuf sur un sujet déjà organisé dans le cerveau
CJ 28/10/01

11 visages © http://www.banane.fr

En scrutant cette image, vous verrez progressivement apparaître des visages (il y en a 11).
Lorsque certains visages sont repérés, il est impossible de ne plus les voir : une illustration de la difficulté, voire de notre incapacité à disposer d'un regard neuf sur un sujet déjà organisé dans le cerveau.


Comparaison entre virus informatique et virus biologique
JPB 24/10/01

Le site Vie Artificielle propose une comparaison qui nous a paru très complète entre virus informatique et virus biologique. Selon l'auteur de l'article, la principale différence serait la faible capacité à évoluer du premier, mais aussi le fait que du virus informatique ne peut rien émerger (tandis que des virus biologiques peuvent toujours donner naissance à des entités imprévisibles plus complexes). Nous pensons en fait qu'il sera de plus en plus intéressant de comparer les êtres numériques évoluant sur les réseaux et les êtres biologiques. Les premiers (mèmes, e-mèmes ou e-gènes selon le mot de J.M. Truong) prendront des formes les rapprochant de plus en plus d'êtres vivants plus ou moins complexes. Les recherches relatives à la vie artificielle donneront certainement lieu à des applications intéressantes dans la genèse d'entités auto-réplicatives, mutantes et envahissantes. La mémétique montre que c'est déjà plus ou moins le cas avec les images TV, comme les événements actuels en font quotidiennement la preuve.

Pour en savoir plus :
L'article : http://www.vieartificielle.com/index.php?action=article&id=131



Transformation de cellules sanguines du cordon ombilical en neurones
JPB 23/10/01

Couverture de la revue Experimental NeurologLe professeur Paul R. Sanberg, neurochirurgien au Center for Aging and Brain Repair de l'Université de Sud Floride, qui étudie la possibilité de réparer des cerveaux humains endommagés par des attaques cérébrales, rapporte dans la revue Experimental Neurology (Vol. 171, pp. 109-115) les progrès réalisés dans la conversion de cellules sanguines du cordon ombilical en neurones. "C'est la première fois que cette expérience peut être annoncée, et le domaine est en plein développement", souligne l'auteur.


Pour en savoir plus :
Experimental Neurology : http://www.academicpress.com/www/journal/en.htm Accès payant


Décès d'Albert Ducrocq
CJ 23/10/01

Hubert Curien nomme Albert Ducrocq Chevalier de l'ordre nationale de la légion d'honneur, le 22 mars 1991 © Christohe JacqueminAlbert Ducrocq a succombé à une crise cardiaque, le 21 octobre 2001, à l'âge de 80 ans.
Auteur d'une trentaine d'ouvrages de vulgarisation (dont "Les ordinateurs et les robots", 1983), il était bien connu pour ses talents de journaliste scientifique, particulièrement en matière de spatial.
Ce que l'on sait peut être moins, c'est qu'Albert Ducrocq était à la base un scientifique, titulaire de deux thèses, l'une en mathématiques et l'autre en physique atomique, préparée auprès de Louis de Broglie.
Outre des activités d'ingénieur-conseil  auprès de Pechiney, Thomson, ou de consultant auprès du Centre national d'études spatiales, il a aussi partagé son temps entre la recherche pure, la rédaction de cours, l'enseignement et la construction de prototypes dans de nombreux secteurs. On lui doit par exemple une application à la propulsion spatiale de l'énergie atomique avec le tout premier projet de moteur nucléaire à réaction (de façon moins sérieuse, on apprendra qu'il est aussi l'inventeur de nombreux  gadgets du journal PIF qui ont éclairé notre enfance).
Mais c'est la cybernétique, ancêtre de la robotique, qui a constitué son premier domaine de prédilection. Pionnier de l'intelligence artificielle en France, on lui doit la réalisation d'un renard électronique n'ayant rien à envier à la célèbre tortue électronique conçue en 1950 par l'Américain Grey Walter. Albert Ducrocq a d'ailleurs été directeur de la Société française d'électronique et de cybernétique (1957) et président de la Fédération nationale de l'automation (1958). C'est ainsi qu'il a dirigé l'automatisation d'entreprises, notamment dans le secteur des textiles.
Cet infatigable passionné de sciences est décédé alors qu'il travaillait à la rédaction d'une histoire de la physique au vingtième siècle.


Conflit intercérébral
CJ 28/10

Observez la liste ci-dessous et dites la couleur de chaque mot, pas le mot lui-même :

JAUNE

BLEU

ORANGE

NOIR

ROUGE

VERT

VIOLET

JAUNE

ROUGE

ORANGE

VERT

NOIR

BLEU

ROUGE

VIOLET

VERT

BLEU

ORANGE

Difficile, n'est-il pas  ?
Explication : la partie droite de notre cerveau essaie de dire la couleur alors que la partie gauche insiste, elle, pour lire le mot

En voir plus :
 Autres petits tests et effets d'optiques :
http://www.banane.be/images/images.php?dir=tests&sec=5&cat=32&html=images.php


Agentland, le site des agents
JPB 20/10/01

logo AgentlandOn sait le rôle utile (mais parfois aussi excessivement intrusif) que jouent les agents au service des utilisateurs de l'Internet. Le développement de cette forme d'informatique pose ou va poser très vite des problèmes scientifiques majeurs. Il est donc essentiel de se tenir au courant de l'activité d'agentification. Le site Agentland, dans cette perspective, est un bon outil, à la fois pédagogique et pratique (en français) http://www.agentland.fr/


Un robot chat communiquant
CJ 16/10/01

Robots chats © Omron Omron  Corporation (Kyoto), constructeur d´instruments de mesure électronique, a annoncé le 16 octobre 2001 la sortie prochaine de NeCoRo, chat en peluche électronique.
Doté d'intelligence artificielle mais incapable de se déplacer, NeCoRo exprime certaines "émotions"* via ses moteurs qui animent notamment ses yeux et ses oreilles. Il sait aussi prodiguer à son maître moult miaulements, émettre 48 sons différents, répondre à son nom -mais ne connaît que la voix de son propriétaire, dont il sait  "analyser et comprendre" l'humeur.
D'une taille de 32 centimètres pour un poids de 1,6 kg, NeCoRo évolue en fonction de l´attention que lui porte son utilisateur et réagit aux caresses, notamment grâce à une gamme de senseurs tactiles placés sous son menton, sur sa tête et derrière ses oreilles.

Les 5000 exemplaires de NeCoRo -chacun ayant un faciès propre, seront disponibles à partir du 20 novembre 2001 (uniquement au Japon) au prix de 185,000 yens (1691 euros).

*NeCoRo est doté du système Omron MaC (Mind and Consciousness)

Pour en savoir plus :
Communiqué de presse : http://www.omron.com/news/n_161001.html
Site  NeCoRo : http://www.necoro.com/


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