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No 8
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Actualité - mars 2001

2e Journée Nationale des Recherches sur le cerveau

La Fédération de Neurologie organise le 24 mars en France une 2e Journée Nationale des Recherches sur le cerveau, destinée à faire connaître les recherches sur les maladies du cerveau et à recueillir des dons. La Fédération comporte les principaux laboratoires et services travaillant dans le domaine de la neurologie, dont on trouvera la liste sur le site de l'INSERM http://www.inserm.fr/serveur/CIC.nsf/397fe8563d75f39bc12563f60028ec43/ba5124178c4a2c06802565bd007b555d?OpenDocument
Elle est présidée par le professeur Yves Agid, directeur de l'Unité 289 Physiopathologie des maladies du système nerveux au CHU La Pitié-Salpétrière. Celui-ci a rappelé sur le 13/14h. de France Inter du 20 mars que les financements de la recherche sur les maladies dégénératives du cerveau croissent de 20% par an aux USA, doublent au Japon, contre environ 10% par an en France. Les deux thèmes  principaux sont la maladie d'Alzheimer et la maladie de Parkinson. Celles-ci se caractérisent par des atteintes de différentes origines, dont les causes sont principalement génétiques (suite à des mutation et non à une transmission héréditaire) aux quelques dizaines de millions de neurones commandant les aires de la mémoire et de la motricité.

Pour en savoir plus
- CHU La Pitié-Salpétrière Unité 289 http://www.chups.jussieu.fr/recherche/inserm/u289.html
- Inserm http://www.inserm.fr/


Pong : un visage robot qui sait lire les émotions
CJ 15/03/01

 Identification de l'expression faciale © IBMAu sein du programme BlueEyes débuté en 1997, les chercheurs d'IBM développent aujourd'hui une interface homme-machine destinée à connaître nos émotions. L'idée part du principe qu'une machine pourrait connaître nos états émotifs simplement en "lisant" l'expression de notre visage lorsque nous travaillons devant l'écran. Face à autrui, dans la vie courante, nous utilisons d'ailleurs tout naturellement ce Le robot Pong © http://www.almaden.ibm.com/almaden/media/image_pong.htmlmode de collecte d'information  : nous savons instantanément si l'autre s'ennuie lorsqu'on lui parle, simplement en regardant la tête qu'il fait.
Il est acquis par les chercheurs d'IBM que des états affectifs -comme l'anxiété ou la joie-  nous traversent lorsque nous travaillons (ou jouons) devant un ordinateur. Du côté de la machine, l'idée est donc de pouvoir mettre à profit ces renseignements. Ainsi, à grand renforts de cogniticiens, de linguistes, de psychologues et de designers, les scientifiques ont créé Pong, une simple tête munie d'une caméra-vidéo située dans le nez  et d'écouteurs dans les oreilles. Ne vous fiez pas à son air un peu bêta : Pong sait très bien vous reconnaître, vous parler ou simplement renvoyer une expression faciale identique à celle que vous venez d'avoir.

En savoir plus :
http://www.almaden.ibm.com/cs/blueeyes/


France-Culture s'intéresse à l'inconscient social collectif
JPB 13/03/01

L'inconscient collectif des sociétés dites primitives doit nous intéresser, à plusieurs titres. Si l'on veut approfondir les automatismes, génétiques et/ou culturels, qui conditionnent plus ou moins largement , à notre insu, le fonctionnement des sociétés occidentales (nations, entreprises, groupes divers), il est indispensable d'essayer de comprendre ceux qui se manifestent , beaucoup plus ouvertement d'ailleurs, dans la vie des sociétés dites primitives, ou dans celle des ressortissants de ces sociétés vivant parmi nous. Pour un scientifique occidental, essayer de comprendre l'inconscient collectif primitif veut d'abord dire respecter ce dernier, en essayant de l'écouter et lui offrir des formes d'expression lui permettant de s'exprimer, s'il est réprimé (NB: la réalité virtuelle peut jouer un rôle à cet égard). Ultérieurement, des échanges ou synthèses pourront peut-être s'établir entre inconscients collectifs occidentaux et "primitifs", dans le cadre d'une "négociation" se situant cette fois-ci au plan de ce que nous appelons la conscience rationnelle.

Il est donc intéressant de suivre, si l'on peut, les émissions de France-Culture consacrées aux différentes formes d'inconscient collectif "primitif". Citons "Possession et extase", du 12 mars, consacré au vaudou haïtien, au chamanisme sibérien et à certains sectes turco-iraniennes, avec les interventions de Brice Ahounou, Roberte Hamayon, Thierry Zarcone, Catherine Basset, Bernard Lortat-Jacob, Abdelhafid Chlyeh, ethnologues, ethnomusicologues et ethnopsychiatre. Le 12 mars, nous avons pu dans un autre registre entendre des reportages sur l'ethnopsychiatrie en milieu urbain français, avec des interventions de Alain Besançon, Roger Dadoun, Tobie Nathan, Isabelle Stenghers, Geneviève N'Kousou (médiatrice). Le rôle fondateur de Georges Devereux a évidemment été évoqué.  

Nous reviendrons ultérieurement sur l'inconscient collectif et les rapports que peuvent entretenir les études le concernant et celles relatives à la conscience artificielle, individuelle ou collective.


Palper des patient(e)s à distance
CJ - 09/03

http://www-timc.imag.fr/gmcao/act_perc_rais/implants.html#tele-echographie
France Télécom R&D, qui travaille depuis plus d'un an sur un projet de "palpations virtuelles", a présenté ce 9 mars 2001 à Grenoble un système de télé-échographie qui permettra d'examiner un(e) patient(e) à distance à l'aide d'un robot, en restituant la sensation de la palpation. Ce projet est réalisé en partenariat avec les CHU de Grenoble et de Tours, et la société Sinters qui met au point le système robotique.Sonde d'échographie
Avec un tel système,  le médecin pourra visualiser par exemple en 3 dimensions sur son écran d'ordinateur  le ventre d'une patiente enceinte située à plusieurs dizaines de kilomètres de distance. Pour cela, il disposera d'un bras articulé dont les mouvements sont visibles sur l'écran. Ces informations seront transmises en direct  -via réseau numéris- à un robot s'adaptant à son environnement topologique (robot dit "compliant"), qu'une sage-femme aura installé sur le ventre de la patiente, et qui reproduira les gestes du médecin. Le robot transmettra alors un «retour d'effort» au bras articulé, donnant au médecin la sensation du toucher. Le système transmettra aussi au spécialiste les images échographiques prises par la sonde portée par le robot. Parallèlement, le médecin, la sage-femme et la patiente pourront discuter en temps réel grâce à un système de visiophonie et d'audiophonie.
Ce système, rattaché au projet national Télé-Echographie-Robotisée (TER) et financé par le ministère de la Recherche, devrait être totalement finalisé d'ici un an.
Le module de communication qui permet de restituer la sensation de toucher constitue d'ores et déjà une première mondiale et vient de faire l'objet de dépôts de brevets : "Nous nous attachons à la synchronisation de plusieurs flux de données : l'image médicale, la visiophonie et l'audiophonie permettant au patient et au médecin de se parler, et le flux haptique pour le retour d'effort" a notamment expliqué Pierre Thorel, chef du projet à France Télécom R&D,
Pour le Professeur Cinquin, du CHU de Grenoble, ce service de palpations à distance est très attendu car il constitue "une réelle avancée par rapport à la télé-échographie classique. Il simplifiera les manipulations, et pourra permettre de réaliser un examen sans l'échographiste, rendant par exemple l'intervention du médecin plus rapide dans les situations d'urgence."

Le premier prototype de robot devrait être livré en juin.

Pour en savoir plus sur la télé-échographie robotisée :
http://www.irisa.fr/manifestations/2000/jjcr/Resumes/40.shtml
http://www.irisa.fr/manifestations/2000/jjcr/Papiers/vilchis.pdf


Cloner l'humain ?
CJ 09/03/01

Severino AntinoriUne équipe de chercheurs, parmi lesquels l'obstétricien  italien Severino Antinori* et le chercheur américain Panayiotis Zavos**, a réaffirmé son projet de cloner des êtres humains. Selon P.Zavos, plus de 600 couples  stériles se sont déjà portés volontaires, suite à une précédente annonce du projet formulée le 26 janvier dernier.
Lors d'un Colloque sur le Clonage humain et thérapeutique, tenu le les 8 et 9 mars  2001 à Rome, les chercheurs ont précisé que les travaux commenceraient dans quelques semaines, dans un lieu tenu secret. L''équipe avait annoncé en janvier qu'elle pourrait porter son choix sur un pays méditerranéen. Il semble aujourd'hui qu'il pourrait s'agir d'Israël, où une firme "Abaclon" serait en cours de réalisation à Césarée, ville proche de Tel-Aviv . Selon P.Zavos, "le projet bénéficie de fonds illimités versés par des donateurs privés".
Info ou intox ? : le clonage humain est interdit en Israël. Provocation ou opération publicitaire de chercheurs avides de fonds ?
Rappelons que le protocole du Conseil de l'Europe interdisant le clonage humain (toute intervention ayant pour but de créer un être humain, vivant ou mort) est entré en vigueur le 1er mars dernier, et a été signé par 24 Etats, dont la France et l'Italie.
En tous cas, clonage ou pas, signalons que la société de biotechnologie Southern Cross Genetics (start-up australienne) offre déjà ses services pour stocker de l'ADN humain, officiellement en attendant l'accord du clonage d'organes à des fins thérapeutiques. Finaude et prévoyante, la société précise déjà sur ses pages web (http://www.dnastorage.nu/) que : "If lows autorize it, Human cloning will be used to give a second chance to parents mourning a lost child or couples with sterelity problems (si les lois l'autorisent, le clonage humain jouera le rôle de deuxième chance pour des parents ayant donné naissance à un enfant mort-né, ou à des couples atteints de stérilité) 

*Rappelons que cet embryologiste s'est déjà illustré en  1994 pour avoir aidé une femme ménopausée de 62 ans à mettre au monde un enfant (fécondation in vitro faite à partir du sperme de son mari, 63 ans, et d'un ovule donné par une femme anonyme).
**Fondateur du centre de médecine reproductive du Kentucky Lexington (Etats-Unis) et fondateur de l'Institut d'Andrologie d'Amérique.


Vers un Institut de la longévité
CJ 08/03/01

Sur proposition d'Etienne-Emile Baulieu, Roger-Gérard Schwartzenberg, le ministre de la Recherche, a annoncé le 8 mars  2001 qu'il envisageait la création d'un Institut de la longévité. Visant à améliorer le système de prévention et de soins pour mieux traiter les affections liées à l'âge, cet Institut serait organisé sous la forme d'un Groupement d'Intérêt Scientifique (GIS) groupant le ministère, des organismes publics de recherche et des associations, avec deux principales missions :
- dresser le bilan des multiples actions de recherche déjà en cours (Génomique, Cognitique, Ville, diverses ACI, etc.) qui contribuent indirectement à des recherches sur la longévité et sur ses conséquences.
- dégager de grandes orientations de recherche, y compris dans des domaines encore peu développés, par exemple l'économie de la santé.

En savoir plus :
http://www.recherche.gouv.fr/discours/2001/dlongevite.htm


Les logiciels de dialogue artificiel ou chatterbots. Le site de Simon Laven
JPB 07/03/01

logo du site http://www.simonlaven.comSuite à l'information communiquée par Transfert et citée dans notre précédente rubrique, nous sommes allé voir le site de Simon Laven consacré aux Chatterbots www.simonlaven.com . Il s'agit de quelque chose d'assez stupéfiant par sa richesse, surtout si l'on considère l'âge de Simon Laven (21 ans), son cursus universitaire surabondant et le fait que le site a été ouvert il y a quatre ans. Rappelons que les chatterbots sont des logiciels de dialogue artificiel basés sur un processus statistique et leur permettant d'apprendre en fonction des conversations et des interlocuteurs qu'ils ont eu précédemment. Pour le profane, discuter sur ce mode avec un ordinateur tient de la magie, et fait volontiers croire qu'il y a un humain dans la machine. Vous pourrez vous instruire en vous amusant pendant des heures à partir du site de Simon Laven. Dommage qu'il y manque une petite présentation didactique, mais les sources citées en liens comblent largement cette lacune.
 
 Rappel : voir également  sur notre site :
- la chronique du 3 mars dernier : Hal, un robot qui apprend le langage humain http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2001/7/actu.htm
- le site de Jason Hutchens , le créateur de Hal : http://www.amristar.com.au/~hutch/


Un robot infirmier expert en piqûres intra-veineuses
CJ - 07/03/01

Prototype du bloodbot robot © http://www.me.ic.ac.uk/case/mim/projects/bloodbot/index.htmlFeriez-vous confiance à un robot pour vous administrer une injection intra-veineuse ou réaliser une prise de sang? Vous hésitez ? Pourtant, selon son inventeur, l'anglais Alex Zivanovic, le bloodbot robot peut se montrer bien supérieur à l'homme dans cette entreprise. Ne pas trouver une veine, s'y reprendre à plusieurs fois, ou rater une intraveineuse n'est pas si rare, notamment chez les diabétiques aux veines fragilisées à la suite de piqûres trop fréquentes.
Le "robot-seringue", fruit de quatre années de recherche menées au laboratoire de médecine de l'Imperial College of Science, Technology and Medecine de Londres, sait trouver grâce à ses senseurs le juste point ou piquer, et cela au millimètre près. Alex Zivanovic l'a prouvé en acceptant pour la première fois de servir de cobaye humain à son système, opération qui a été diffusée en direct lors d'une retransmission à la télévision (BBC Tomorrows World).
Jusqu'à présent l'inventeur n'avait testé son dispositif que sur un bras en caoutchouc...

 Pour en savoir plus :
http://www.me.ic.ac.uk/case/mim/projects/bloodbot/index.html
http://www.bbc.co.uk/science/tw/items/010307_bloodsuckingrobot.shtml


Le dossier Robot de Transfert: "A quoi rêvent les machines?"
JPB- CJ 07/03/01

logo Transfert http://www.transfert.net L'excellente revue en ligne et papier Transfert, www.transfert.net, consacre un dossier, dans son numéro de mars 2001, à la question de la robotique. Sous une approche un peu journalistique (inévitable référence à Star wars, à la Guerre des étoiles et à Deep blue...), on y trouve des articles intéressants:

sur la parole, avec l'intervention de Jean-Baptiste Berthelin, spécialiste du langage artificiel au Limsi (Laboratoire d'informatique pour la mécanique et les sciences de l'ingénieur -CNRS)  page personnelle http://m17.limsi.fr/Individu/jbb. L'article présente les chatterbots, programmes capables d'apprendre en fonction des précédentes conversations. Une liste de liens nous est fournie, bonne habitude dont la presse papier n'a pas encore accepté la déontologie. Nous en extrairons la sélection de Simon Laven (www.simonlaven.com) Sylvie (www.verbot.com) et les programmes américains, qui ne convainquent pas J.B. Berthelin, Cyc (www.cyc.com) et Gac (www.mindpixel.com)

sur Hugo de Garis (http://foobar.starlab.net/~degaris) personnage inévitable, très décrié dans la communauté roboticienne par ses annonces fracassantes, suivies de peu de succès. L'auteur de l'article, Eric Lecluyse, nous semble-t-il, suit un peu vite le choeur des détracteurs. Il y a certainement des intuitions très riches dans les projets de ce chercheur, en partie d'ailleurs réalisées par ses prototypes de machines. Ce n'est certainement pas pour rien que le chercheur a reçu un crédit de recherche de près d'1 millions d'Euros (voir notre article http://www.admiroutes.asso.fr/action/theme/science/cbm.htm) et qu'il est épaulé par l'entreprise Starlab http://www.starlab.org/index2.html, basée à Bruxelles, dotée d'un capital de 9.818.000 Euros et dirigée par un consortium de chefs d’entreprises.
Nous consacrerons d'ailleurs une prochaine visite virtuelle  à cette société de recherche fondamentale, véritable incubateur d'entreprises des technologies du futur, qui concentre ses recherches sur les grands secteurs de croissance comme la médecine, les nanotechnologies, la physique quantique, l’intelligence artificielle, la bio-informatique, la connaissance du cerveau...

sur les robots intelligents et les méthodes modernes d'acquisition évolutive utilisées par les chercheurs : Jean-Arcady Meyer responsable du LIParis VI, est interrogé (voir notre interview précédent), ainsi que Dominique Duhaut, professeur à l'université de Bretagne sud , qui étudie les robots collaboratifs et les systèmes capables de s'auto-assembler (voir un article de Libération http://www.liberation.fr/chantiers/robots1.html).
Le programme européen Monalysa (motivationnaly autonomous animat) , coordonné par J.Arcady Meyer, est évoqué. Il s'agira d'un robot-rat autonome, auquel nous avons déjà fait allusion ici.
Sur Monalysa, voir la page du chercheur de l'Animatlab Etienne de Sevin http://www-poleia.lip6.fr/~sevin/ ainsi que http://www-apa.lip6.fr/~sevin/agrandissement.html
Sur les robots de compagnie, on relira également un article très documenté de Transfert, avec  nombreux liens: http://www.transfert.net/fr/archives/pages103/103100.htm

sur les interfaces bioniques, permettant aux terminaisons nerveuses vivantes, voire au cerveau, de s'interconnecter avec des machines ou robots. Il s'agit d'un domaine très prometteur en matière d'appareillage et chirurgie réparatrice . On envisagera à terme, la réalisation d'éventuels cybiontes ou cyborgs. Les neurones cultivés sur puce sont également évoqués. Nos lecteurs connaissent bien ces divers projets, déjà cités dans nos rubriques Dans les Labos et Actualité.
Voir les pages de Fernandino (Sandro) Mussa-Ivaldi Connecting brains to robots http://www.cns.bu.edu/www/Colloquia/Ivaldi.html et http://dept-www.physio.nwu.edu/faculty/mussa-ivaldi.html


John Forbes Nash, entre génie mathématique et schizophrénie
JPB 07/03/01

John Forbes Nash © http://www.stetson.edu/~efriedma/periodictable/html/Na.htmlCeux qui s'intéressent à l'organisation du cerveau à la limite du "normal" liront avec intérêt la biographie de John Forbes Nash, mathématicien précoce, puis interné ou décalé pendant 30 ans, et finalement prix Nobel d'économie en  1994. Nash a travaillé dans sa jeunesse avec les plus grands mathématiciens de Princeton. Il a proposé une thèse sur les "jeux non-coopératifs", puis établi les bases de la théorie des jeux avec Von Neumann. En 1949, il a présenté son théorème de l'équilibre (Nash equilibrium). Ce personnage né en 1929 vit encore. Nous pourrions lui suggérer d'accepter des explorations en IRMf qui pourraient -peut-être- éclairer certains aspects du fonctionnement d'un cerveau manifestement hors du commun.

  Pour en savoir plus
Un cerveau d'exception, John Forbes Nash de Sylvia Nasar, trad. Française Calmann-Lévy 2001
A terrible story with happy ending http://www.uh.edu/engines/epi983.htm
Courte biographie http://www.stetson.edu/~efriedma/periodictable/html/Na.html
Sur le livre  de Sylvia Nasar voir Le Monde des Livres 16 février 2001, chronique de Roger-Pol Droit
Voir aussi http://www.wcu.edu/cob/bookreviews/abeautifulmindbiographyofjohnforbesnash080899.html


Vers un programme Cerveau humain ?
JPB 06/03/01

Michael GazzanigaLa Recherche de mars 2001 publie un article de Nicolas Chevassus-au-Louis consacré au projet (fMRI) momentanément suspendu du Pr Michael Gazzaniga, visant à mettre en place une base de données internationale appuyée sur sa revue Journal of Cognitive Neurosciences (http://jocn.mitpress.org/misc/about.shtml), et consacrée à stocker les images cérébrales fournies par les chercheurs en neurosciences en illustration de leurs articles. Cette idée qui parait a priori séduisante s'est heurtée à de nombreuses objections, qui ne semblent pas toutes très fondées. Il est indéniable que si la neurologie du cerveau veut progresser en mémorisant notamment les données les plus significatives de l'imagerie médicale fonctionnelle et de l'électroencéphalographie, il faudra disposer de bases de références accessibles à tous. Un programme international public pourrait être envisagé, à partir de ce projet ou d'autres (ICBM?) plutôt que laisser ces données sensibles - aux applications stratégiques futures nombreuses, n'en doutons pas - aux seules mains du secteur privé.

Pour en savoir plus:
- La Recherche: http://www.larecherche.fr/data/340/03400781.html
- Le projet fMRI http://www.fmridc.org
- L'International Consortium for Brain mapping  http://www.nessus.ucla.loni.edu/icbm/index0.html


Karl Pribram et la théorie holographique du cerveau
JPB -CJ 06/03/01

Karl H. Pribram , neurologue d'origine austro-tchèque travaillant aux Etats-Unis, s'est fait connaître par une hypothèse, non reconnue, selon nos informations, par les neurosciences traditionnelles, selon laquelle la pensée fonctionnerait comme un hologramme. L'hypothèse a été avancée pour répondre à la question de savoir pourquoi, même en cas de destruction plus ou moins importante d'aires cérébrales corticales, certains sujets peuvent continuer à fonctionner intellectuellement sans troubles graves.

Selon Pribram, le cerveau est le siège de transformations holonomiques qui distribuent l'information (notamment sensorielle) dans diverses régions et qui la regroupe en cas de remémorisation. Cette hypothèse va à l'encontre de la conception classique selon laquelle l'information est mémorisée dans des groupes de neurones bien définis. Selon le chercheur, il existerait dans le cerveau une décomposition des signaux en "transformées de Fourier" qui permettrait de mémoriser les entrées sensorielles dans le domaine des fréquences des neurones excités. Ainsi, selon Pribram, les dendrites produisent une transformation spectrale des "épisodes de la perception". Cette information spectrale transformée est mémorisée sur un très grand nombre de neurones distribués. Quand l'épisode générateur est remémoré, une transformation inverse se produit, sous forme d'une production dendritique inverse. Ce processus donnerait naissance à la conscience de veille.

On peut se poser la question de savoir s'il n'y aurait pas des rapprochements à faire avec les analyses de la dynamique électrique des neurones (voir par exemple les travaux de Walter Freeman) et si la théorie holographique du cerveau a ou non trouvé des applications en matière d'intelligence artificielle.

Pour en savoir plus:
Une comparaison détaillée de J. Prideaux (Victoria commonwealth Univ.) comparant la théorie holographique et les hypothèses de localisation plus traditionnelles http://www.acsa2000.net/bcngroup/jponkp/
Courte présentation de C. Pribram et de son dernier ouvrage Languages of the brain http://www.bkstore.com/radford/fac/pribram.html
Voir aussi http://www.cts.cuni.cz/events/pribram.html


 Sites de démonstration et d'enseignement consacrés à la Vie Artificielle
JPB - 03/03/01

 Le site lifedrop http://www.virtual-worlds.net/lifedropLa Revue La Recherche, dans son numéro de mars 20001, p 102, nous rappelle fort opportunément l'adresse de 3 sites pédagogiques consacrés à la vie artificielle, aux algorithmes génétiques et aux automates cellulaires :
- Lifedrop, le site crée par Jean-Claude Heudin, déjà mentionné par nous, en français.
- Le site de Jean-Philippe Rennard http://www.rennard.org/alife/french/entree.html, très intéressant, version en français.
- La Société Internationale pour la vie artificielle (Université de Santa-Fe) http://www.alife.org/index.php?page=society&context=society Voir aussi Zooland http://alife.santafe.edu:80/~joke/zooland/ . Nous consacrerons prochainement une visite virtuelle à cette Société.


 SAM : un robot autonome qui arpente les égouts
CJ - 03/03/01

Le robot SAM (Sewaer Access Module) © http://www.citynettelecom.com/news/stock_images/robot.jpg Il s'appelle SAM.SM(Sewer Access Module). Fabriqué par la société CityNet Telecom (http://www.citynettelecom.com/), ce robot autonome arpente les égouts de la ville sans intervention humaine.
Sa mission : mettre en place le réseau de fibres optiques de la ville d'Albuquerque, située au Nouveau-Mexique, aux Etats-Unis. Doté de roues et muni de deux caméras numériques, cet étrange cylindre métallique arpente le réseau, posant ça et là des arceaux métalliques, avant de placer les tuyaux dans lesquels viendront se glisser les fibres optiques.

Pour en savoir plus:
Voir http://www.citynettelecom.com/news/releases et, notamment, le communiqué de presse du 20 février dernier : "CityNet Inaugurates The First-Ever U.S. Fiber Optic Network Deployment Through City Sewer System".


 France Télécom donne la parole aux clones
CJ - 03/03
 
Dans un communiqué daté du 20 février dernier, France Télécom R&D annonce avoir développé un moteur d'animation faciale qui fait parler des visages en images de synthèse, en synchronisant de manière fluide leurs mouvements avec la parole. Ce logiciel restitue en temps réel et en 3D les expressions qui reflètent les émotions et intonations adéquates -joie, colère, tristesse, étonnement…-, améliorant grandement la convivialité des interfaces hommes- machines. A court terme, ce type de clone deviendra capable de constituer à la demande un programme audiovisuel sur mesure, d'introduire les différents sujets qui le composent, de présenter des dépêches (obtenues sous forme de fichiers texte ou Wav), d'animer un forum de discussion, d'apparaître sur le PDA d'un usager pour lire les mails qu'il a reçus…  
D'ici la fin de l'année, ces clones intégreront des briques d'intelligence artificielle leur permettant de répondre instantanément et de manière pertinente à des questions formulées oralement ou par ordinateur. Les chercheurs de France Télécom disposeront alors du premier prototype d'humain virtuel en 3D complet (tête et corps), "rationnel" et doté de capacités de dialogue et de comportement relativement autonomes. A l'usage, ce type de clone s'avèrera déterminant pour faciliter toute interaction avec les nouvelles technologies utilisées dans la vie quotidienne, de la télévision aux futurs terminaux de téléphones mobiles, en passant par les PDA.

En savoir plus:
http://www.rd.francetelecom.fr/fr/pages/prof_jour_comm_humvirtuel.htm


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