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Les automates intelligents
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Revue n° 32
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Actualités

Chatterbox Challenge 2002
CJ 12/06/02

Plaque qui sera remise au gagnantLe 18 juin 2002 aura lieu la remise des prix de l'édition 2002 du Chatterbox Challenge, le plus grand concours d'agents conversationnels au monde, sponsorisé cette année par Agentland. Développés par des spécialistes d'intelligence artificielle, ces agents sont des logiciels qui imitent la conversation humaine, souvent de façon étonnamment réaliste.
Parmi les 58 chatterbots qui concouraient cette année (et sur lesquels le grand public a pu se prononcer entre le 1er avril et le 31 mai derniers), 12 finalistes sont maintenant en cours d'évaluation par le jury. Il s'agit de : Alice, Chat-Bot, Dogh'd, Elbot, Eugene, Hal, Hex, Jabberwacky, Jabberwock, MarkBot, Oraknabo et Talk-Bot

Exemple de conversation avec le chatterbot Eliot (http://www.elbot.com/):
- User: do you love me?
- Elbot: Talk about having a crush on a robot. I would rather avoid crushing you. Think of the mess it would make.
- User: do you want to go out with me?
- Elbot: Would you like to be my girlfriend?
- User: yes!
- Elbot: Now I don't know what to do. There's nothing in my instruction manuel about this!
- User: just say yes

En savoir plus :
Site du concours : http://www.chatterboxchallenge.com/ ; catalogue de chatterbots : http://www.frontiernet.net/~wcowart/contest_links.html
Site d'Agentland : http://www.agentland.fr/


Après Mindstorms, Lego dévoile "Spybotics"
CJ 12/06/02

SpyboticsNouveau produit phare de Lego, "Spybotics" devrait être lancé dans le courant de cet été. Après le célèbre kit d'assemblage robotique "Mindstorms" destiné aux enfants de douze ans et plus, Spybotics vise pour sa part les enfants de huit à douze ans, privilégiant ici l'interaction homme-machine. Outre les pièces, le kit prévu au prix de 60 dollars contient une télécommande et un logiciel qui envoie les joueurs autour du monde pour accomplir une variété de missions imaginaires et secrètes. La mission étant connue, les joueurs pourront organiser des courses d'obstacles que leur robots devront gagner. Ceux-ci pourront stocker de nombreuses informations, comme la vitesse et les manoeuvres essayées, qui détermineront les points obtenus par le joueur (points s'affichant lorsque la machine est rebranchée à l'ordinateur).

Ce robot Lego, réalisé par J.P Brown, est capable de résoudre le problème du Rubik Cube  ©  J.P. BrownA notre connaissance, il n'y a encore aucune information sur le site web de Lego. A suivre donc...

Pour les passionnés de Mindstorms, signalons le site de J.P Brown (conservateur au Field Museum (Illinois)), qui explique notamment comment réaliser un robot capable de résoudre le problème du Rubik Cube http://jpbrown.i8.com/cubesolver.html


Tuer Clippie
JPB 01/06/02

clippieCeux qui veulent se débarrasser du petit assistant personnel Clippie offert (?) par Microsoft à ses clients peuvent trouver la recette ad hoc sur le site http://walledlake.k12.mi.us/WebShare/resources/Elementary/TIPS/clippie/killclippie.html .

Rappelons quand même que Clippie, qui n'a l'air de rien, fait appel à des réseaux d'opinions Bayesiens, une forme d'IA pour l'aide à la décision, afin de dépanner les utilisateurs d'Office en détresse.  


Are We Spiritual Machines ?
CJ/JPB 30/05/02

Couverture du livre "Are we spiritual machines ?", de Ray Kurzweil La parution le 18 juin prochain d'un nouveau livre de Ray Kurzweil - Are We Spiritual Machines: Ray Kurzweil vs. the Critics of Strong A.I. par Jay W. Richards (Editor), George F. Gilder (Contributor), Ray Kurzweil (Contributor), Thomas Ray, John Searle, William Dembski, Michael Denton - devrait intéresser nos lecteurs. Nous en rendrons compte le moment venu.

Argument de l'ouvrage : les ordinateurs vont-ils devenir conscients? Dans un débat avec les  critiques de l'intelligence artificielle forte (strong AI), Ray Kurzweil prédit que bientôt l'intelligence non-biologique ne pourra plus être distinguée de l'intelligence et de la conscience humaines. Il prévoit la convergence d'une rétro-ingénierie de notre software mental, et d'une augmentation des capacités de nos corps nous conduisant à la fin de ce siècle à une vie quasi illimitée mais en grande partie artificielle.  

Selon lui, l'accélération des possibilités des ordinateurs permettra à l'intelligence des machines de dépasser l'intelligence humaine dans les prochaines décades. Des nanorobots exploreront les détails de nos cerveaux, produiront une réalité virtuelle immersive en 3 dimensions et libéreront l'esprit humain de ses contraintes physiques. D'ici 50 ans, le taux de croissance de l'intelligence artificielle lui aura permis de rattraper une intelligence humaine ne progressant plus. A terme, l'humanité fusionnera avec la technologie computationnelle.

Les opposants traditionnels à ces thèses, le philosophe John Searle , le biologiste Michael Denton, le mathématicien  William Dembski et le zoologiste Thomas Ray  offrent des contre-arguments auxquels Kurzweil répond à son tour

Sur ces questions, on lira aussi dans ce numéro notre recension du livre de Sam Williams, "Arguing AI".


Faut-il que l'Europe partage le bouclier anti-missiles de Bush?
JPB 29/05/02

Dans un article bien argumenté, Bernard Lavarini (Le Monde du 28 mai 2002, p. 19) va à contre-courant de l'opinion générale, en recommandant que l'Europe se rapproche des Etats-Unis pour partager la mise en place du bouclier anti-missiles dont l'actuelle administration américaine poursuit le développement, dans le cadre de la défense à long terme et tous azimuts du territoire nord-américain. A l'horizon 2020, la nouvelle posture stratégique proposée notamment par Donald Rumsfeld combinerait un glaive nucléaire" reconfiguré et ledit bouclier. Celui-ci serait dans l'intervalle, en disposant de trois niveaux complexes de défense, devenu imperméable aux attaques simultanées de 100 missiles.

Pour Bernard Lavarini, qui fut rappelons-le expert pour les questions de défense auprès du Premier ministre de 1997 à 2002, si la Russie semble avoir perdu son caractère menaçant, plus d'une vingtaine d'Etats seraient d'ici 2020 capables d'attaquer (de détruire) les Etats-Unis et l'Europe, sans compter d'éventuelles menaces de la Chine et de l'Inde qui pourraient vouloir jouer le rôle de puissances dominantes. Il faudra donc se défendre, au moins préventivement.

Par ailleurs, les recherches et investissements nécessaires à la mise en place de tous les systèmes envisagés auraient un rôle moteur important pour les industries non seulement de l'armement mais du secteur civil. Il serait désastreux d'en laisser les retombées aux seuls Etats-Unis. On voit bien s'exprimer là les intérêts de notre propre lobby militaro-industriel. Mais après tout…

On objectera que si l'Europe dépensait les mêmes sommes en faveur du développement durable et de l'aide au tiers-monde, les risques de tensions internationales diminueraient. Mais, plus le temps passe, plus on peut douter que de telles politiques, à supposer qu'elles voient le jour, si elles ne sont pas adossées à un solide appareil de défense, suffisent à nous faire des amis.

Quant à supporter au seul niveau européen l'effort militaire nécessaire, cela paraît une illusion. Pouvons nous pour autant espérer coopérer avec les Etats-Unis sans être encore plus dominés par ce pays que nous ne le sommes déjà ?

Voici des questions intéressantes à discuter collectivement avec le nouveau (futur) gouvernement en place.


Un logiciel qui identifie une personne par son écriture
CJ 28/052002

Un logiciel de reconnaissance des caractéristiques d'une écritureL'équipe américaine de Sargur Srihari, directeur du Centre d'excellence en analyse des documents et reconnaissance (CEDAR) de l'université de Buffalo, a mis au point un logiciel capable de distinguer avec 98%* de certitude si deux documents ont été écrits par la même personne ou non. Les travaux - à paraître d'ici deux mois dans la revue Journal of Forensic Sciences - ont été effectués sur la base d'échantillons d'écriture cursive collectés auprès de 1500 personnes représentatives de la population américaine**. Celles-ci ont recopié trois fois une lettre de quatre paragraphes au stylo noir. "L'idée que l'écriture de chacun est différente est considérée comme allant de soi. Ce que nous avons fait a été de développer des critères purement scientifiques à partir de cette assertion.", explique S. Srihari. "Au lieu d'analyser visuellement le document, comme le ferait l'oeil humain, le logiciel déconstruit chaque échantillon", précise le scientifique. Ainsi, le programme informatique détermine 11 traits qui caractérisent la structure générale de l'écriture (notamment la taille des lettres et la pression du stylo) et 512 caractéristiques propres aux lettres qui la composent.

La mise au point du logiciel a été financée à hauteur de 428,000 $ par le National Institute of Justice, dans le but d'obtenir un outil servant l'identité judiciaire. Il a d'ores et déjà servi de base à un tribunal de Pennsylvanie pour autoriser, le mois dernier, la production d'un témoignage d'expert sur des documents manuscrits.
Les développements envisagés concernent également le champ émergent de la biométrie relatif à l'identification automatisée d'une personne basée sur les mesures précises de caractéristiques physiologiques ou comportementales.

*Chiffre représentant le pourcentage de certitude permettant de dire que deux documents ont été écrits par la même personne ou des personnes différentes, étude rapportée ici à un groupe de 1500 personnes. Si on extrapole à l'ensemble de la population américaine, ce taux de reconnaissance est de l'ordre de 95%.
NDLR : signalons toutefois que si dans 98% des cas les chercheurs ont réussi à identifier l'individu ayant écrit un document, certains experts notent que ce résultat dépend de l'obtention préalable d'un échantillon important de son écriture normale. Aussi les spécialistes s'accordent sur le fait que les techniques actuellement disponibles sont encore loin de pouvoir assurer l'identification d'un faussaire, y compris lors de tests menés en laboratoire...
**Prenant notamment en compte le sexe, l'âge, l'éducation, l'appartenance ethnique...

Pour en savoir plus :
Abstract de l'article à paraître : "Individuality of handwriting", par SN Srihari , SH Cha , H Arora & S Lee http://www.astm.org/JOURNALS/FORENSIC/PAGES/3878.htm
Voir aussi : http://www.cedar.buffalo.edu/NIJ/


Rapport Godelier
JPB/CJ  28/05/02

Le 27 décembre 2000, le Premier ministre avait commandé à Maurice Godelier, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales un rapport sur "L'état des sciences de l'homme et de la société en France et leur rôle dans la construction de l'espace européen de la recherche" Ce rapport a été remis le 3 mai au ministre de la Recherche.

Il présente un inventaire des forces et faiblesses de la recherche française et européenne en sciences humaines et sociales. Il propose une série de mesures en matière d'organisation et d'évaluation de la recherche et de mobilité internationale des enseignants-chercheurs, des chercheurs et des doctorants. Il contient également un ensemble de recommandations destinées à donner un nouvel élan au réseau des écoles et centres de recherche français à l'étranger.

Un grand nombre des constatations et des propositions faites par le rapporteur pourraient s'appliquer aux autres domaines de la recherche, notamment ceux qui nous intéressent dans cette revue. Ceux-ci souffrent de se trouver souvent à cheval entre des disciplines dures déjà organisées depuis longtemps, si bien qu'elles sont mal connues et parfois volontairement desservies par les allocataires de moyens de recherche.

Pour ne pas vous cacher le fond de notre pensée, le nouveau ministre de la Recherche serait bien avisé de demander à notre Revue de réaliser un tel rapport (avec les moyens modernes de l'Internet, qu'apparemment Maurice Godelier n'a pas utilisés). Mais ne rêvons pas.

Pour en savoir plus :
Communiqué du ministère: http://www.recherche.gouv.fr/discours/2002/godelier.htm
Le rapport (pdf) 385 pages, 1150 Ko : ftp://trf.education.gouv.fr/pub/rechtec/rapport/godelier/godelier.pdf


Concours Learning Machine Challenge 2002
CJ 2705/02

Logo : Concours Learning Machine ChallengeLa firme israélienne Artificial Intelligence NV (A-I) lance la deuxième édition du concours "Learning Machine Challenge", défi, qui s'adresse à l'ensemble des chercheurs mondiaux en intelligences artificielle et en informatique. Celui-ci consiste à réaliser un logiciel capable de mener à bien des jeux de langage, sans en connaître les règles, la syntaxe et la grammaire. Le concepteur du programme vainqueur se verra remettre 2000 $.
Avec ce concours, l'objectif de la firme A-I est d'avoir alors une très bonne idée de l'état de l'art mondial en matière de systèmes d'apprentissage des machines et ainsi, de bénéficier de nouvelles approches transposables à l'apprentissage du langage, son domaine de prédilection. Rappelons en effet qu'A-I est notamment engagé dans le développement d'une machine, Hal, qui tel un enfant, apprend jour après jour à parler anglais en tenant des conversations avec des humains. L'objectif, à terme, est de lui faire passer avec succès le test de Turing (d'ici 10 ans selon les scientifiques d'AI).

La date limite d'inscription (gratuite) des concurrents (simple individu, groupe de recherche universitaire, entreprise privée...) est fixée au 30 octobre 2002.

Rappelons que la première édition de ce concours a été remportée par Nis Haller Baggesen, étudiant en Ph.d. au département d'informatique de l'université d'Aarhus, grâce à son logiciel "Simpleton" (voir notre actualité du 12 février 2002). Il s'agissait là de réaliser un programme machine capable de battre un adversaire (logiciel d'un autre concurrent) à des jeux, sans en connaître préalablement les règles.

Pour en savoir plus :
Communiqué de presse d'A-I du 27 mai 2002 : http://www.a-i.com/show_tree.asp?id=36&level=4&root=33&item_num=395&item_name=Ai+Announces+the+Second++%2E%2E%2E
Règlement du concours : http://www.a-i.com/show_tree.asp?id=103&level=2&root=100
Sur Hal, voir notre actualité du 3 mars 2001 : "Hal : une machine qui apprend le langage humain"


Premier essai du drone X-45 de Boeing - Drones : la France sur le créneau
CJ  26/05/02

Le drone X-45 © DARPAMalgré la perte d'au moins cinq appareils, l'utilisation de drones Predator dotés d'armement pendant le conflit en Afghanistan (voir notre actualité du 18/10/2001) a convaincu l'Armée de l'Air de l'efficacité de ces avions sans pilote.
Dans ce cadre, Boeing vient de procéder au premier essai de son prototype X-45 au-dessus du désert californien près de l'Edwards Air Force Base. Conçu par la Phantom Works Division de Boeing basée à Saint Louis dans le Missouri, en collaboration avec les chercheurs de l'Air Force Research Laboratory travaillant pour le compte de DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency), l'appareil a volé durant quatorze minutes, atteignant une altitude de 2 500 m et une vitesse maximale de 350 km/heure suivant un itinéraire programmé par ordinateur.
Pour ce vol d'essai, le train d'atterrissage est resté déployé (voir photo) et seuls des changements de vitesse ont été télépilotés du sol.
Le X-45 est conçu pour voler en "meute", chacun des appareils - d'un coût allant de dix à quinze millions de dollars - étant capable d'emporter jusqu'à 1 500 kg de bombes guidées. Boeing envisage la réalisation de ces essaims de drones courant 2003. L'Air Force devrait pour sa part intégrer le premier exemplaire de cet avion robot courant 2008.

Rappelons que chez nous, Dassault Aviation et Sagem ont signé récemment un accord de coopération (17/04) visant à préparer les drones tactiques du futur. Il s'agit pour les deux sociétés d'un axe de développement stratégique* visant à répondre à l'évolution des besoins opérationnels des Armées. Cet accord leur permettra de concevoir ensemble "les systèmes multi-charges multi-missions qui devraient entrer en service dans les forces européennes et étrangères dans les années à venir". L'association des compétences des deux partenaires en matière de systèmes de combat aérien et de drones tactiques devrait ainsi leur permettre de proposer aux Etats majors un large spectre de solutions, afin d'élargir encore le domaine des missions des avions sans pilote. L'objectif est de réaliser de nouveaux véhicules aériens furtifs, endurants et rapides, ainsi que d'optimiser la complémentarité avions pilotés/drones. Dans ce cadre, Dassault souhaite faire voler début 2004 un démonstrateur baptisé "Moyen Duc".

Des PME françaises veulent également se positionner sur le marché des drones : Tecknisolar, par exemple, explore le domaine des drones légers à propulsion solaire et propose déjà une famille complète d'avions sans pilote à vocation militaire et civile. "Der", en particulier, est le premier engin transportable à dos d'homme, conçu pour équiper les fantassins. Recouvert de panneaux solaires, il se présente sous la forme d'un avion en matériaux composites d'1,5 m d'envergure pour 1,3m de long, propulsé grâce à un petit moteur électrique entraînant une hélice bipale des plus silencieuses. Ce drone de surveillance emmène avec lui une caméra numérique de la taille d'un dé à coudre, pesant quelques dizaines de grammes. Lancé à la main, il est capable d'évoluer en toute sécurité par des vents de 70 km/h, jusqu'à 500 m d'altitude et plus, à une vitesse allant de 30 à 100 km/h. Il est par ailleurs presque inaudible, indétectable au radar, et ne laisserait guère de signature infrarouge. Sur les premières versions, le guidage se fait à l'aide d'une télécommande classique. Par la suite, le boîtier doit être remplacé par une commande vocale intégrée dans le casque du soldat "pilote". Après sa mission de reconnaissance, le drone revenu à son point de départ peut se ranger dans un sac à dos : poids 6 kg ! Pendant les déplacements du fantassin, le drone recharge ses batteries. Tecknisolar pense à tout : en cas d'absence de soleil, le drone peut tout de même évoluer pendant 45 minutes sur sa batterie interne. Selon nos sources, à défaut pour l'instant de commande française (l'avion a cependant été présenté récemment à la Direction générale des Armées), le Der fait déjà l'objet d'une commande de 60 exemplaires par un pays du Moyen Orient.
Prix du drone : non encore fixé mais devrait être de l'ordre des 20 000 euros.

* Dassault a encore un savoir-faire limité concernant les drones avec son démonstrateur de furtivité "Petit Duc". Si il est l'un des deux groupes européens à savoir fabriquer des avions de combats, il n'a pas de compétence au niveau électronique, à l'inverse de Sagem qui vend déjà des drones...

Pour en savoir plus :
Communiqué de presse de la DARPA (document pdf) : http://www.darpa.mil/ucav/pressRelease/pressRelease.pdf
Voir aussi : http://www.darpa.mil/ucav/
Sagem (drones) : http://www.sagem.com/fr/produits/defense/drone.htm
Tecknisolar est une société basée à Saint-Malo. Pour l'instant, il n'y a hélas pas encore de site web, mais c'est prévu...
Contact : tecknisolar@wanadoo.fr


Pino, le robot humanoïde qui apprend par lui-même à marcher
CJ 26/05/02

Le robot humanoïde PinoPino (pour Pinocchio), robot humanoïde japonais de 71 cm de haut a été développé pour sa simplicité. Comme ses frères plus sophistiqués Asimo de chez Honda ou Sdr-4X de Sony (robots bien plus chers), Pino marche. Mais cela, à la différence de ses compères, il a appris à le faire tout seul, grâce à un algorithme génétique. Le projet a été lancé en octobre 1999 ; l'humanoïde a commencé à se tenir debout en avril 2000 : deux mois plus tard, il commençait à marcher (soit moins d'un an du concept à la réalité !).
Réalisé par l'équipe de Fuminori Yamasaki du Japan Science and Technology Corp (JST)* dans le cadre du Kitano Symbiotic System Project, Pino est aujourd'hui distribué sous licence par ZMP Corp. principalement en direction des universités et des instituts de recherche.
Coût : 30 000$, qui devrait bientôt passer à 20 000$ car ZMP projette travailler avec un autre fabricant afin d'augmenter la production.

Avec Pino, Yamasaki montre qu'un robot humanoïde est capable de marcher en utilisant des moteurs bien moins puissants que ceux utilisés sur les robots Asimo et Sdr-4X. "Grâce à l'algorithme génétique utilisé, Pino marche en utilisant un simple couple moteur de 7 kg-cm", explique le chercheur. Mon objectif est que ce robot devienne une plate-forme de recherche incontournable. C'est pour cela que l'ensemble de la technologie employée (modèle, architecture, composants, circuits, code source des logiciels sous licence GNU) a été rendue publique sur le site "Open Pino Platform": http://www.symbio.jst.go.jp/PINO/index.html.

*Sous tutelle du ministère japonais de l'éducation, de la culture, des sports, de la science et de la technologie.

Pour en savoir plus :
Kitano Symbiotic Systems Project : http://www.symbio.jst.go.jp/



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