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Editorial 2
The Cambridge Project for Existential Risk
Jean-Paul Baquiast, Christophe Jacquemin 03/07/2012



Les meilleures têtes pensantes de l'Université de Cambridge (UK) viennent de décider la création d'un projet destiné à évaluer les « risques existentiels ». Ce terme, qui ne doit rien à Jean-Paul Sartre, désigne les risques menaçant nos existences. Il s'agit notamment du développement des technologies susceptibles de présenter des risques d'extinction pour l'espèce humaine toute entière.

Parmi les fondateurs se trouvent l'Astronome Royal Martin Rees, auteur d'un scénario très pessimiste concernant l'avenir de la planète, que nous avions relaté en son temps ( Our Final Hours http://www.automatesintelligents.com/biblionet/2003/avr/rees.html ), le philosophe Huw Price et le co-fondateur de Skype Jaan Tallinn.

Les technologies à surveiller en priorité sont, selon les fondateurs, l'IA, les biotechnologies et la vie artificielle, les nanotechnologies et les effets sur le climat des changements d'origine humaine. « Le caractère sérieux de ces risques est difficile à évaluer, mais ce simple fait est sujet d'inquiétude, vu la gravité des enjeux ».

Les fondateurs considèrent que le travail d'investigation scientifique qui s'impose est bien plus important que tout ce qui a été réalisé jusqu'à présent dans le monde. Ils comptent sur l'excellence de l'université de Cambridge pour attirer les meilleures équipes interdisciplinaire, capables d'évaluer les risques et proposer des solutions.

Certains esprits sourcilleux verront dans cette initiative une façon détournée de faire de l'intelligence économique. On peut espérer cependant que la réputation de l'université de Cambridge la mettre à l'abri de tels comportements, fréquents aux Etats-Unis et en Chine.

Nous pensons pour notre part que le nouveau gouvernement français devrait, en collaboration éventuelle avec d'autres pays européens, favoriser la création d'un Projet de cette nature. Ceci devrait permettre, non seulement d'évaluer les risques mais, en assurant un indispensable dialogue avec les citoyens, favoriser le développement des technologies considérées comme maîtrisables et utiles.

Référence
* Le projet: http://www.cser.org/. Le site est en construction et se garnira progressivement. On y trouve la liste des membres fondateurs.
* Les premières contributions peuvent être adressées à contact@cser.org

Note
* Voir sur ce thème notre article du 29/06/2012. La course apparemment irréversible à l'effondrement de la biosphère http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2012/128/collapse.htm

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