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Editorial

Une suggestion à proposer à la médiocrité gouvernante

02/01/2013 - Par Jean-Paul Baquiast et al.

Les voeux de nouvel an distribués par les chefs de gouvernement d'un Etat européen à l'autre ont été d'une désolante vacuité.

Ni à gauche ni à droite ne furent faites les propositions constructives qui cependant étaient possibles. François Hollande a comme les autres brillé par la banalité attendue de ses propos, décourageant tous ceux qui avaient voté pour lui en espérant (quelle naïveté) voir remise en cause, au moins en France, la domination mondiale des oligarchies.

"Mais quelles propositions constructives avez vous en tête ?" diront ceux qui nous traiteront de présomptueux ou de rêveurs ?
Très simplement ceci : l'Europe compte des dizaines voire des centaines de milliers de chercheurs, ingénieurs, étudiants capables d'initialiser en moins de dix ans toutes les technologies nouvelles dont l'humanité a besoin. Il lui suffirait de se donner les moyens matériels (salaires, laboratoires) permettant de les recruter ou les faire travailler pour que des croissances saines en découlent, brevets, emplois, exportations.

Ceci représenterait au total un budget ridicule de quelques cent milliards par an, qui prendraient la forme d'avances de la banque centrale européenne (BCE) remboursables à terme en cas de succès.

Chaque Etat européen pourrait en avoir sa part, au prorata de sa population. Chacun s'organiserait au mieux, soit seul soit en coopération avec les autres, pour que ces avances se transforment en crédits de recherche et de développement, puis en industries et en biens répondant aux besoins qui auraient été recensés.

De plus, cerise sur le gâteau, dès le début, les sommes versées en salaires et dépenses de fonctionnement alimenteraient les économies, sans provoquer le moindre risque d'inflation.

Les citoyens comprendraient alors qu'au lieu d'avoir des représentants politiques et des gouvernements routiniers, sinon profiteurs, mais en tous cas incompétents, ils auraient mis un peu de matière grise et d'imagination à leur tête.

Que les lecteurs bien intentionnés ne remarquent pas que ce qui est suggéré ici n'est pas réalisable, du fait des traités européens et du statut de la BCE en vigueur. Nous voudrions précisément que la prise de conscience de la nécessité d'une telle modification s'impose, pour rendre possibles les actions salvatrices du type de celles suggérées ici.

N'importe quel personne connaissant un peu d'économie et de sciences approuverait notre proposition, s'ils en avaient connaissance. Pourquoi alors ne vient-elle pas aux esprits? Sans doute parce que les sociétés européennes sont déjà victimes d'une attirance morbide pour leur propre disparition.