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Article. A quelles conditions l'Europe pourrait-elle sortir du « Système » ?
Jean-Paul Baquiast 01/05/2014

Les prochaines élections européennes obligent à poser la question. La lamentable affaire General Electic/Alstom donne toute son actualité à cette question

Définition du concept de Systéme.

Les définitions possibles du Système sont nombreuses. Celles intéressant les pays dits « en développement » pour ne pas dire sous-développés, les pays émergents, les pays dits développés, ne sont pas les mêmes.

Concernant l'Europe, qui nous intéresse ici, il s'agit de pays indiscutablement développés, mais qui, l'Allemagne pour le moment en partie exceptée, souffrent des maux suivants :

* Un chômage massif, au regard des normes jusque là enregistrées ;

* Une désindustrialisation progressive, dans les domaines dits « stratégiques », mais aussi dans tous les autres ;

* Un recul constant de la recherche scientifique fondamentale et appliquée ;

* La prise de pouvoir économique par les « actionnaires », c'est-à-dire des intérêts financiers, dont une majorité de non-européens. Ces intérêts ne se se préoccupent que de rentabilité à 15% en un an, et pratiquent une politique d'achat-vente en bourse à laquelle aucune continuité d'entreprises n'est possible à long terme ;

* Des économies budgétaires imposées aux secteurs publics industriels rendant impossible tout investissement en faveur des équipements et infrastructures à long terme ;

* La perte en résultant d'une grande partie des sources d'activité économique qui fournissaient une réponse aux besoins de la population et des emplois aux personnes en âge de travailler. Il en résulte une augmentation continue de la grande pauvreté et des dérèglements sociaux.

* Une évasion vers des cieux supposés plus cléments d'une grande partie de ce qui reste des forces productives et capacités culturelles

* Une inégalité croissante entre des super-riches et la masse de la population ;

* Une destruction progressive de ce qui faisait, notamment dans un pays comme la France, l'une des bases de sa « civilisation », résumée par le programme du Conseil National de la Résistance défini à la Libération : un Etat régalien, c'est-à-dire responsable en premier ressort de l'organisation sociale, des régimes sociaux protecteurs, une capacité de fixer de grands objectifs.

On considère généralement que la Grèce donne le meilleur exemple d'une telle dégradation. Mais bien d'autres grands pays vont suivre le même chemin : Italie, Espagne et sans doute aussi la France. Quant aux nouveaux entrés dans l'Union européenne, qui espéraient atteindre le niveau de vie des plus favorisés, ils risquent de ne jamais y parvenir.

La situation décrite ne suffit pas à définir le Système. Pour l'Europe, il s'agit incontestablement d'une perversion découlant de la participation à l'Union européenne, telle qu'elle a été définie dès les origines. Celle-ci avait été considérée comme une grande idée émancipatrice. Mais dans l'ensemble, et sous la pression des intérêts financiers internationaux, se situant pour une grande part autour des Etats-Unis et de la zone dollar, des règles institutionnelles, législatives et monétaires ont été définies et mises en oeuvre sans complexe. Il s'agit d'un cadre destiné à déposséder les Etats nationaux de leurs compétences régaliennes, notamment dans le domaine de l'investissement stratégique, les services publics et la protection sociale. Il s'agit d'obliger dans le cadre d'une concurrence « libre et non faussée » les entreprises à aligner en permanence les salaires versés sur le niveau le plus bas, rejoignant progressivement celui des pays pauvres. Il s'agit d'enlever aux entrepreneurs les moyens d'investir au service de l' « économie réelle », capter les épargnes au profit de la spéculation internationale, remplacer l'économie réelle par une économie financière fuyant en permanence, grâce aux délocalisations et la fraude, la moindre contribution aux charges des sociétés qui les hébergent.

L'Union européenne a été progressivement contaminée – à supposer qu'elle n'ait pas été au départ conçue à cette fin – par le libre jeu de ces intérêts. Aucun processus démocratique, aucune institution au sein de l'Union n'ont été mis en place pour défendre les intérêts des populations et des Etats. L'euro, qui pouvait au départ être présenté comme une grande idée, a vu ses mécanismes pervertis pour servir ceux de la spéculation. La Banque centrale européenne (BCE) s'est constituée en instrument passif aux mains de cette spéculation. Il est courant de faire porter à l'Allemagne, super-puissance européenne, la responsabilité d'une telle dégradation. Etant elle-même partie du Système, elle n'a rien fait pour aider à modifier les cadres de celui-ci. Mais le mal vient de plus haut. Se fâcher avec l'Allemagne n'apporterait rien aux peuples européens. C'est imposer une sortie du Système tel que décrit ci-dessus.

Il faut ajouter que les futurs grands concurrents de l'Europe, les pays du BRICS, dont notamment la Chine et l'Inde, sans mentionner la Russie, ne s'embarrasseront pas des restrictions d'action imposées à l'Europe par les intérêts financiers. L'Europe sera encore moins bien placée qu'aujourd'hui, soit pour affronter leur concurrence, soit pour conclure avec eux des alliances stratégiques.

La solution envisagée ici permettrait, non pas de sortir radicalement du Système, mais de contrer ses effets les plus pernicieux. Même limitée, cette solution ne pourrait cependant voire le jour sans du sang et des larmes. Mais ce ne serait rien au regard de ce qui suivra inévitablement, à terme, c'est-à-dire un effondrement généralisé de l'Europe (un collapse global , pour reprendre le terme de Jared Diamond)

Objectifs souhaitables bien qu'apparemment hors d'atteinte à court terme. Mais le sont-ils vraiment ?

* Sortir du capitalisme. Il faut distinguer capitalisme « industriel » , à conserver en principe, compte-tenu des difficultés de mise en oeuvre d'une économie ne reposant pas sur le profit, et le capitalisme financier (néo-capitalisme assorti de néo-libéralisme) à contrôler voire supprimer. Le capitalisme industriel devra intégrer des formes coopératives.

* Orienter la croissance pour protéger les ressources et l'environnement. L'objectif est souhaitable mais encore irréaliste au plan mondial. Par contre l'Europe doit choisir les types de croissance les plus respectueuses de ces objectifs.

* Maîtriser la mondialisation. L'objectif n'est pas réaliste s'il se traduit par le refus de prendre en compte de grands ensembles géopolitiques mondialisés avec qui il serait au contraire possible d'envisager des coopérations : BRICS, Afrique...Il s'impose au contraire s'il s'agit de protéger l'Europe contre une concurrence mondialisée « libre et non faussée ».


Le retour de l'Etat, un objectif prioritaire, prétendument hors d'atteinte ou dépassé, mais qu'il faut poursuivre en priorité.

De quel Etat doit-il s'agir concernant les pays européens ?

* Un Etat dit régalien, doté de la pleine compétence en matière légale et réglementaire, mais aussi un Etat interventionniste, dans le domaine économique et industriel.

* Un Etat incarnant la nation. Ce qui n'interdira pas des alliances super-étatiques et super-nationales, dès lors qu'elles n'entraveront pas en dernier ressort le rôle de l'Etat régalien et interventionniste évoqué ci-dessus.

Ce type d'Etat est historiquement de tradition française. Mais les Etats propres à d'autres pays européens, bien qu'organisés différemment, devront viser des objectifs comparables.

Au plan de l'Europe, considérée comme composée de tels Etats, s'il émergeait une nation européenne (à l'instar d'une nation américaine) il serait possible d'envisager un Etat européen, de type fédéral, aux compétences de type étatique, c'est-à-dire régaliennes et interventionnistes. Les conditions ne sont pas réunies pour le moment, mais le besoin en sera peut-être ressenti plus tôt que prévu, compte tenu de la multiplication des crises prévisibles.

* Un Etat démocratique, issu des trois composantes : Pouvoirs publics (gouvernement et administrations, centrales et locales), Assemblées élues au suffrage universel, Corps judiciaire indépendant.

* Un Etat soutenu par un corps électoral et des partis politiques remobilisés par des programmes politiques à la préparation et au contrôle desquels ils seront associés en permanence. Il faudra éviter évidemment le retour d'une technocratie administrative ou d'un « dirigisme » ouvrant la porte à tous les abus, notamment la corruption. On utilisera pour ce faire, entre autres, pour introduire de nouvelles relations entre les administrations et les citoyens, les solutions offertes par l'internet et les réseaux numériques.

* Des programmes politiques et des politiques publiques aux ambitions non limitées a priori. Tout doit être envisagé et discuté. Il faudra utiliser pour ce faire, là encore, les nouvelles solutions offertes par l'internet.


Dans quels sens modifier les traités européens quand ils empêchent le retour d'Etats tels que définis précédemment ?

* Ce serait l'ensemble de la constitution européenne qu'il faudrait modifier, concernant en priorité les pouvoirs respectifs du conseil des ministres européens, de la Commission et du parlement européen. On ne précisera pas ici ces points très techniques.

* Dans le domaine monétaire, ce seraient les traités instituant l'euro pour le compte des Etats membres de la zone dite euro qu'il faudrait modifier. Voir plus bas sur ce point l'essentiel des réformes à conduire.

* Comment obtenir de telles modifications ? Il faudrait que les Etats qui les demandent, notamment la France, procèdent d'abord par négociations. Mais en cas d'échec, ils devront refuser d'appliquer les textes incompatibles avec les rôles réaffirmés de l'Etat et les politiques publiques nationales. Si c'est un pays comme la France qui refuse ces textes, il sera de gré ou de force entendu, même par l'Allemagne. Très vite d'ailleurs, il sera rejoint pas d'autres Etats européens.

* Ne pas envisager pour le moment de sortir de l'Union européenne, sauf si les réformes proposées ici ne sont pas acceptées par les autres membres.

La re-définition de politiques communes et des instruments susceptibles de les mettre en oeuvre

* Redéfinir la Banque centrale européenne (BCE) et ses tutelles, en relation avec les banques centrales nationales (voir ci-dessous)

* Mettre en place des programmes d'investissements communs. Notamment un fonds (ou des fonds) européen d'investissement (voir annexe non jointe)

* Définir des politiques européennes communes de défense et de sécurité, avec la gestion de moyens communs en ce sens. Celles-ci devraient tenir compte, sans les mettre initialement en commun, des forces propres à certains Etats, par exemple la force nucléaire stratégique concernant la France.

* Revoir éventuellement les politiques de libre-circulation et d'immigration, dans le sens de l'harmonisation de l'accueil fait aux ressortissants des pays voisins de l'Europe.


Politiques publiques prioritaires

* Renationaliser les dettes publiques actuelle. Comment ? Par des apports budgétaires de l'Etat national, eux mêmes financés par l'impôt, par des avances de la banque nationale en relation avec la BCE, par la création d'une Dette perpétuelle faisant appel aux épargnes nationales.

* Définir des investissements productifs et les recherches scientifiques susceptibles de fournir de l'emploi à tous. Les domaines s'imposent d'eux-mêmes. Citons les nouvelles sciences et technologies émergentes (biotechnologies, infotechnologies, technologies de la connaissance), le spatial, la défense...(cf annexe, non jointe). Dans cette perspective, des limites physiques s'imposeront aux Etats, notamment à la France : manque de certaines ressources naturelles, insuffisance du potentiel industriel de départ, manque de ressources humaines convenablement formées. Il faudra favoriser pour compenser ces difficultés les changements radicaux de technologies.

* Renforcer sur le modèle chinois les programmes et moyens de recherche et d'enseignement (secondaire et supérieur).

* Définir des modalités de financement. Comme en ce qui concerne la Dette, il faudra mettre en place des apports budgétaires massifs de l'Etat national, eux mêmes financés par l'impôt, mais surtout par des avances elles mêmes massives (en « open bar ») de la BCE, relayée par les banques nationales. On instituera également une Dette perpétuelle faisant appel aux épargnes nationales.

* Lutter beaucoup plus systématiquement qu'aujourd'hui contre les fraudes, les paradis fiscaux, l'économie parallèle criminelle. Ceci supposera un renforcement important des moyens de police et de douane, ainsi que celui des tribunaux appelés à juger de telles affaires.

Faire disparaitre le chômage.

L'objectif est tout à fait possible, si les Etats organisent convenablement les investissements et les formations, en dehors du chantage aux moins-values sociales imposées par les entreprises au prétexte de l'adaptation aux conditions de la concurrence internationale « libre et non faussée ». Dans ce cas, il serait possible d'envisager de demander aux entreprises d'employer les chômeurs, sans répercussions sur la masse salariale et sa répartition.


Harmoniser les réglementations

Il s'agira de mettre en place des législations fiscales, sociales et réglementaires répondant aux objectifs énumérés ci-dessus. Elles devront être assorties de protectionnismes locaux, dans les domaines où les politiques publiques évoquées ci-dessus auront été mises en oeuvre. Ceci devra se faire en priorité dans le cadre d'un Etat national seul, mais aussi à titre complémentaire dans celui de plusieurs Etats associés à cette fin (par exemple la France, l'Italie et l'Espagne)

L'idéal à poursuivre serait une gestion administrative, fiscale et sociale commune des Etats de la zone-euro. Mais il supposerait que celle-ci s'oriente vers une forme d'Etat fédéral accepté par tous les membres, sur le modèle évoqué ci-dessus. Ceci paraît hors de portée aujourd'hui, mais pourrait le devenir en cas d'aggravation des diverses crises et de l'implosion du Système actuel.


La question de l'euro

* Première solution : garder l'euro actuel mais redéfinir le rôle de la BCE et des Etats de l'eurogroupe. L'objectif principal à poursuivre serait de permettre l'émission d'euros par la BCE au profit des Etats nationaux, par l'intermédiaire de leurs banques centrales nationales. Ceci dans l'objectif du financement des investissements mentionné ci-dessus.

Il en découlerait une réforme profonde des banques nationales. Il s'agirait de les spécialiser dans les activités de guichet au profit de l'économie réelle. A l'inverse, il faudrait restreindre voire supprimer leurs interventions sur le marché des actions.

Ceci suppose que l'Etat régalien évoqué ci-dessus se prépare à affronter une très forte résistance du système bancaire spéculatif.

* Deuxième solution : transformer l'euro en monnaie commune. Ce terme désigne un euro monnaie européenne à l'extérieur de la zone euro, mais aussi un ensemble d'euros nationaux convertibles en interne au sein de la zone euro.
Il faudra en ce cas donner au Conseil européen et à la BCE un rôle de surveillance des opérations de change interne.

Les mêmes conditions s'imposeront en ce qui concerne la réforme des banques.

* Troisième solution : sortir de l'euro. Cette solution s'imposera à la France si elle adopte ou propose les réformes énumérées par la présente note, sans réussir à les faire admettre par d'autres pays de l'eurozone. Mais il faudrait considérer cette sortie de l'euro comme une solution à laquelle recourir en dernier. En effet, elle affaiblira l'Europe en termes géopolitiques (face au $, rouble, yuan et yen notamment).

La question des rapports avec l'Allemagne.

Il est indéniable que, pour diverses raisons historiques, l'Allemagne d'une part s'est dotée d'une puissance industrielle hors-normes, mais d'autre part aussi a hérité d'une crainte historique de l'inflation. Ces deux facteurs risquent dans un premier le temps de la conduire à refuser d'envisager les réformes proposées par cette note.

Il paraît indéniable également que derrière les positions officielles de l'Allemagne, se manifestent des intérêts financiers, économiques, politiques et diplomatiques de type « atlantistes » c'est-à-dire conduits par les Etats-Unis.

Que faire pour un pays comme la France, face à l'Allemagne ?

* Sortir d'une Union européenne et d'une zone euro pilotées par l'Allemagne ? La solution serait à exclure en principe pour les raisons exposées ci-dessus. Il ne faudrait la considérer que comme une menace en dernier ressort, à laquelle, vu l'importance relative de la France, l'Allemagne ne pourrait pas rester insensible.

* Rechercher des compromis et partages d'influence et d'intérêts à partir de positions politiques et économiques propres à chaque pays ? Ce serait l'idéal mais ne serait pas possible sans un retour d'Etats nationaux, capables de négocier d'Etat à Etat. C'est cette solution qui a fait cruellement défaut dans l'affaire Alstom-Siemens.

Les rapports avec les intérêts américains dits plus largement « atlantistes »

Nous considérons que ce sont eux qui, dès la mise en place (sous leur influence) de l'Union européenne, ont tout fait pour que les politiques de celle-ci, et celles des Etats-membres, se développent au service de leurs objectifs économiques, sociaux et géopolitiques.

Ces intérêts atlantistes recoupent en grande partie ceux d'un Système d'oligarchies politiques, économiques et médiatiques qui depuis quelques années a pris le contrôle d'une partie du monde. Ce Système inclut évidemment des intérêts français (cf l'emblématique Club Le Siècle) qui feront tout pour que rien ne change, et notamment que les réformes proposées ici soient rendues impossibles.

Rappelons par ailleurs que les intérêts américains, militaires et civils, pratiquent au sein des réseaux numériques, un espionnage absolument général et sans doute, pour le moment incontrôlable. Cela leur permet de connaître à l'avance les intentions présentées comme hostiles des Etats européens, afin de les rendre inefficaces.

Que faire ?

* Rester sous leur influence et accepter un état de quasi-vassalisation ? La réponse devrait être évidemment totalement négative.

* Les combattre par tous les moyens disponibles. De tels moyens existent , dont nous ne ferons pas la liste ici. Vu les résistances qui seront suscitées par leur emploi, de véritables situations de conflits se développeront, sur le modèle de ce qui se produit actuellement en Ukraine ;

* Dans le même temps et parallèlement, encourager des contre-pouvoirs et de nouvelles alliances, par exemple dans le cadre d'une Alliance euro-russe ou d'alliances euro-BRICS

Conclusion.

Que devrait faire la France si elle s'orientait dans le sens décrit ci-dessus et si rien de ce qui précède n'était accepté par les partenaires et concurrents de la France ?

Il faudrait sans doute se résoudre à sortir de l'Union européenne ? On fait valoir que divers pays européens se portent bien hors Union. C'est peut-être vrai mais elles ont bénéficié de raisons historiques et géopolitiques sur lesquelles la France ne peut pas compter.

Si la France se résolvait à sortir de l'Union, elle devrait se résoudre à un bouleversement complet des comportements et des « narratifs » actuels.

On nous objecte : "beau programme, mais qui le reprendra à sa charge ?" La réponse est simple. Si un tel programme n'est pas suffisamment dffusé et discuté dans le corps électoral, il restera lettre morte. Dans le cas contraire, des hommes et des mouvements politiques le reprendront à leur charge.


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