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Actualités

 

Le lancement réussi du lanceur lourd Angara.A5 remet la Russie dans la course à l'espace
Jean-Paul Baquiast 28/12/2014

Ce n'était pas qu'elle n'y était pas précédemment et ceci depuis l'époque de Gagarine. Mais la plupart des moyens dont elle disposait jusqu'ici, notamment en termes de lanceurs, étaient localisés en Ukraine. Pendant des années, la Russie a dépendu de l'Ukraine pour la fabrication des lanceurs Zenit, Dnepr et Cyclone. De même les fusées Cyclone, fabriquées à Dnepropetrovsk, ont été plus de 120 fois lancées du Cosmodrome de Plessetsk situé en Russie près d'Arkhangelsk.

A la suite du durcissement des relations entre Kiev et Moscou, ainsi que des « sanctions » appliquées sous la pression américiane, il fallait que la Russie récupère son indépendance. C'est ce que lui permet de faire la série des lanceurs Angara 1) . Ce lanceur, notamment dans sa version A.5, est destiné à remplacer le lanceur lourd Proton, qui a vieilli, malgré ses innombrables succès. Proton est notamment considéré comme utilisant un carburant trop toxique.

Le premier vol de la version Angara A5 a lieu avec succès le 23 décembre 2014 depuis Plessetsk. Celui ci sera capable de placer en orbite haute les futurs satellites russes. Soit 2 tonnes de charge utile à 36.000 km d'altitude. Le plus lourd de la série, l'Angara-A7, pesant 1133 tonnes, pourra mettre 35 tonnes de charge utile en orbite basse (193-220 km) and 7.6 tonnes en orbite haute. Son moteur est du type RD-191 utilisant un mélange de kerosène et d'oxygène, considéré comme aussi « écologique » que possible à ce jour.

Le système est développé par l'entreprise publique basée à Moscou dite
Khrunichev State Research and Production Space Center. Il a fallu 20 ans et plus d'un milliard de dollars pour le mettre au moint. Compte tenu de l'enjeu, on peut considérer que le prix à payer n'a rien eu d'excessif. Le lanceur contribuera notamment à la mise en place de la future station spatiale russe, annoncée par Roscosmos et destinée à remplacer l'ISS.

Le président Poutine, comme il se devait, a félicité chaleureusement les responsables de l'opération.

1) Voir Wikipedia . Angara


Piratage de Sony, Opération false flag parfaite ?
Jean-Paul Baquiast 23/12/2014

Les opérations sous fausse bannière (ou false flag) sont des actions menées avec utilisation des marques de reconnaissance de l'ennemi, dans le cadre d'opérations clandestines.

C'est à peu de choses près ce qui semble s'être passé il y a quelques jours, Un piratage de Sony, menée par des hackers prétendument situés en Corée du Nord, ou pilotés par ce pays, ont donné à Barack Obama et à la toute puissante National Security Agency et services rattachés, l'occasion de déclarations offensives à l'encontre de la dite Corée du Nord. Washington a refusé l'enquête internationale demandée par le régime de King Jong Un. Il a au contraire menacé ce dernier de mesures de représailles « appropriées ».

Ces représailles n'ont pas tardé. Le 22 décembre, la Corée du Nord a perdu la totalité de ses connections à Internet pendant plusieurs heures, après de longues périodes d'instabilité. La Maison Blanche a plaidé l'innocence, attribuant ce phénomène à des hackers incontrôlés. Mais les spécialistes de l'Internet, aux Etats-Unis mêmes, comme le montre l'article du WSWS, ne cachent pas qu'une opération de cette ampleur n'aurait pas pu être engagée sans l'appui de services très spéciaux, c'est-à-dire bien outillés.

Les naïfs diront que la Corée du Nord n'a eu que ce qu'elle méritait. Il ne fallait pas commencer, en attaquant Sony. On ne s'en prend pas à l'Empire américain sans retours de bâtons. Mais un peu d'attention montre que l'attaque contre Sony était très probablement une opération false flag menée par les services américains. Dans quel but? Faire peur à la Corée du Nord, sans doute, mais l'objectif aurait été un peu limité.

Derrière l'opération, il fallait montrer à la Chine considérée comme l'ennemi majeur en Asie, que les services américains pouvaient monter des actions de cyber-terrorisme capables de faire beaucoup de mal. A tort ou à raison, la Chine dans ces derniers mois avait été accusée de mener de telles actions, sans d'ailleurs de preuves bien évidentes. Dans l'immédiat, ce sont les Américains qui font valoir à la Chine leur suprématie en ce domaine.

La démonstration s'adresse aussi à tous ceux, adversaires ou « alliés » qui prétendraient mieux contrôler leurs accès à l'Internet, lequel a toujours été et doit rester sous le contrôle de Washington. Que la Russie, le Brésil ou les pays européens se le tiennent pour dit.

Quant à la NSA et à la CIA, elles verront leurs moyens déjà constamment renforcés depuis quelques années être encore augmentés, comme il vient d'être décidé en réponse à l'attentat prétendu de la Corée du Nord. De plus, l'affaire permettra à Obama de signer la nouvelle Loi de Défense pour 2015, dont les journalistes n'ont eu guère eu de temps pour commenter les dispositions.

Comme le montrent les sources citées dans les deux articles ci-dessous, une partie de l'opinion technologique américaine a bien compris tout ce qui précède. Mais ces gens qui font honneur à la presse libre n'ont aucune influence politique sérieuse.

Références

* Stephane Trano, dans Marianne: Obama veut défendre la liberté d'expression tandis que la chasse aux lanceurs d'alerte fait rage

* WSWS North Korea's Internet connections cut off


Nouveau lanceur pour Orbital Sciences
Jean-Paul Baquiast 19/12/2014

Il y a quelques semaines, le cargo Cygnus à destination de la Station spatiale internationale explosait moins de quinze secondes après le décollage de son lanceur. En conséquence, la flotte des cargos spatiaux Cygnus que doit livrer Orbital Sciences à destination de l’ISS est en panne. Ces vols de ravitaillement de la station spatiale se font dans le cadre d’un contrat signé entre la Nasa et Orbital Sciences qui prévoit huit vols de Cygnus pour un montant de 1,9 milliard de dollars.

Après deux missions réussies, en septembre 2013 et janvier 2014, cette troisième mission était la dernière en configuration standard avant l’entrée en service de la version améliorée dont la capacité d’emport s'élève à 2.700 kg, contre 2 tonnes pour la précédente. Pour reprendre ses vols au plus tôt, Orbital Sciences a décidé d’utiliser un autre lanceur.

Il s'agit d'une fusée Atlas V de United Launch Alliance (ULA). Tel que prévu et compte tenu des créneaux de lancement à destination de l’ISS, le tir est programmé pour la fin du du quatrième trimestre de 2015 depuis cap Canaveral, en Floride. Avec ce lanceur, Orbital Sciences gagne en puissance par rapport à Antares. Cela va lui permettre d’augmenter d’environ 35 % la masse de fret embarqué à bord de Cygnus et de respecter le contrat avec la Nasa avec seulement sept vols au lieu de huit et sans coût supplémentaire.

L’Atlas 5 peut prétendre, de la même façon que les lanceurs Ariane, au titre d'un des lanceurs les plus fiables au monde, utilisé depuis le début des années 2000 par le département de la Défense et la Nasa. On doit à cette version 401 les lancements en direction de la Lune de la sonde Lunar Reconnaissance Orbiter, ainsi que les missions martiennes Mars Reconnaissance Orbiter et Maven.


Coopération franco-brésilienne à Itaguai
Jean-Paul Baquiast 15/12/2014


En application d'un accord de coopération de $10 milliards avec la France conclu en 2008, l'entreprise française publique de construction navale DCNS participe au développement d'un nouveau chantier situé à Itaguai dans le sud est de Rio. Ses partenaires sont l'entreprise brésilienne Odebrecht et la marine brésilienne.

Ce chantier est destiné à la construction de sous-marins de dernière génération, quatre de propulsion classique de type Scorpène et un à propulsion nucléaire. Il vient d'être inauguré le 12 décembre par la présidente Dilma Rouseff. Ces nouveaux submersibles devraient remplacer 5 autres réalisés en coopération avec l'Allemagne dans les années 1980. Le sous-marin nucléaire, de 100 m de long et jaugeant 6.000 t, devrait être lancé en 2025. Son réacteur et l'uranium enrichi nécessaire seront développés selon une technologie brésilienne.

Dilma Roussef a rappelé que le Brésil n'entend pas relâcher la protection de ses 8.500 km de côtes et des nombreux intérêts qui y sont associés, notamment en matière de pétrole et de pèche. Les optimistes observeront en France que cette coopération franco-brésilienne pourrait servir de référence pour les bien plus nombreuses coopérations qui pourraient s'établir entre l'Europe et les Brics (euroBrics) si les européens savaient s'affranchir des interdits américains.

En dehors même de l'aspect diplomatique, une coopération euroBrics serait en effet considérée par les Etats-Unis comme une menace majeure à l'encontre de sa suprématie.

* Pour plus de détails sur la coopération stratégique franco-brésilienne, voir http://www.defense.gouv.fr/actualites/articles/jean-yves-le-drian-au-bresil-un-partenariat-exceptionnel


Guide pour l'emploi des femmes esclaves
Jean-Paul Baquiast 14/12/2014

Jusqu'à quand le monde dit civilisé supportera-t-il les monstruosités qui s'expriment au nom du prétendu l'Etat islamique?

Le site russe Sputniknews signale un « Guide sur l'usage des femmes esclaves », diffusé par le Département de la Fatwa de l'Etat islamique. Ce guide ou mode d'emploi, destiné aux bons musulmans de sexe masculin, donne des directives concernant la détention, l'usage et la commercialisation des femmes-esclaves.

Le guide, semble-t-il, ne précise pas quelles sont les femmes entrant dans cette catégorie marchande: toutes les femmes en général, certaines femmes capturées lors de combat, ou les femmes vendues par leurs pères, maris et frères à un éventuel acquéreur.

Les bonnes consciences feront valoir que les hommes dits civilisés se comportant en brutes avec des femmes prostituées ne sont guère différents. Cependant leur comportement, s'il bénéficie d'une grande tolérance politique et social, n'est pas encore codifié sous la forme d'un mode d'emploi diffusé par les gouvernements.

http://sputniknews.com/middleeast/20141214/1015828482.html

Ajoutons qu' en Europe même, l'asservissement des femmes au voile se répand. Voir à ce sujet

http://www.marianne.net/Le-voile-ou-l-etendard-du-patriarcat-antifeministe_a243240.html


Google à l'assaut des zones blanches du tiers monde.
Jean-Paul Baquiast12/12/2014

 

Grand bruit vient d'être fait à propos de l'initiative de Google, qui devrait se concrétiser avec l'aide du CNES français, expert en lancement de ballons-sondes stratosphériques. Google se prépare à lancer des milliers de tels ballons porteurs de récepteurs-émetteurs à longue distance.

Google et le Centre national d'études spatiales (CNES) ont signé un partenariat pour lancer des ballons gonflés à l'hélium dans la stratosphère. Ils devraient permettre de fournir un accès internet a la totalité de la planète, y compris dans des zones difficiles a raccorder par voie terrestre. Le projet nommé Loon, balloon (ballon en anglais), ambitionne d'envoyer tout autour de la Terre, à plusieurs dizaines de kilomètres d'altitude, des milliers d'aéronefs gonflés connectés les uns aux autres, avec des antennes-relais pour créer un gigantesque maillage, une sorte de réseau sans fil tout autour de la Terre.

L'ambition est de permettre aux zones dites blanches de la planète, sans accès facile à des réseaux téléphoniques et internet, de sortir de leur isolement. Les individus fussent-ils parmi les plus démunis, pourront ainsi grâce à un simple téléphone portable, se connecter à des interlocuteurs proches ou lointains. Ainsi l'accouchée dans la brousse pourra-t-elle facilement appeler des secours si l'opération se passe mal. L'hélicoptère le plus proche lui apportera sûrement un médecin (?).

Loon posera de redoutables problèmes juridiques et même pratiques: comment éviter que les ballons ne se concentrent pas dans les zones suffisamment ventées, en délaissant les autres. Mais peu importe. Derrière ces louables buts humanitaires, Google et son alliée la NSA espèrent ainsi mieux raffiner leurs écoutes.

Google pourra aussi inonder le citoyen sous développé de messages lui enjoignant d'acheter tel ou tel produit, de se comporter de telle ou telle façon.
Bien évidemment, Google ne paraît pas envisager que ces futurs réseaux soient hackés par des pirates divers et par des réseaux islamistes prêchant la guerre sainte. Ceci sera pourtant inévitable. Mais ce sera le prix à payer. Ainsi va le progrès.

Pour en savoir plus

* Lire cet article de The Intercept, le site de Greenwald, sur un projet américain de ballons captifs de surveillance dans le Maryland

* Voir aussi un article de Jean-Claude Empereur sur le projet Loon


Les Etats-Unis n'hésitent pas à tenter de bloquer la recherche scientifique en Russie
Jean-Paul Baquiast 08/12/2014

La Russie avait pris l'initiative d'un grand programme scientifique à portée internationale, le Spektr-UV project, connu aussi sous le nom de World Space Observatory-Ultraviolet, or WSO-UV. Cet observatoire spatial doit faciliter les observations dans le spectre ultra-violet, qui ne peuvent être menée à partir d'observatoires terrestres. Il complétera utilement l'observatoire spatial américian Hubble.

Mais pour ceci les Russes se proposaient d'obtenir des Etats-Unis la fourniture de composants de haute technologie. Dorénavant l'Amérique a décidé, au titre des « sanctions », de bloquer ces fournitures. Il s'agissait en fait, selon Boris Shustov, directeur de l'institut d'astronomie de l'Académie des sciences russes, d'un contrat avec la société britannique e2v pour la fourniture de composants américains destinés à détecter les radiations en UV. Mais la société e2v est elle-même interdite d'exportation vers la Russie.

Les Russes devront faire appel à leurs propres ressources mais cela retardera le lancement, initialement prévu pour 2016, jusqu'à 2020 au plus tôt. L'astronomie mondiale, et pas seulement russe, devra patienter en attendant

* Article RIA.ru http://fr.ria.ru/presse_russe/20141127/203089653.html
* Spectr UV http://fr.wikipedia.org/wiki/Observatoire_Spatial_Mondial-Ultraviolet


Cinquième anniversaire de la mission Proba-2 de l'Esa
Jean-Paul Baquiast 06/12/2014

Le satellite de Le satellite de l'Esa Proba 2 vient de fêter son 5 anniversaire.

L'observatoire royal de Belgique et l'Esa avaientinauguré il y a 12 ans un PRoject for OnBoard Autonomy satellites (PROBA) dont la seconde version, lancée il y a 5 ans, vient d'être confirmée en vue d'observations à poursuivre dans les prochaines années.

Il comporte 4 instruments scientifiques principaux, deux détecteurs de particules étudiant la composition du plasma entourant l'engin; DSPL ((Dual Segmented Langmuir Probe) et TPMU ( Thermal Plasma Measurement Units ) ainsi que deux instruments, SWAP (Sun Watcher using Active pixel system detector and image Processing) et LYRA (LYman alpha Radiometer) observant l'activité solaire. A cette fin, l'une des faces de Proba est constamment orientée vers le soleil.

La finalité de Proba était initialement l'observationde l'activité solaire à fins météorologiques. Mais l'engin comportait par ailleurs 17 technologies aux résultats accessibles librement de la Terre par les laboratoires et sociétés ayant des projets spatiaux. Dorénavant, il se spécialisera dans l'observation du milieu spatial et des conditions, notamment en provenance du soleil, susceptible d'affecter de futurs engins comme, plus immédiatement, les réseaux (grids) terrestres.

Il est inutile de souligner l'importance du programma Proba 2, en considération notamment de son faible coût, du en partie aux contributions des scientifiques du service public belge.

* Esa Proba 2 http://sci.esa.int/proba2/


La Chine annonce la construction d'un réseau global de communication quantique pour 2030
Jean-Paul Baquiast 28/11/2014

La science et les communications utilisant des bits quantiques (q;bits) se développent rapidement en Chine, selon Pan Jianwei, professeur de physique quantique à l'Université chinoise de sciences et technologies (University of Science and Technology of China). Il s'est exprimé à l' 2014 International Conference on Quantum Communication, Measurement and Computing (QCMC 2014) se tenant dans la ville chinoise de Hefei.

La communication quantique est jugée particulièrement intéressante pour la cryptographie, puisqu'elle permet en principe l'échange de messages « incassables » . La Chine devrait terminer en 2020 un premier réseau intercontinental Asie Europe. Il sera proposé au niveau mondial en 2030. Ces réseaux utiliseront des satellites ad hoc, dans le cadre d'un programme initialisé avec succès dès 2011. Ils bénéficieront de l'expérience des réseaux métropolitains quantiques d"ores et déjà en service en Chine.

La NSA, la CIA et leur allié Google trouveront-ils les moyens d'infiltrer de tels réseaux?

QCMC 2014 http://qcmc2014.ustc.edu.cn/index.php/about-qcmc2014