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Actualités
novembre 2015

Forces et budgets de défense
Jean-Paul Baquiast 29/11/2015

Dans un rapport publié par le Crédit Suisse, proposant une orientation vers un monde multipolaire se substituant à une « globalisation » dominée par un pouvoir unique hyper-puissant, l'on trouve une estimation des forces militaires conventionnelles des pays les mieux armés pour mener ce type de guerre (excluant en principe le recours au nucléaire. Concernant le nucléaire, voir notre brève ci-dessous).

Personne ne sera surpris de constater que les Etats-Unis ont l'armée la plus puissante au monde, la Russie et la Chine occupant respectivement la 2e et la 3e place du classement. L'arsenal technique du Pentagone comprend 13.900 avions et 920 hélicoptères d'attaque, 20 porte-aéronefs et 72 sous-marins. En 2014, le budget militaire américain a atteint 610 milliards de dollars, soit beaucoup plus que le total des neuf autres pays du Top 10", est-il indiqué dans le rapport du Crédit Suisse. La Russie arrive en deuxième position avec un large écart, suivie de près par la Chine. Le Top 10 comprend également le Japon, l'Inde, la France, la Corée du Sud, l'Italie, le Royaume-Uni et la Turquie. Au total, 20 pays font partie du classement.

Le roi-dollar

Une fois de plus, il faudra se demander pourquoi les Etats-Unis dont l'activité économique semble de plus en plus sur le recul, ont pu mobiliser au fil des ans de tels moyens. Certes, ils disposent de ressources considérables en matière notamment de recherche/développement, mais ceci ne suffit. La réponse est bien connue. Elle tient à la domination du dollar, imposée au monde entier par les pouvoirs réunis de Wall Street, de la Banque fédérale et de Washington – domination il est vrai bien aidée par les ressources militaires du pays, toujours prêtes à intervenir pour remettre au pas les récalcitrants.

Pour augmenter ses crédits militaires, il suffit que le gouvernement demande à la Fed d'émettre des bons du trésor en quantités suffisantes. Les autres pays, dont ces dernières années la Chine elle-même, s'empressent de les acheter pour en faire une monnaie de réserve stable.

Il est donc possible de faire valoir que la Chine, par des prêts en fait jamais remboursés, a pu financer une grande partie de l'arsenal américain que Washington aujourd'hui utilise pour la menacer dans le Pacifique. Ceci devrait changer avec les grands projets chinois de Nouvelle Route de la Soie, de Banque asiatique d'investissement et du statut de monnaie de réserve internationale qui serait conféré au remninbi. Mais les effets ne seront pas immédiats.

La plupart des autres pays, sinon tous, dont en particuler la Russie et la France, doivent financer leurs dépenses militaires par des impôts payés par leurs contribuables, ou par des emprunts à court terme qu'ils doivent rembourser dans le cadre d'une politique rigoureuse de résorption de la dette. Il n'est pas étonnant dans ces conditions que, pour ce qui la concerne, la France n'ait jamais pu mettre en chantier le second porte avion nucléaire dont elle aurait impérativement besoin pour assurer une présence suffisante à la mer.

Devant la montée des risques, la France comme ses homologues au sein de l'Union européenne devront bien réussir à faire valoir que, sur le plan militaire et surtout dans le domaine des investissements productifs stratégiques, ils devront faire appel à de la création de monnaie qui ne sera remboursée qu'à long terme, lorsque ces divers investissements auront produit leurs effets favorables.

Le spatial militaire (guerre dite des étoiles)

Dans le domaine du spatial militaire, assez curieusement, les Etats-Unis affirment que la Russie va sans doute disposer de moyens plus efficaces que les leurs. Le ministère américain de la Défense se dit profondément préoccupé par les progrès réalisés par Moscou et Pékin dans la mise au point d'armes antisatellites, annonce jeudi l'hebdomadaire The Diplomat

Selon le secrétaire américain adjoint à la Défense en charge des acquisitions, de la technologie et de la logistique, Frank Kendall, le leadership des Etats-Unis est particulièrement vulnérable dans l'espace compte tenu des progrès réalisés par la Russie et la Chine dans la mise au point d'armes antisatellites. Il s'agit d'armes capables d'effectuer des attaques électromagnétiques et de tirer des missiles antisatellites. En 2007, la Chine a déjà testé avec succès un missile antisatellite. Le Pentagone considère que la Russie disposera prochainement d'un "chasseur de satellites", capable de détecter et de détruire les satellites adverses.

Nous pourrions pour notre part parler de désinformation, destinée à faire une nouvelle fois augmenter les budgets de défense. Même si la Russie et la Chine se donnent de tels moyens, les contre-mesures américaines arriveront très vite...sinon avant


L'arsenal nucléaire russe est présenté comme dépassant celui des Etats-Unis
Jean-Paul Baquiast 2/11/2015

C'est en tous cas ce qu'annonce le développeur des systèmes de missiles stratégiques russes, le responsable du 'Moscow Institute of Thermal Technologies' Yuri Solomonov. Non sans justesse, il rappelle que, tant qu'il y aura des armes nucléaires puissantes, et convenablement réparties entre belligérants potentiels, un conflit nucléaire global ne se produira pas.

On peut cependant se demander si les Etats-Unis qui depuis les années 1950 cherchent à détruire l'Etat russe poour la principale raison qu'il a mis au point des armes nucléaires équivalentes aux leurs, les missiles 'Bulava',' Yars', 'Topol' et autres, ont bien adopté ce principe de sagesse.

Qu'en serait-il d'un pays comme la France, qui depuis Charles de Gaulle s'est doté d'un armement nucléaire respectable. Ce n'est pas en principe que la France veuille s'en servir en réplique possible à la Russie et aux Etats-Unis. Mais elle pourrait le cas échéant répondre à des gouvernements irresponsables qui décideraient de la menacer. On peut penser au Pakistan, plus tard sans doute à la Turquie et l'Arabie saoudite, qui se sont dotés ou voudraient se doter d'un tel arsenal, pour des usages pouvant de proche en proche détruire une partie de la planète. 1)

1) Un de nos correspondants, dont nous respectons ici l'anonymat, et à qui, prudemment, nous laissons la responsabilité de ses propos, nous écrit à cet égard:

« Ce serait peut être utile de contraindre la Turquie à un "moratoire" sur le nucléaire et / ou une sortie de l'Otan eu égard au danger qu'elle représente aujourdhui via son soutient militaro-financier à Daech ! La Turquie a signé des contrats (Areva-Mitsubishi...) pour le lancement de la construction de 8 réacteurs à eau pressurisée : 4 réacteurs VVER (centrale d'Akkuyu, début des travaux en 2015) et 4 réacteurs ATMEA (centrale de Sinop, début des travaux en 2017).

L’Arabie Saoudite n'a pas d'armes nucléaires, mais elle aurait financé 60% du programme nucléaire pakistanais en échange de la possibilité de se procurer des ogives nucléaires à court terme pour elle-même, avait affirmé le journal The Guardian en 2010. Les deux pays entretiennent d'excellentes relations. Ces dernières années, l’Arabie Saoudite a livré des milliards de dollars de pétrole bon marché au Pakistan. En retour, les Pakistanais ont officieusement accepté de vendre du matériel nucléaire au royaume, et notamment ses missiles mobiles balistiques Shaheen, qu’il est possible d’armer avec des têtes nucléaires.

En 2012, un responsable saoudien avait déjà fait allusion à un possible programme nucléaire de son pays: «La politique deviendrait totalement inacceptable si l’Iran était doté de la capacité nucléaire, et non notre royaume ». En outre, le mois dernier (avril 2015), le Prince Turki bin Faisal, qui a dirigé les services secrets saoudiens et qui a été ambassadeur au Royaume Uni et aux Etats-Unis, a déclaré sans ambages : « Quoi que les Iraniens aient, nous l’auront aussi ».

Depuis 2007, les Saoudiens ont commencé à faire part avec une insistance croissante de leurs inquiétudes à l’égard de l’Iran et à menacer de se munir eux-mêmes de la bombe si les Iraniens réussissaient à la construire. L’année dernière, des responsables saoudiens à Riyad ont haussé le ton, pour la première fois en public, en déclarant à un journaliste du Times qu’il « serait complètement inacceptable de voir l’Iran avec une capacité nucléaire et pas le royaume ». Rappelons ici que l'Iran s'est solennellement engagée à ne pas produire de bombes. Mais peut-on lui faire confiance?

Du côté pakistanais (le Pakistan produit autant d'électricité d'origine nucléaire que la Slovénie en 2013 soit 5 x plus que l'Iran), un haut responsable a confirmé l’ampleur de l’entente entre les deux pays, et demandé : « Pourquoi pensions-nous que les Saoudiens nous donnaient tout cet argent ? Pas par charité. » Un ancien haut responsable du renseignement, lui aussi pakistanais, lui a confié qu’il croyait « que les Pakistanais ont certainement entretenu un certain nombre d’ogives sur la base et si les Saoudiens devaient à un moment donné les reclamer, elles leurs seraient immédiatement transférées ».


Le quagma
Jean-Paul Baquiast 29/11/2015

On appelle « quagma » un gaz de protons et de neutrons comprimés et porté à une température environ 100.000 fois plus élevée que celle régnant à l’intérieur du Soleil,. Protons et neutrons (hadrons) sont des assemblages de quarks et de gluons confinés par les forces nucléaires fortes décrites par les équations de la chromodynamique quantiqeu. Il en résulte un liquide ultradense dans lequel les quarks et les gluons se s'assemblent pas. Mais dès que la température descend en dessous d'environ mille milliards de degrés, ce plasma de quarks-gluons, parfois appelé quagma ou encore QGP, se condense en nouveaux hadrons généralement instables au sein desquels quarks et gluons sont à nouveau confinés.

Pour étudier ce quagma, les scientifiques doivent remonter à une période de l’histoire de l’univers observable où celui-ci était âgé de moins d’un millionième de seconde, c'est-à-dire très tôt après le big bang, ou le phénomène ayant reçu ce nom. soit encore plus chaud et encore plus dense. Mais pour cela, il faut obtenir des paquets de protons et des neutrons à des énergies sans cesse plus élevées. C’est ce que font actuellement les chercheurs du Cern au LHC. Après la récente modification du LHC (run2) ils viennent d’annoncer avoir battu un nouveau record en faisant entrer en collision des ions de plomb à une énergie inédite (13 TEV).

On est évidemment encore loin des conditions régnant dans l'univers alors qu'il était de plus en plus jeune de quelques millionièmes de seconde. Il est donc impossible sinon en théorie de comprendre comment il se comportait à cette époque, si notamment il est apparu ex nihilo par exemple à partir du vide quantique, ou s'il a résulté du Big Crunch d'un précédent univers.

Il est cependant remarquable que des primates dotés au départ de leur seul cerveau (les physiciens) aient pu imaginer un univers si différent de celui qui était le leur il y a quelques millions d'années. Les philosophes des sciences auront largement matière à réfléchir sur ces questions.


Mission Exomars
JPB. 29/11/2015

Le premier des deux rovers d'exploration martienne mis au point par l'Agence spatiale européenne dans le cadre Exomars, comprenant une mission en 2016 et une autre en 2018, vient d'être transféré sur son site de lancement de Baïkonour. Ce programme, auquel participe la Russie, affiche des objectifs ambitieux: étude des champs électriques, inventaire complet des espèces chimiques de l’atmosphère martienne. L'atterrisage (amarsissage) devrait être contrôlé et comporter un freinage atmosphérique. Il s'agit d'un des exemples les plus probants de la nécessaire coopération scientifique avec la Russie

Exomars


Coût de la flotte Trident britannique
Jean-Paul Baquiast 25/11/2015

Le coût estimé de remplacement des 4 sous marins lance-engins (SNLE) britanniques constituant la flotte dite Trident, considérés comme vieillis, vient d'être réestimé par la Strategic Defence and Security Review (SDSR), définissant une stratégie de 5 ans en matière de défense. Il s'élèverait désormais à £31 milliards au leu des 25 milliards précédemment proposés. Ce coût n'inclut pas évidemment celui des missiles intercontinentaux.

L'état de fatigue de ces sous-marins est tel que la marine peine à assurer une présence à la mer d'un seul d'entre eux. Le gouvernement veut les remplacer par 4 SNLE nommés « Successor » qui entreraient en service en 2030. Ce projet est contesté au Labour Party, Jeremy Corbin voulant abandonner la force de frappe sous-marine.

Si ceci se faisait, la Grande Bretagne perdrait définitivement son indépendance nucléaire, étant obligée de se retourner vers l'US Navy en cas de menace grave. L'hypothèse d'une mise en commun de moyens avec la force de frappe française, même s'il n'y a pas de commandement unique, n'a même pas été évoquée..Special Relationship obligeant.


Gérer les déluges de données d'une façon utile pour le renseignement.
Jean-Paul Baquiast 25/11/2015

On peut s'interroger sur l'utilité pour la NSA ou la CIA de posséder des Data Centers emplis quotidiennement de données en masse (big data) résultant de l'espionnage permanent s'exerçant sur tous les réseaux et échanges de la planète. Depuis longtemps, l'on savait que ces services disposent de logiciels évolués d'intelligence artificielle pour en extraire des données significatives. Mais l'on savait aussi que ces logiciels pouvaient se tromper fréquemment. De toutes façons, peu de choses n'avaient été communiquées sur ce point.

Aujourd'hui, les laboratoires américains Sandia (Sandia National Laboratories), travaillant très largement pour la défense, viennent de présenter un système très novateur permettant aux analystes de mieux étudier les flux de données. Il s'agit du Pattern Analytics to Support High-Performance Exploitation and Reasoning (PANTHER). Sandia reste évidemment discret sur les méthodes utilisées. Il annonce cependant que les solutions développées permettent de travailler plus vite et plus efficacement en cas d'urgence.

Pour cela, des logiciels permettent, à partir des données brutes, de modéliser des trajectoires et des entités artificielles qui peuvent être très rapidement comparées à certaines de celles recueillies.par des capteurs. Il s'agit, notamment dans le domaine visuel, de mettre en oeuvre une recherche fondamentale sur la cognition permettant par exemple d'interpréter en quelques minutes les données collectées par des milliers de caméras intelligentes de sureillance sur des centaines de Km2. Ces caméras doivent être connectées par des réseaux très performants pour que leurs vidéos puissent être centralisées en temps réel. .

L'article de Spacewar.com fournit l'exemple de nombreuses applications possibles, tant pour la surveillance policière que pour la prévision des catastrophes, par exemple les suites d'une perturbation anormale enregistrées dans une trajectoire d'avion. Le système est évidemment auto-apprenant, pour tenir compte de la confrontation avec le réel.

Faut-il en conclure que plus rien désormais n'échappera aux esprits curieux des services américains? Sans doute. Disons seulement qu'en France un système analogue, fut-il cent fois moins performant, serait bien utile à la police pour identifier des djihadistes avant qu'ils ne passent à l'acte.

* Article de Spacewar
* Sandia


Le S400 russe Triumph
25/11/2015

Un système mobile de défense antiaérienne et antimissile S-400 Triumph sera déployé sur la base militaire de Hmeimim en Syrie, a annoncé le ministre russe de la Défense Segruëi Choïgou.

Le radar du système S-400 est capable de viser simultanément 300 cibles, et possède une capacité antimissile. 72 missiles peuvent y être chargés simultanément.

Parallèlement, l'état-major de l'armée russe annonce l'envoi près de la province de Lattaquié, dans le nord-ouest de la Syrie, du croiseur lance-missiles Moskva de la flotte russe, équipé de systèmes antiaériens. Lesbombardiers russes voleront désormais sous la protection de chasseurs.

Contre qui ces mesures de défense? Disons à toutes fins utiles. La destruction d'un Sukhoi russe à la frontière syrienne le 23/11 par l'aviation turque ne devrait plus pouvoir se renouveller.



Note

Sur les nouveaux missiles et lance-missiles russes, voir :
A Tornado With Rockets: New Russian Launch Vehicles Get Guided Missiles


Captagon
Extrait d'un article du Dr Jacques-Michel Lacroix, urgentiste 25/11/2015

Lors de l’attentat du 28 juin dernier, à Sousse en Tunisie, l’autopsie révéla, selon le Daily Mail, que l’auteur de la tuerie était sous l’empire de la « drogue des djihadistes » : le Captagon. Il faudra attendre les résultats de l’autopsie et des analyses effectuées sur les corps des terroristes du 13 novembre pour savoir si ce fut le cas à Paris.

Le Captagon, ou fénétylline, est un produit qui associe une molécule d’amphétamine et une molécule de théophylline. Il possède un effet dopant, psychique et somatique, et fut même utilisé, à faible dose, chez les enfants atteints de TDAH (troubles du déficit de l’attention et hyperactivité) il y a quelques années. Il est facile à produire, d’un très faible coût de revient et circule en grande quantité dans les pays du Moyen-Orient, tout particulièrement en Syrie.

Très récemment, les autorités turques ont saisi deux tonnes de Captagon (7,3 millions de comprimés) à proximité de la frontière syrienne. Ce n’est ni un psychotrope ni un hallucinogène, mais cette drogue augmente la vivacité psychique et la résistance à la fatigue. Ce n’est pas son usage qui suscite l’envie de perpétrer des attentats, mais en augmentant la résistance à la fatigue et à la douleur, ainsi que la vigilance, elle donne sans doute à celui qui en consomme l’impression d’être tout-puissant voir indestructible.

* Wikipedia Captagon fénétyline


Pascal Liégeois . Construisez un drone terrestre avec une caméra embarquée.
Jean-Paul Baquiast, Christophe Jacquemin 16/11/2015

Nous avons reçu de la maison Dunod un ouvrage de Pascal Liégeois sous le titre mentionné ci-dessus. Une lecture nécessairement rapide, compte tenu du minimum de technicité qui serait nécessaire et que nous n'avons pas, nous conduit à en recommander l'acquisition par les personnes s'intéressant à ce type d'entreprise .

Il leur restera à passer au travail..Espérons qu'il ne s'agira pas d'individus souhaitant employer de tels drones, dans des buts malveillants, sur leurs lieux de travail et lieux de résidence. L'espoir dira-t-on relève du voeu pieu. Il faudra s' habituer à vivre avec ces machines.

Pour en savoir plus

https://www.lalibrairie.com/les-nouveautes/economie-industrie-technique/construisez-un-drone-terrestre-avec-une-camera-embarquee-pascal-liegeois-9782100742561.html


Super-collisionneur de particules. Le projet de la Chine
Jean-Paul Baquiast 06/11/2015

Si la Chine n'est pas détruite d'ici là par une agression atomique provenant des Etats-Unis, et si le programme annoncé tient ses promesses tant en délais qu'en coûts, la Chine devrait être dotée en 2020 d'un super-collisionneur de particules, dépassant largement les capacités de l'actuel Large Hadron Collider (LHC) du CERN européen.

Ce collisionneur, déjà baptisé Circular Electron Positron Collider (CEPC) devrait avoir 2 fois la taille du LHC. Sa circonférence sera de 80 km. Il assurera dans un premier temps des collisions entre électrons et anti-électrons, puis entre protons, à des vitesses approchant celles de la lumière. Ceci devrait permettre de recréer des conditions de très haute énergie proches de celles ayant immédiatement suivie le Big Bang. Les physiciens espèrent à cette occasion découvrir de nouvelles particules au delà de l'actuel Modèle Standard.

Dans un même tunnel, le collisionneur sera divisé en deux ensembles. Le Circular Electron Positron Collider (CEPC) sera destiné à étudier le boson de Higgs et ses modes de dégénérescence et le Super Proton Proton Collider (SPPC) étudiera les collisions protons-protons.

Un complexe de laboratoires de recherches universitaires et industriels très ambitieux sera créé à cette occasion dans la proximité du futur CEPC. Il devrait pouvoir accueillir des milliers de chercheurs provenant du monde entier. Au delà de la physique des particules, les recherches pourront intéresser une large gamme de disciplines scientifiques. Le site de l'Institut pour la Physique des Hautes énergies montre déjà l'impressionnante gamme de recherches et d'expériences en cours. Le futur CEPC élargira encore les horizons étudiées.

La Chine, première puissance scientifique mondiale?

En termes géopolitiques, il faut nécessairement noter les ambitions de la Chine dans le domaine de la physique comme dans de nombreuses autres sciences. La Chine vise évidemment à dépasser les compétences et moyens déjà considérables accumulés par l'Amérique depuis les années 1950.

Rappelons qu'en matière de collisionneur, les Etats-Unis avaient renoncé à développer un équipement analogue à celui du CERN, devant le coût croissant de leurs dépenses militaires (par exemple au moins 400 milliards de dollars pour le projet d'avion de combat F 35 qui se révèle inutilisable). Il semble qu'ils envisagent de construire un grand accélérateur linéaire (Le LHC est un accélérateur circulaire) à Stanford, mais nous n'avons pas ici de données récentes à ce sujet. Le lieu de construction ainsi que les technologies employées n'ont pas encore été déterminés.

Avec son projet de CEPC, la Chine met aussi en évidence le retard qu'est en train de prendre l'Europe dans ce domaine comme dans de nombreux autres. Aujourd'hui, les Etats européens, montrant un mépris ou une ignorance généralisée concernant l'importance stratégique des sciences, seraient incapables de décider la construction d'un nouveau LHC ou d'un super-accélérateur linéaire, lequel serait pourtant bien utile dans les prochaines décennies. Si le besoin était confirmé, pourquoi ne pas réaliser un accélérateur linéaire conjointement entre Europe (CERN), Chine et Russie?

On peut penser que les nombreux scientifiques chinois ou d'origine chinoise travaillant dans des laboratoires américains rejoindront très vite leurs collègues chinois dans les nouveaux complexes de recherche annoncés.

Pour en savoir plus

* Institut pour la physique des hautes énergies. Académie des sciences de Chine
http://english.ihep.cas.cn/
 * China plans world's largest supercollider
http://english.ihep.cas.cn/prs/ns/201511/t20151102_155005.html

Note

Nous avons reçu plusiers courriers 1) indiquant qu'un collisionneur peut très vite conduire à des applications militaires non souhaitables. Selon eux, l'Europe n'aurait pas du investir dans cette direction, et moins encore se rapprocher de la Russie et de la Chine pour de futurs investissements communs.

Nous pensons pour notre part, avec sans doute beaucoup de naïveté, que les recherches en physique peuvent toutes conduire à des applications militaires. Serait-ce une raison pour ne rien faire?

1) Par ex. de Wojtek

Two perspectives:

geopolitical - LHC or any similar or larger equivalent is a huge cost that is not being carried without serious scientific gains rationally expected. The CERN is in Europe and Europe is geopolitically under strict control from US. As Tejinder is rightly pointing out Russia+China are capable of balancing the West (US+EU+UK) so under current situation i see no possibility of any serious investment together until such time the West will accept the East as equal. Since at least year 2000, when the West is continuously trying to re-balance the economies after the debt + globalization bubble based growth period, the East sees its chance to break out from Western dominance. Of course the West is doing whatever possible to crush this revolt. Large project like this, when located in China would be controlled by China which would be hardly acceptable to the West. And we would be talking here about much bigger costs then the seed money for AIIB bank which is still a no-no for US.

scientific - i tend to support Tejinder's thought here: as humans we strive to learn more but whatever we have learned in the past was quickly used militarily before much later being used for civil applications. We have learned FISSION but our nuclear reactors still are producing a lot of used fuel that can be easily turned into weapons. GE had the technology for fully using the nuclear fuel but has been stopped from commercializing it. As long as there will be military, their perspective will be always first. And when talking about circular colliders we are talking about high energies, large installations and working on resonance principle. We do not know what will resonate along with our experiments. There are already voices that CERN and HAARP are playing with dangers we cannot control

 


Vivement le Long Range Strike Bomber
Jean-Paul Baquiast 01/11/2015

Le Pentagone, qui a brillamment réussi la mise au point d'un avion de combat de 5e génération le JSF Joint Strike Fighter, pratiquement incapable de soutenir un engagement, malgré un coût estimé au bas mot à $400 milliards, sinon $1.000 milliards, ne désespère pas.

Il vient d'annoncer un projet de super-bombardier atomique à long rayon d'action, le Long Range Strike Bomber, or LRSB. Les spécifications de celui-ci sont tenues secrètes. Mais le coût annoncé devrait dépasser $100 milliards et la réalisation demandera plusieurs décades.

L'US Air Force envisage de se doter de 100 de ces appareils, destinés à remplacer les actuels B-52 et BI. Après mise en concurrence, l'industriel sélectionné est Northrop Grumman. Mais d'ores et déjà Lockheed Martin et Boeing demandent des éclaircissements sur les conditions d'attribution du contrat.

Nous attendons avec intérêt les futurs commentaires de notre ami Philippe Grasset sur le site Dedefensa. Philippe Grasset est depuis plusieurs années l'historiographe indiscuté du désastre JSF. Il pourra montrer que le complexe militaro-industriel américain n'a pas renoncé à exploiter les contribuables de ce pays et ceux des fidèles alliés qui s'engageront les yeux fermés sur le projet de LRSB

* Voir pour plus de détails Challenges


La révolution du blockchain
Patrick Guedj 01/11/2015

L'ubérisation de la finance par l'algorithme pair-à-pair blockchain utilisé en particulier par la monnaie dématérialisée bitcoin est engagée.

L'association d'entrepreneurs CroissancePlus propose de créer une agence financière européenne pour rattraper notre retard en la matière.

Le document (page 32) s'appuie sur une étude de la Banque d’Angleterre pour indiquer comment les forces de marché finiront par concentrer la maîtrise des flux financiers entre quelques mains. Malgré le caractère profondément décentralisé de cet algorithme - le plus abouti actuellement sous cet angle - Il semble donc que ces organisations collectives visant à réguler les forces économiques finissent
inévitablement par une concentration excessive même pour les systèmes
numériques décentralisés. Et que Jeremy.Rifkin se tromperait à terme.

Le document n'aborde pas cette question de la régulation.