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Sciences politiques. Défendre les droits des femmes allemandes ? Un devoir impératif pour tous les Européens
Jean-Paul Baquiast - 22/01/2016

Les agressions sexuelles multiples dont été victimes les femmes allemandes durant les fêtes du 1er janvier 2016, à Cologne et dans d'autres villes, en provenance de centaines de migrants masculins musulmans, devraient mobiliser tous les européens en défense de ces femmes. Ceci n'a pas véritablement été le cas.

Pour commencer, Angela Merkel, bien que femme elle-même, s'était montrée incapable de prévoir de telles agressions, pourtant conséquences inévitables de la décision qu'elle avait prise d'accueillir en Allemagne environ 1 million de migrants en 2016-2016. Nous avions nous-même indiqué, sur un autre site(1) que faire venir sans précaution en Europe des centaines de milliers de jeunes hommes provenant du Moyen Orient et d'Afrique, profondément imprégnée de cultures dans lesquelles les femmes n'ont aucun droit et doivent subir sans résistance tous les abus du sexe masculin, mettrait nécessairement en danger les droits et l'intégrité physique des femmes européennes.

D'autant plus que ces hommes ne peuvent trouver aucun exutoire à leurs besoins sexuels auprès des quelques compatriotes femmes ayant migré en Europe avec eux, maintenues dans une dépendance sociale et religieuse ne leur reconnaissant aucune autonomie vis-à-vis des hommes.

Aujourd'hui les Allemands, à la suite des agressions dont sont victimes en permanence leurs compatriotes femmes, à une moindre échelle que celles survenues à Munich, mais de façon continue, commencent à se mobiliser, hommes comme femmes, pour dénoncer ces agressions. Mais l'ensemble des Européens devraient cesser de se sentir non concernés par une telle situation, autrement dit cesser de considérer que prévenir ces agressions relève exclusivement du devoir de la police allemande.

C'est tout un pan considérable de la civilisation européenne qui risque s'être mis en danger. Faut-il rappeler que seule l'Europe a osé, dès la fin du 19e siècle, annoncer que les femmes avaient autant de droits, dans tous les domaines, que les hommes. Certes le combat a d'abord été le fait de mouvements féministes, se heurtant aux résistances déterminées des hommes. Mais la légitimité de leur combat a fini par être reconnue, entrainant des conséquences juridiques indispensables pour que les bonnes intentions se traduisent dans les faits.

Certes la domination des hommes n'a pas pour autant cessé de se faire sentir, notamment dans le domaine professionnel mais aussi dans la pratique du harcèlement sexuel. Néanmoins là encore l'égalité entre femmes et hommes progresse lentement, sous la pression d'une opinion majoritairement acquise au principe désormais reconnu comme sacré de l'égalité entre les sexes.

Or les européennes et européens ne doivent pas se faire d'illusion. Si les sociétés européennes tolèrent quelques atteintes au droit des femmes provenant de populations immigrées aux cultures majoritairement sexistes,ce sera très vite la fin des droits des femmes européennes. Une petite tolérance en entrainant inévitablement d'autres, ce sera l'une des bases de la civilisation européenne qui s'écoulera. L'Europe rejoindra très vite les milliards de pays où la femme n'a aucun droit.

Que l'on ne dise pas que l'assimilation progressive des immigrants aux valeurs européennes fera très vite disparaître le problème. Même si cette assimilation, à supposée qu'elle soit recherchée, se fasse dans d'autres domaines, elle ne se fera pas dans celui des pratiques sexuelles et familiales, hérités de millénaires de traditions sociétales et religieuses imposant la domination des hommes. Cernées, les féministes européennes finiront par se soumettre.

Que faire pour défendre les femmes ?

Que doit faire l'Europe pour défendre ses femmes ? La réponse est simple. Interdire désormais, sauf à dose homéopathique, les migrations, qu'elles proviennent de réfugiés politiques ou économiques. Et pour cela ne pas hésiter, comme le font déjà certains pays européens, à bâtir des frontières et à les défendre manu militari. Face à un monde où les migrations attendues dans les prochaines décennies et provenant des pays musulmans se feront sans doute par centaines de millions, la survie de l'Europe sera à ce prix.

Mais dira-t-on en quoi la survie de la civilisation européenne, concernant quelques centaines de millions d'européens, intéressera les milliards de non-européens? En rien, évidemment. C'est donc aujourd'hui aux Européens, et à eux seuls, de choisir s'ils veulent accepter un suicide programmé.

Une émission de Des paroles et des actes en date du 21 janvier(2) a bien montré qu'à quelques différences près, Daniel Cohn-Bendit et Alain Finkielkraut considéraient que la défense du droit des femmes, comme d'ailleurs celle des droits des homosexuels, était inséparable de la civilisation européenne. A l'inverse, sur le plateau, les agressions verbales violentes dont s'est rendue coupable à l'égard d'Alain Finkielkraut une intervenante se disant enseignante et musulmane, a bien montré que si celle-ci se présentait sans voile et sous un extérieur avenant, son esprit était enfermé dans une burqa digne de l'Arabie saoudite. Bonne chance à ses élèves.

Notes
(1) http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=2031&r_id=
(2) Des paroles et des actes. Les deux France, le débat : Daniel Cohn-Bendit face à Alain Finkielkraut


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