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Actualités pour janvier 2017

La matière noire: de plus en plus obscure
Jean-Paul Baquiast 30/01/2017

Dans un petit article du 21 janvier 2017, p. 14, la revue NewScientist constate l'impossibilité de mettre à ce jour en évidence l'existence de la matière noire. Celle-ci est supposée représenter environ 23% de la matière de notre univers. Elle serait responsable des aberrations constatée dans la force gravitationnelle s'exerçant sur la matière ordinaire. Ces aberrations elles-mêmes ne pourraient résulter que de la présence de particules jusqu'ici indétectées qui formeraient la matière noire. Certaines de celles-ci ont été décrites sous le nom de WIMP ou particule de matière faiblement interactive.

Pour rendre crédible cette hypothèse, il faudrait pouvoir observer le passage sur Terre de telles particules, à l'occasion d'interactions au sein d'instruments adéquats. Or de tels instruments, de plus en plus complexes et coûteux, ont été mise en place sans permettre d'identifier les « blips » correspondant à de telles intégrations. Les seules observations faites ont été finalement attribuées à des aberrations instrumentales.

Aujourd'hui les chercheurs utilisant le dernier et le plus complexe de ces instruments, dit XENON100, installé en Italie dans l'observatoire du Gran Sasso, constatent l'incapacité de mettre en évidence le moindre signal correspondant au passage de particules de matière noire (voir https://arxiv.org/abs/1701.00769v1 Search for Electronic Recoil Event Rate Modulation with 4 Years of XENON100 Data).

Ceci n'empèche pas les physiciens convaincus de l'existence de telles particules de matière noire d'espérer encore pouvoir en prouver l'existence. Dans ce but, notamment, une nouvelle version du détecteur XENON devrait être installée à une date non encore précisée. Il devrait comporter une cuve emplie de 3,3 tonnes de xénon liquide. On imagine le coût d'un tel dispositif.

Il serait peut-être temps d'étudier avec davantage de moyens les hypothèses faisant reposer sur des inhomogéités de l'univers les effets attribués tant à la supposé matière noire qu'à la supposée énergie noire. Nous avons dans des articles précédents relaté les travaux en ce sens du Pr. Thomas Buchert, cosmologiste français, et de ses collègues. Voir notamment L'effet des inhomogénéités sur l'univers global http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2016/170/buchert.htm


Barrages hydro-électriques au Brésil et contribution à l'effet de serre
Jean-Paul Baquiast 29/01/2017

On estimait généralement en France que la forte contribution à la production d'énergie renouvelable résultait du parc hydroélectrique de barrages construits après les années 1950. Ceci semble encore aujourd'hui exact, avec une contribution d'environ 60%, énergie nucléaire exclue.

Est-ce exact pour d'autres pays? Dans le cas du Brésil, étudié par l'article référencé ci-dessous, les barrages existants ou à construire, notamment en Amazonie, produiront plus de méthane, puissant gaz à effet de serre, qu'ils n'économiseront de CO2.

Les sources de ce méthane sont multiples: décomposition des arbres abattus pour construire le barrage, décomposition des feuilles mortes s'accumulant au fond du réservoir, perte massive de biodiversité résultant de la présence du barrage et de son lac-réservoir. De plus, les flux provenant des rivières ainsi équipées ne sont pas suffisants pour faire tourner convenablement les turbines.

Logiquement, il ne faudrait construire de nouveaux barrages qu'après une étude scientifique sérieuse de leur contribution au respect des engagements pris à la COP21 à Paris. Mais, comme il était prévisible, la corruption dans le pays est tel, à tous les niveaux de décision, que les attributions de crédits publics aux entreprises constructrices de barrage ne peuvent faire l'objet de telles études scientifique préalable.

Il y a beaucoup de raisons permettant de penser que, dans la plupart des pays engagés dans la lutte contre la production des gaz à effet de serre, les mêmes raisons empêchent la prise de décisions rationnelles. La prochaine génération ne pourra alors que constater la montée irréversible des dégâts climatiques et environnementaux résultant de la hausse incontrôlable des températures.

Référence
http://www.theglobalist.com/dams-climate-change-global-warming-brazil-paris-agreement/


Super-super calculateur chinois
Jean-Paul Baquiast 19/01/2017

La Chine envisage de développer un super-super calculateur capable vers 2020 d'exécuter un milliard de milliards d'opérations par seconde (exascale). Un certain nombre de pays poursuivent ce projet, mais sans avancées notables à ce jour.

Le calculateur utilisera des micro-chips uniquement fabriqués en Chine, au lieu de s'adresser comme précédemment à des technologies américaines.

Aujourd'hui la Chine a réalisé le supercalculateur le plus rapide du monde, dit
Sunway TaihuLight machine. Elle dispose par ailleurs de 167 supercalculateurs, comparés au 165 américains.

Le futur calculateur trouvera diverses applications: traitement des « big datas » et gestion des « clouds », mais sans doute aussi dans le domaine militaire. On estime généralement dans le monde scientifique que de tels équipements n'ont pas encore permis aux universités chinoises de se distinguer nettement de leurs concurrentes. Mais sans doute les rapports changeront dans quelques années, vu l'ambition des projets scientifiques chinois actuels.


Le HoaxCrash
ThierryBerthier 19/01/2017

Lorsque la fausse rumeur est utilisée pour déstabiliser le cours d’une action en créant une volatilité artificielle sur le titre, on parle alors de « HoaxCrash » (hoax pour canular et crash pour le flash crash boursier qui en résulte).

De telles cyber-opérations méritent une attention particulière car les turbulences qu’elles engendrent sont souvent très violentes et coûteuses pour les victimes de l’attaque. À partir du HoaxCrash qui a ciblé le groupe Vinci le 22 novembre 2016, notre étude, référencée ci-dessous et téléchargeable gratuitement, passe en revue les cas antérieurs puis réalise une analyse de ce type de cyberattaque. Elle montre en particulier qu’un HoaxCrash peut se définir formellement par la donnée de trois paramètres : sa durée de validité, son efficacité et sa puissance. L’étude propose ensuite quelques pistes pour lutter algorithmiquement contre les HoaxCrash.

Reférence

http://www.chaire-cyber.fr/IMG/pdf/article_iv.10_hoaxcrash_thierry_berthier_01.2017.2.pdf


Dans le pilotage, l'intelligence artificielle (IA) est plus fiable qe le cerveau humain
Jean-Paul Baquiast 17/01/2017

Ceci est de plus en plus observé, soit dans la vie quotidienne, soit en laboratoire.

Les experts pensent par exemple que l'accident récent du Boeing 747 de la compagnie turque ACT Airlines, qui reliait Hong Kong à Istanbul et devait faire escale à Bichkek, et qui s'est écrasé sur le village kirghiz de Datcha-Souou lors de son atterrissage par un épais brouillard, a été du à une faute de pilotage. Les 4 pilotes ont été tués lors de d'accident.

Selon les premières conclusions des autorités kirghizes, le crash a été causé par une erreur de pilotage. Elles assurent que la visibilité à l'aéroport de Manas à Bichkek était suffisante pour l'atterrissage malgré le brouillard. De son côté, le ministère de l'Intérieur a assuré qu'aucune trace d'explosifs n'avait été découverte sur les lieux du crash.

Les accidents de ce genre sont nombreux, même s'ils sont peu commentés. Les enquêtes montrent que les pilotes automatiques, ou autres aides apportées par l'IA, ont été débranchés lors des accidents. Les boites noires ne montrent généralement pas d'erreurs dues aux systèmes d'IA en charge du pilotage.

Les essais en laboratoire aboutissent généralement aux mêmes conclusions. On lira à ce sujet un article bien documenté du Figaro-Sciences 1) . Encore faut-il observer que cet article est déjà ancien et que les systèmes d'IA dite augmentés enregistrent tous les jours de nouveaux progrès.

C'est sur eux que repose, comme on le devine, tous les espoirs mis par les constructeurs automobiles dans la mise au point de voitures ne nécessitant pas nécessairement l'intervention d'un conducteur humain. On dira que de tels véhicules seront plus coûteux pour l'usager que les véhicules actuels. Un chauffeur, fut-il professionnel, ne coûte pratiquement rien.

Mais si sur le plan de la société l'on rapproche la dépense nécessaire pour doter tous les véhicules d'IA augmentée, à celle correspondant aux dizaines de milliers d'accidents provenant d'erreurs humaines, la cause devrait être entendue.

Ceci d'autant plus que ces technologies se perfectionneront sans cesse, dans le cadre inévitable d'une marche à ce que l'on nomme le cerveau artificiel global.

Note

1) Voir dans Le Figaro Sécurité aérienne : les pilotes trahis par leur cerveau


Les Russes ont-ils vraiment hacké (piraté) les serveurs du DNC ?
Jean-Paul Baquiast 14/01/2017

Dans un article très bien documenté (au point qu'il est difficilement compréhensible par le non spécialiste), le militant américain anti-guerre Gregory Elich pose cette question toujours d'actualité.

Selon le renseignement américain, la Russie avait délibérément pénétré les serveurs du Democratic National Committee (DNC), extrait de ceux-ci divers documents ou emails et fait connaître les contenus de ceux-ci au public, afin d'influencer les élections présidentielles. Ceux qui, tant au Parti Démocrate qu'au Parti Républicain, soutenaient la candidature de Hillary Clinton, ont prétendu que Donald Trump a du à cela sa victoire. Ces documents et emails montraient en effet clairement que Hillary Clinton était compromise dans différents trafics et indigne de devenir Présidente.

Donald Trump a depuis vigoureusement nié l'hypothèse d'une intervention russe en sa faveur. Effectivement, les responsables de la Communauté du renseignement américain, comme d'ailleurs Obama et ses soutiens politiques n'ont jamais été capables de présenter de preuves techniques convaincantes de leurs allégations.

Aujourd'hui, on pourrait penser que les accusations contre la Russie étaient retombées faute de preuve, mais ce serait une erreur. Les campagnes pour déconsidérer et compromettre Donald Trump, pouvant aller jusqu'à sa destitution, prennent de plus en plus d'ampleur. Derrière Trump, c'est le rapprochement avec Vladimir Poutine, envisagé par lui, qui est la cible de ces campagnes. Comme nous l'avons plusieurs fois montré, un rapprochement avec celui qui continue d'être présenté par une majorité de ceux composant l'Etat profond américain comme un ennemi institutionnel de l'Amérique, serait vécu comme une défaite majeure.

Aussi, le DNC a-t-il mobilisé d'importants ressources financières et technologiques pour apporter enfin la preuve d'intrusions russes dans ses serveurs, y provoquant des activités non habituelles. La firme de Cybersécurité Crowdstrike (https://www.crowdstrike.com/) , principale enquêtrice sur ces matières, a découverts deux intrusions différentes sur ces serveurs. Il n'y a pas de raison de suspecter que cette dernière, jusqu'ici honorablement connue, ait camouflé les faits pour complaire au DNC. Par contre le domaine est complexe et en évolution permanente. Il est incompréhensible, non seulement du grand public, mais par ceux n'ayant qu'une connaissance générale de l'Internet.

Aussi bien, un grand nombre d'experts américains spécialistes du domaine se sont spontanément mobilisés pour discuter au plan technique les arguments présentés par la firme. Ils ne se cachent pas de vouloir « innocenter » Donald Trump des accusations en faisant un mannequin de Moscou. Dans son article référencé ci-dessouss, Gregory Elich cite les nombreuses chercheurs et spécialistes pour lesquels les intrusions dans les serveurs du DNC auraient pu tous autant résulter de diverses opérations malveillantes visant à permettre d'accuser Moscou et Donald Trump.

Gregory Elich ne peut évidemment pour sa part « blanchir » Moscou de toute accusation, mais il montre que les preuves d'une manipulation des serveurs par des intérêts politiques visant à compromettre Trump à l'avance sont si nombreuses que, devant un tribunal un tant soit peu professionnel, l'accusation ne serait même pas examinée.

Nous n'avons pas ici la compétence nécessaire pour discuter les arguments présentés par les défenseurs de l'intégrité de Trump, rassemblées dans l'article de Elich. Nos lecteurs pourrons s'y référer et apprécier eux-mêmes.

* Voir Did the Russians Really Hack the DNC?


Avenir de STX France
Jean Paul Baquiast
Joseph Leddet
09/01/2017


Fleuron de la construction navale française, les Chantiers de l'Atlantique, rebaptisés STX-France depuis leur acquisition en 2008 par le groupe sud-coréen STX, vont devoir changer d'actionnaire car leur maison-mère vient de déposer son bilan.

A priori, l'entreprise est saine et son carnet de commandes bien fourni ; elle possède notamment une « forme » de très grande taille qui lui permet de construire des bâtiments géants, super-paquebots ou porte-avions. Un tiers de son capital appartient à l'Etat français, qui dispose d'un droit de préemption.

Le repreneur pressenti est l'italien Fincantieri, groupe vieux de 230 ans, propriété à 72% de l'Etat italien, à qui l'on reproche d'être le cheval de Troie de Pékin du fait d'une récente joint-venture avec un groupe naval public chinois.

Certains, non sans raisons – nous étions de ceux-là – avaient demandé la nationalisation pure et simple de l'entreprise. Mais quel décideur en France possède l'ampleur de vue nécessaire pour retenir cette idée? A défaut, la reprise de STX par Fincantieri pourrrait être l'occasion, via une entente positive entre pouvoirs publics français et italiens, de fonder les bases du futur champion européen n°1 mondial de la construction navale ?

Mais sans doute là encore est-ce trop demander?


Le prétendu retour des grizzlis
Jean-Paul Baquiast 09/01/2017

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Le naturaliste et écologiste américain Brian Peck , vivant dans les Columbia Falls, met en garde contre les affirmations du Directeur de l'Agence de protection de l'environnement ( Montana Fish, Wildlife and Parks) Jeff Hagener, selon lesquelles l'espèce emblématique de l'ours Grizzly (Ursus arctus horrible) un moment déclarée comme menacée, avait récupéré une population suffisante pour cesser d'être protégée. Elle pouvait donc être retirée de la Loi fédérale concernant la protection des espèces en danger, et être dorénavant soumise à la loi de l'Etat du Montana.

Or celle-ci n'offre aux populations de grizzlis que des protections très limitées, ceci pour ne pas nuire aux intérêts des chasseurs, électeurs nombreux et puissants.

Les scientifiques indépendants ont depuis longtemps affirmé que les populations de grizzlis devaient atteindre un effectif de 2.500 à 3000 ours. Or celle-ci ne dépasse pas 1800 individus. De plus, elles ont été réparties administrativement dans 6 zones de protection sans relations entre elles, ne permettant pas aux grizzlis de conserver une variété génétique suffisante. Enfin, les effectifs estimés sont principalement présents dans l'une de ces zones, les 5 autres disposant de populations insuffisantes pour se reproduire convenablement.

Pour Brian Peck, le cas des grizzlis est emblématique de la façon dont les espèces en danger sont prétendument protégées. Pour des objectifs politiques, les responsables officiels de cette protection diffusent des données fausses leur permettant de se mettre en valeur et de satisfaire les administrations de l'Environnement.

Nous pouvons penser que bien d'autres espèces, terrestres ou marines, déclarées officiellement comme ne justifiant plus de mesures de protection, sont au contraire de plus en plus menacées. C'est d'ailleurs pour ces raisons que la diversité biologique, très amoindrie actuellement, aura sans doute
disparue avant la fin du siècle.

Références

* Counterpunch
http://www.counterpunch.org/2017/01/09/real-grizzly-bear-recovery/

* Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Grizzli


Chute de comètes sur un astre lointain
Jean-Paul Baquiast 07/01/2017

Les comètes circulant dans l'espace intergalactique sont généralement considérées, lorsqu'elles plongent vers un astre ou une planète, comme apportant des éléments susceptibles de favoriser l'apparition de la vie sur les planètes les recevant, notamment de l'eau. Resterait évidemment à expliquer d'où viendraient ces éléments. Etaient-ils présents des la naissance de l'univers? Si oui, cela pourrait faire penser que la vie serait très répandue dans l'univers, et ceci dès l'origine de celui-ci. Elle serait le produit de la combinaison de corps chimiques plus simples, dès que les conditions de température et d'éclairement le permettraient.

Il est pratiquement impossible d'observer la rencontre de telles comètes avec des astres qui les attireraient par leur pouvoir gravitationnel. Ceci y compris dans notre système solaire. L'observation que vient de faire le télescope spatial Hubble est donc particulièrement intéressante. Elle montre des comètes plongeant vers l'étoile HD 172555, située à 95 années lumière de la Terre. Les comètes, à ces distances, n'ont pas été vues directement. Hubble par contre a pu observer les restes de grande taille résultant de la vaporisation de leur coeur glacé à l'approche de l'étoile. C'est ce que représente la « vue d'artiste » ci-dessous, qui a été largement diffusée.

Ces comètes ont subi l'attirance gravitationnelle ("gravitational stirring") exercée par une planète géante de la taille de Jupiter, gravitant autour de l'astre. Cette planète, également représentée sur la vue d'artiste, n'a pu vu la distance pu être observée directement. Les nombreux cercles concentriques orange représentés sur l'image simulent les débris gravitant autour de l'étoile à la suite de la désintégration de comètes précédentes.

HD 172555 est le 3e système solaire où les astronomes ont pu détecter la chute de comètes attirées par le gravité de l'astre central. Il est remarquable de noter qu'une équipe d'astronomes français étudiant les données archivées par le spectrographe HARPS de l'European Southern Observatory avait pour la première fois découvert des exocomètes gravitant autour de HD 172555

HARPS signifie High Accuracy Radial velocity Planet Searcher spectrograph. Le spectrographe décompose la lumière en ses couleurs élémentaires, ayant permis de détecter, dans le cas de HD 172555, la trace d'éléments de calcium présents dans la lumière de l'astre. Ceux-ci auraient été apportés par des comètes tombant sur l'astre.

On ne peut que regretter le nombre d'observations intéressantes concernant l'univers, qui pourraient être faites grâce à des instruments et des équipes plus nombreuses, et qui ne le seront pas dans un temps proche, faute des moyens nécessaires.

Référence http://hubblesite.org/news_release/news/2017-02