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Actualités pour septembre 2017

 

La Marine Nationale commence à recevoir ses BSAH

 

Mis à l'eau en juin dernier au chantier Piriou de Concarneau, le premier BSAH (bâtiments de soutien et d'assistance hauturiers ) de la flotte française va réaliser ses essais en mer et devrait rejoindre la base navale de Toulon, où il sera affecté, vers la fin octobre. La Loire y remplacera les bâtiments de soutien de région (BSR) Gazelle et Taape, mis en service en 1978 et 1983.

Ces nouvelles unités serviront au soutien d'une force navale (accompagnement d'un groupe aéronaval ou amphibie, intervention auprès d'un un sous-marin en escale, remorquage d'antennes et de cibles), au soutien de région (remorquage d'engins, ancrages, relevages...) et à la sauvegarde maritime dans le cadre de l'action de l'État en mer (sauvetage, assistance à la protection des biens, protection de l'environnement, lutte contre les pollutions maritimes...) Les bâtiments sont notamment dimensionnés pour pouvoir remorquer le porte-avions Charles de Gaulle ou les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins

Longs de 70.3 mètres pour une largeur de 15.8 mètres et un tirant d'eau de 5 mètres, les BSAH, dotés d'une coque et de superstructures en acier, afficheront un déplacement de 2665 tonnes en charge. Ils seront armés par 17 marins.

Les BSAH 2 à 4 remplaceront à Brest les remorqueurs de haute mer (RHM) Tenace (1973) et Malabar (1976), ainsi que le BSR Elan (1978) à Cherbourg. Il faudra s'habituer à ne plus voir en mer ces anciens mais encore impressionnants remorqueurs tous temps et toutes mers, qui entre autres services ont sauvé des milliers de vie dans leur longue carrière.

Source

https://www.meretmarine.com/fr/content/piriou-met-leau-le-premier-bsah



La Turquie intéressée par le système européen Aster

L'accord avec la Russie pour la fourniture de 2 systèmes anti-missiles S 400 n'empêche pas la Turquie de commencer à travailler pour l'avenir avec l'Europe sur un futur système de défense aérienne. Un accord préliminaire a été signé la semaine dernière entre le consortium européen Eurosam (50-50 entre MBDA et Thales) et les industriels turcs Aselsan et Roketsan. Les trois partenaires devraient développer sur le long terme un nouveau système de défense aérienne sur la base du système de missile Aster (système SAMP/T).

Ainsi, les Turcs achèteraient le S-400 pour couvrir leurs besoins à court terme et coopéreraient avec Eurosam pour couvrir leurs besoins de long terme.

La Turquie devra donc rapidement décider si elle entre dans le programme de modernisation du système de défense Aster 30 Block 1 NT lancé en coopération entre la France et l'Italie.


Contrôle d'un navire à 8.000 km de distance

Un navire de 80 mètres, le PSV Highland Chieftain de l'armement américain Gulfmark a été contrôlé à 8000 km de distance. Le 21 août dernier, alors qu'il se trouvait en Ecosse, le navire offshore a, pendant 4 heures, effectué des manoeuvres de positionnement dynamique commandées depuis le centre de contrôle Wärtsilä de San Diego. Il aura suffi de rajouter un logiciel à la console DP du bord, équipé de la plateforme NACOS de Wärtsilä. Aucun relais à terre, ni même une liaison satellite spécifique, il aura suffi d'utiliser la liaison à bande passante habituelle pour permettre aux ingénieurs de prendre le contrôle de la console.


Un cerveau prodige.
Eric Campion et Jean-Paul Baquiast 09/09/2017

Ce blog scientifique http://physicsgirl.com/ ne retiendrait sans doute pas particulièrement l'attention, parmi de nombreux autres analogues. L'intérêt est différent, quand l'on apprend que l'auteur en est une physicienne prodige de seulement 24 ans, nommée Sabrina Gonzalez Pasterski .

Un article de Nathan Weber nous apprend qu'à l'âge de 12 ans, elle a commencé à s'intéresser à la mécanique, à la physique et aux machines. Si bien qu'elle a construit seule un petit avion monomoteur dans le garage de son père. A 14 ans, elle le faisait voler au-dessus du lac Michigan en le pilotant elle-même;

À 17 ans, elle est sortie diplômée de l’Académie des Mathématiques et des Sciences de l’Illinois. Elle est alors intégrée sans concours au prestigieux MIT, au vue de ses performances.

Ayant rejoint l'Université de Harvard, elle s'y consacre aujourd'hui à l'étude de la physique quantique, plus spécifiquement de la gravité quantique, approche encore ésotérique cherchant à faire le lien entre gravité einstenienne et mécanique quantique. Elle s'intéresse aussi aux trous noirs, à l'espace-temps, et à la manière dont on peut combiner la dimension spatiale et temporelle dans un unique continuum.  

Les prochaines années montreront si, dans ces domaines difficiles, elle a pu comme elle l'espère et comme tout le laisse prévoir, apporter des contributions significatives, voire révolutionnaires.

En attendant, si elle y consentait, il serait intéressant d'étudier son cerveau avec les outils non-invasifs des neurosciences, pour observer s'il présente comme tout le laisse supposer des caractères neurologiques exceptionnels.


Armer les 4 drones Reaper français. Très bien si Washington l'autorise
Jean-Paul Baquiast 06/09/2017

Nous lisons dans la presse du 05/09: « La ministre des Armées, Florence Parly, a annoncé mardi 5 sept sa décision de doter d'armement les Reapers français, qui ne servaient jusque-là qu'au renseignement. L'Hexagone doit encore obtenir l'autorisation de Washington. »
«Le processus d'armement est lancé», a déclaré la Ministre depuis Toulon, en conclusion de l'université d'été de la Défense qui réunit militaires, industriels et parlementaires. Jusqu'ici, ces engins pilotés à distance servaient uniquement à des missions de renseignement.

Quelques observations s'imposent:

- Il n'était que temps de voir la France prendre une décision que tous les pays possesseurs de drones dits Male (moyenne altitude longue endurance) ont prise depuis longtemps. Obama s'était ainsi flatté de pouvoir mener la guerre contre le terrorisme au Moyen-Orient sans avoir à faire appel à l'aviation ni à des troupes au sol – ce qu'il n'a d'ailleurs pas fait totalement.

- La France ne dispose que de 4 drones américains Reaper. Les armer ne provoquera pas la panique dans les rangs des islamistes. Il en faudrait beaucoup plus, vu la taille des théâtres d'opération, au Sahel et au Moyen Orient.

- Comme ces drones ont été acquis de l'industriel américain General Atomics en 2013, et directement prélevés sur les stocks de l'US Air Force, leur utilisation par l'armée de l'air française nécessite donc l'accord du Congrès américain. Prions donc celui-ci d'être compréhensif.

- La France, qui se flatte à juste titre d'avoir avec le Rafale un des meilleurs avions de combat du monde, et qui dispose d'une industrie aéronautique performante, avec Dassault et Airbus, a, par courte vue sans doute, été incapable de voir le rôle stratégique et économique des drones MALE. Avec des budgets très limités, au regard de ceux de l'aviation de combat, elle aurait pu depuis quelques mois, sinon quelques années déjà, disposer d'un important effectif de drones analogues à l'américain Reaper ou à d'autres très voisins. Elle aurait pu également créer les emplois nécessaires, dans une branche menacée aujourd'hui par le chômage. Elle pouvait le faire sans autorisation de l'Union européenne, car il aurait s'agit en l'espèce de matériels de guerre.

- Lorsque enfin les Européens, France, Allemagne, Italie, Espagne, se sont avisés du besoin, ils se sont engagé dans une coopération industrielle qui ne permettra d'obtenir des drones opérationnels de type MALE qu'aux dates absolument dérisoires de 2025. Ceci en raison de leur difficulté à s'entendre sur des spécifications et industriels communs. Là encore, tremblez djihadistes.

- Enfin, il conviendrait dès maintenant d'étudier les besoins et les caractéristiques intéressant les futurs drones de la prochaine génération, capables grâce à l'intelligence artificielle de prendre individuellement ou en groupe, des décisions de combat sans avoir à faire appel systématiquement aux opérateurs humains. Américains et Russes multiplient les projets dans ce domaine. Mais vous n'y pensez pas, clament à l'unisson en Europe les organisations de défense des droits de l'homme.