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Armements. L'avenir des porte-avions
Jean-Paul Baquiast 19/09/2017

Deux articles 1) datés du 28/8/ 2017 de l'expert militaire russo-américain Andrei Martyanov expliquent avec beaucoup de bons arguments que les nombreux porte-avions lourds dont est dotée l'US Navy ne résisteraient pas longtemps aux nouveaux missiles russes, antiship cruise missiles (ASCM) .

L'auteur cite notamment le 3M22 Zircon ASCM, et le (M=4.1+) X-32 ASCM . Ceux-ci et d'autres en cours de mise au point avaient été conçus dans les dernières années du régime soviétique, faute que celui-ci puisse se doter de porte-avions pouvant être opposés aux Américains. Depuis ils n'ont cessé d'être perfectionnés. Aujourd'hui les Etats-Unis et a fortiori la Chine ne disposeront pas rapidement de telles armes.

Les missiles russes, à très longue portée, à trajectoire horizontale et pour les derniers à vitesse supersonique, ne peuvent pas être arrêtés par les barrières anti-missiles américaines, en service aujourd'hui ou ne cours de développement. Un emploi « en meute » leur permettrait de détruire sans difficultés un porte-avion au sein de son groupe de combat.

Ils peuvent être lancés de bases à terre, de sous-marins ou de bombardiers lourds à longue portée tels le Bear TU-95. D'ores et déjà les Russes en ont utilisé certains pour atteindre des cibles en Syrie. Ces cibles n'avaient pas beaucoup d'intérêt stratégique, mais la démonstration visait à impressionner l'US Navy. Celle-ci avait d'ailleurs compris la leçon et retiré immédiatement en 2015 son porte-avions Theodore Roosevelt du golfe Persique.

Porte-avions plus légers

Cependant les porte-avions lourds sur le modèle du Theodore Roosevelt seront prochainement concurrencés dans les marines des grandes puissances par des porte-avions plus légers et moins coûteux capables d'embarquer des avions à décollage et atterrissage vertical, dits STOVL pour short take-off and vertical landing aircraft. C'est ce que devait être le F35 américain STOVL. Celui-ci rencontre actuellement problèmes sur problèmes, mais il en sortira un jour. Les deux porte-avions britanniques de la classe Queen Elizabeth en cours de construction devraient entre autres être armés de tels avions. C'est semble-t-il pour cette raison que le Rafale français n'avait pu être envisagé par la Royal Navy.

Les Russes ne veulent pas être en reste. Le 18/07/2017 le vice-ministre de la défense Yuri Borisov a révélé qu'un Yakovlev STOVL était en cours d'étude et devrait entrer en service en 2025.

De tels avions et les missiles dont ils seraient porteurs pourraient être embarqués sur des porte-hélicoptères tels que les français de la classe Mistral, qui rencontrent actuellement un grand succès à l'exportation. Nous pouvons pour notre part regretter que la France ne demande pas à Dassault de fabriquer des Rafales STOVL afin que le constructeur puisse rapidement compléter son offre.

Références

https://blog.usni.org/posts/2017/08/28/aircraft-carriers-drama
ainsi que
http://www.unz.com/article/russia-the-800-pound-gorilla/